NOTATION CHROMATIQUE
49. Il a été montré que, vocaleraent, le tétracorde des Moyennes dans le genre chromatique (14) prend la forme :
Si l'on suppose, ainsi qu'on l'a fait pour l'Enharmonique, les deux tétracordes de l'octaitT type modifiés de la même façon, il faut pour accorder, par
Le Chromatique est donc représenté par une notation qui lui inflige une division exharmonique du ton. Les intervalles du tétracorde sont, en effet, de haut en bas (prenons pour exemple le tétracorde des Moyennes) :
La-faif=zti'ihémiton^l ton 12, interlleva indécomposable, comme le diton de l'Enharnionique.
Faif-fa^^ diésis = 12 ton 1/2 = 3/4 de Ion, intervalle exharmonique;
Fa-miz^l diésis=l 4de ton, intervalle exharmonique.
Ainsi, sous prétexte d'établir pour l'œil une liaison permanente entre certains degrés de la gamme, souvent dissociés pour l'oreille, et afin de marquer la suprématie de l'Enharmonique sur les autres genres, on inflige au Chromatique l'écriture pycnosée dont il se serait fort bien passé : n'avait-on pas dans les tableaux [12")] et [144] des moyens efficaces de représenter logiquement les sons du genre chromatique, — puisqu'on ne faisait pas de dilTérence graphique entre le # et le b correspondants, entre le 1/2 ton diatonique et le 1/2 ton chromatique"? Autrement dit, puisqu'on croyait aux horaotones et qu'on en usait parfois, en passant d'un ton à l'autre.
La notation chromatique ne peut donc s'appliquer au Chromatique vocal (ou vulgaire) que si le mésopv'cne (second degré du tétracorde à partir du gravei est interprété une diésis plus haut qu'il n'est écrit, — de sorte que l'écriture et l'émission se trouvent, dans la majorité des cas, en formel conflit.
uistoihe de la musioie
Les divers tons, en Clironiaiiiiue, dans l'ordre où ils sont m'-S!, se présentent comme il suit :
1" Les trois ou quatre tons piimilifs (;;) ibKbh') (bH^^ '•
2" Les deux tons implicitement contenus dans les précédents (.J') {i^\i^}, et la doublure de l'un d'eux à l'octave ;
3" Les divers tons à dièses, les plus récents.