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L'((w6;<î(s de la mélodie ne dépasse pas les limites d'une septième, dans les parties conservées. 11 excède d'un ton au grave, comme nous l'avons déjà plusieurs fois constaté en d'autres pièces, l'iiypate de l'octave modale.
Le Chromatique vocal s'y présente sous la même forme que dans les hymnes delphiques, et ce fait donne à ces derniers monuments, d'époque déjà basse, une valeur plus grande, par le respect qu'ils témoignent des traditions classiques.
La transcription ci-dessus, à la transposition près, est conforme à l'inlerprélalion de fievaert et à la traduction qu'il a faite de certains signes instrumentaux. On a parlé, à propos de ce papyrus, de » partition » antique. Gevaert y voit plus simplement >< une partie séparée de chant, indiquant au choreute [choriste-danseur^ les principales répliques instrumentales ». Il n'est pas douteux que l'accompagnement « orchestral » des chœurs ne fût, au complet, plus riche. Non qu'il doive être considéré comme un agrégat d'accords ou une polyphonie véritable; mais, à coup sûr, il ne se réduisait pas à d'aussi pauvres « touches », et aussi bizarres. Cf. ["i2r.
Les sons employés dans les deux parties, vocale et instrumentale, spécifiés par les signes antiques, sont :
Le tétracorde des Graves est transformé en pentacorde. Cela est conforme à certaines habitudes, que les échelles notées, transmises par Aristide Quintilien, ont fait connaître. La présence de l'indicatrice chromatique (utjf) à côté de l'indicatrice diatonique est
tolérée aux Graves. Le tétracorde chromatique des Moyennes reste normal.
À laquelle des deux Dorisli appartient ce fragment de chœur? Les lacunes du texte ne permettent guère de décider.
Quant aux dissonances de septième, produites par l'accompagnement instrumental, elles ne sauraient surprendre davantage que les secondes mentionnées par Aristoxéne dans un passage que Phitarque nous a gardé, et qui étaient employées dans les synaulies' liturgiques. Au surplus, la lecture de cette page musicale, en ce qui concerne l'hétérophonie, ne laisse pas d'être conjecturale, et il serait imprudent de disserter longuement sur ces septièmes-.
Cithare tricorde, de très médiocre exéculion : la caisse sonore est ridiculement exiguë ; les cordes sont fixées on ne sait où ni comment. C'est de l'art gréco-romain, devenu grossier, et ce spécimen est présenté pour faire voir que les monnaies les plus récentes ne sont pas pour autant les plus claires : cette image-ci n'est qu'une apparence, dont il n'y a rien i tirer. — Monnaie de Mïtiléne, frappée vers 200 av. J.-C. A la face, tête d'Apollon. — Ci'ilnacl lien Mè'Inillfs.
1. Pièces musicales exécutées par deux joueurs de flûte. i L'hypothèse de Gevaert n'a pas trouvé de nombreuses adhé, sions. Elle n'est mentionnée et figurée ici que pour mémoire.
EXCyCLOPÉDJE DE LA MUSIQUE ET DICTIONNAIRE DU CONSERVATOIRE
26. La coraparaisoa des deux Doristi d'après les monuments appelle les constatations suivantes :
l» Dans la Uoristi I, les jalons principaux de la mélodie se posent sur mi, si, mi; les repos accessoires sur LA ;
2° Dans la Doristi II les jalons principaux affectent MI, LA, mi; les repos secondaires se font sur si.
La Mode Dorien, dans son ensemble, a donc pour cadre :
et ce n'est pas le hasard seul qui rend ce support pareil à celui de notre Tonalité :
Les deux schèmes ont des signiflcalions divergentes, mais une origine commune : la Résonance, diversement interprétée.
Les cordes compréhensives de l'octave de mi, plusieurs fois mises en relation directe, par saut vocal de huit degrés, ne marquent pas les limites de la mélopée dans les hymnes delphiques. Fréquemment celle-ci déborde au-dessus et au-dessous. Mais l'emploi de l'oclave mélodique mi-Mi entre la nète et
1. Nom donné à l'oclave par les Grecs. Encore un terme dont la signification s'est étrangement altérée.
l'hypate (hymne I, Bmes. 1 ; hymne II, C mes. 1), à l'exclusion de tout autre «diapason" », est caractéristique.
I. La QUINTE est la génératrice unique de l'échelle pythagoricienne, qui correspond à l'usage du Diatonique vulgaire.
II. Le CORPS DE l'harmonie est constitué par une ossature de sons fixes, autour de la mèse, au moyen des quintes.
III. Le système immuable, qui forme le diagramme usuel des sons, est un ensemble de cinq tétracordes indissolublement liés, et dont l'étendue est de deux octaves moins un ton.
IV. Le cinquième tétracorde, celui des Conjointes, introduit une modulation à la quarte supérieure (sous-dominante) dans l'ensemble des sons coordonnés. Mais celte modulation est considérée par les Anciens comme partie intégrante du système.
V. La MÈSE est le centre du Système Immuable, et la nomenclature des tétracordes est établie par rapport à elle.
VI. La gamme mi ré ut si la sol fa mi, octave centrale de l'échelle générale, sert de figuration limitée k l'Harmonie grecque par excellence, la Doristi.