ExÔcJl; Ttjv xa-i t,|J.ltov:ov. (Aristide Qcintilien
2. M. F. Greif appelle dorien le ton lydien et change toutes les étiquettes usuelles depuis Bellermaun. Riemann dt'jà les avait rejetées.
Ceux-ci s'ajoutèrent à ceux-là, du vi"= au iV siècle av. J.-C, et formèrent enfin un tonaire complet, aussi riche — plus riche même i28) — que le nôtre; si bien que la notation, qui n'avait point prévu toutes ces acquisitions postérieures, se trouva en défaut pour représenter certains sons.
Mais cela est alfaire de conTenlion. Et il n'y a pour les Français, je le répète, qu'à s'en tenir aui ouvrages où féconde application a été faite de la lecture adoptée par Gevaert, d'après Alypius et Bellcrmann.
ESCYCLOPÈDIE DE LA MUSIQUE ET DTCTWXXATHE DU CO.VSERV^ATOIRE
Cithare pentncorde . vue au revers; le renflement de la caisse est très apparent et rappelle la convexité de la carapace dans la lyre. — (Cf. I, II, IV, XI, XV.) Monnaie de Méthymna, petit port de Lesbos, au nord de l'ile; iii= siècle avant J.-C. Inscrijition : MASr. Au bas et à gauche une amphore minuscule. A la face, tète de Pallas. — Cabinet des Méduillcs.
28. En se mettant en face du tonaire antique au complet, après que des tons nouveaux eurent été intercalés ou ajoutés, on construira une échelle chromatique (sens moderne) de la forme ci-dessous :
Elle figure la série des 15 mèses. Les 3 raèses d'en
haut, à l'octave supérieure des 3 mèses les plus graves, n'en sont pas moins, selon la théorie antique, le pivot de 3 tons nouveaux. Bien que les systèmes tétracordaux qu'elles commandent, 1' 2" 3', soient la réplique à l'octave aiguë des systèmes 1, 2, 3, et, dans notre conception moderne du ton, n'en diffèrent en aucune sorte, les Anciens, Aristoxène en tète, y voient des échelles distinctes. Cette opinion est importante. Elle spécifie une différence secondaire, mais curieuse, qui sépare nos tons des tons antiques : ceux-ci étant un mécanisme transpositeur appliqué à un système de sons coordonnés, plus étendu que l'octave, la relation d'octave entre deux tons n'entraine pas l'identité des fonctions, en dépit de l'identité des armures. Exemple : à considérer les tons qui ont pour armure commune [pV], mais qui sont séparés par une distance d'octave, et à supposer qu'un musicien antique ayant la notion de la hauteur absolue des sons — aptitude qui a dû se rencontrer parmi les professionnels — ait entendu deux instruments à cordes, réglés comme ci-dessous', égrenant leurs échelle^ il eût attribué à l'octave commune solySot> un sens aifférent, suivant qu'elle était émise par l'instrument aigu ou par l'instrument grave. Dans le premier cas il eût (1 compris » Moyennes, Graves et Proslambanomène; dans le second. Suraiguës, Disjointes, Mèse. Or, chaque région tétracordale a son rôle. La mèse, en particulier, est le point d'articulation des Conjointes. On conçoit que la place qu'elle occupe soit un
ton IryperVydien
Ion liypophrygien J'il
des facteurs du mécanisme et du sens mélodiques. Là oij nous ne percevons que des octaves identiques, les Grecs pouvaient entendre réellement des tétracordes dissemblables.
29. Les groupements qui se produisent entre les tons antiques et que leur simple nomenclature établit, sont dérivés des mêmes principes qui président à la naissance et aux relations mutuelles de nos Ions.
1° Nous pouvons enchaîner par quintes ascendantes toutes les mèses de la série :
2" Si nous les groupons trois par trois de manière à exprimer la parenté des tons loisins (sens moderne),
1. Ayant pour les sons communs mêmes longueurs, mêmes diamètres, mêmes densités des cordes, mêmes timbr^ aussi, en un mol donnant des unissons absolus, dans la région commune.
nous obtenons des triades analogues à celles que consacre la nomenclature grecque :
MÈSE ff/i[^3 1 Ton hyperdorien. . .
MÈSE Si -.o I I Ton DORIEX
MÈSE /flj ' Ton hypodorien . . .
mèse/«3 i Tonhyperphrysien.
MESE 11I3 II \ Ton PHRYGIEN . .
MÈSE sol.. Ton hypophrygien .
MÈSE S0/3 ( Ton hyperlydien . . .
MESE rpj III j Ton LYDIEN
mèse la.2 ^ Ton hypolydien. . . .
MÈSE m/3 / Ton hyperiastien. . .
MÈSE SI, IV ) Ton lASTIEN
MESE/oifi ' Ton hypoiastien . . .
MÉsE/'aSa / Ton hyperéolicn , MF.sE iitifj V ' Ton EOLIEN . .
MÈSE S0IÏI2 \ Ton hypoélien . .
Armure :
- hK]
Toutefois, pour que la nomenclature antique ait un sens littéral, il faut transformer le schème des
iirsrornE de la MusrçrE
GRÈCE '.ir.
(|iiiiitt's par celiii-cM, qui n'en est que le reiiverseuieiit par quartes (voir ci-contre ex. [102]).
Kn eU'el, le \\véi\\c In/pcr sifjnilic v une quarte plus haut >', et le préllxe /ii/po « une quarle plus lias » que le ton central, ainsi qu'on vu le voir.
30. Présentés dans l'ordre de leur échelonnement, de l'aigu au grave les tons ou Iropes se disposent comme il suit :
TONS ou TROPES dans leur développement maximum et au diapason antique.
T, hjperljdien.:
• I. hyper éoliea:
^•t ^! Jj.^1
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1 xr
^T kjperphrjrgien.: -fc>f ,^ T. lyperiastten ■^ T. IvyperdDrien.;
• T.LYBLEN
)iT.ÉOLrEN-.
)t T. PHRYGIEN :
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Il est inutile de faire ressortir la parfaite symétrie de ce tableau, commentaire de la liste [101].
L'omission de la proslambanomène est intentionnelle et tend à supprimer l'erreur qui consisterait à
voir dans ce son grave la base harmonique du système général. Réplique de la mèse, à l'octave d'en bas, cette note n'a la signilîcation approchée d'une tonique qu'autant que la mèse elle-même (Doristi II) prend ce
EXCYCLOPÉDIE DE LA MUSIQUE ET DICTIOXSAIRE DU cnXSERyATOIRE
Cithare hexacorde, de forme trapue. — Monnaie de Colophon, du \' siècle aT. J.-G. Inscription : KOAO<l>aXIOX (géni tif pluriel). A la face, tête d'Apollon. — Cakinel des Médailles.
rôle. Par conséquent, l'armure moderne ne correspond que dans ce cas aussi aux fonctions pseudotonales du mode dorien; pour la Doristi I elle porte un bémol de trop ou un dièse en moins.
Il faut donc se garder de lire le ton antique suivant toutes nos habitudes. On devrait d'ailleurs figurer éventuellement à la clef la trile des Conjointes, et il faudrait écrire les armures comme il suit :
Thyperlydien