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LES TOXS OL' TBOPES

27. Les Grecs eurent besoin, d'assez bonne heure, d'un mécanisme transpositeur correspondant aux exigences des modulations usuelles et à la pratique des voix les plus employées. ^.

Leur système sonore, d'une étendue de deux

octaves, s'applique, ainsi qu'il a été dit, à l'étendue totale des voix d'hommes; ce système devant être considéré non comme la somme de ces deux octaves, mais comme un réseau de cinq tétracordes (y compris celui des Conjointes) liés entre eux par des rapports fixes.

D'autre part, dans les ensembles choraux où les

nrsTniRE de i.a mvsique

voix de liasse, do baryton et do ténor se superposaient en liomophoiiles, il fallait pouvoir, à l'iiitoi'ieur de l'octave coniniuiio, seule réf,'ion parlaitenioiit acces-

Aiapason antique ^»^-—

Baryton:

sible à chacune des voix, laire entendre aussi bien le tétraeorJe des (iraves que celui des Suraigucs. De là nécessité do déplacer le système général, ù la manière

diapason moderne

du clavier mobile d'un harmonium transposileur, de telle sorte que tel ou loi télracorde vint se mettre à la disposition du chanteur, dans les limites de la région moyenne. — On montrera plus loin que, dans les mêmes limites, il était indispensable de pouvoir insérer à volonté l'octave représentative de tel ou tel mode.

Ainsi furent créés les divers " tons » ; le mot étant pris dans un sens analogue à celui que nous lui donnons. La définition aristoxénienne du ton, « degré de l'échelle générale des sons, sur lequel on établit un SYSTÈME r.ARFAiT », formulée à une époque où cette échelle comporte une série continue de demi-tons', est entièrement conforme, pratiquement, à la nôtre.

Mais qu'on y prenne garde : le degré sur lequel nous installons chacun de nos tons modernes est sa tonique, et le ton est caractérisé par un heptacorde qui renaît identique à lui-même d'oclave en octave.

tonftndamenlal:

Pour les Anciens, le degréjsur lequel s'installe le ton est la Mèse, pivot des cinq tétracordes du Système Parfait; or elle est loin de jouer toujours le rôle de tonique. Le mot ton ne doit donc en aucun cas ici évoquer les fonctions harmoniques, très précises, de notre Tonalité. Il exprime simplement la hauteur absolue de l'échelle.

Telle qu'elle a été décrite, l'échelle grecque type est dans le ton fondamental, dit hypolydien (Alypius).

Les premiers tons créés à côté de ce ton primitif sont assis sur les divers degrés du tétracorde des

Conjointes. Il faut entendre par là, que si l'on prend chacun de ces sons pour mèse, on aura le tableau :

tonlydian: -Af^

lonphrjgien

Ion donea .

Leurs noms seront expliqués plus loin-. Ces quatre tons sont restés, longtemps, les plus employés de tous. La notation primitive en consacre l'usage et leur fournit un ensemble de signes étroitement coordonnés; systématisation qui ne se retrouve pas dans les autres tons.

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