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52. Ton postérieurement ajouté et présentant trois létracordes anormaux dans le i^'enre enharmonique :

Or, si l'on se reporte au tableau [117], qui fournit les moyens d'écrire en vraie liauleur les gammes du Genre chromatique, on constate que ce sont piécisément les tétracordes dont l'écriture est anormale en Enharmonique qui vont, par l'adoption des mêmes signes en chromatique, devenir ré^'iiliers. Au son correspondra le signe adéquat. Les tétracordes exactement notés seront donc ici les Moyennes, les Siiraiguës et les Conjointes : il faut entendre par là qu'ils correspondent dans leur graphie à la hauteur vraie des sons en Chromatique vocal, le seul que nous puissions imaginer. Mais ils ne traduisent plus le Chromatique des musiciens, où le mésopycne est à une diésis seulement (1.4 de Ion) du son de base (barypycne).

53. Le ton hyperiastien (i), le premier des tons « à dièses » et qui est graphiquement aftligé d'anomalies analogues à celles de l'hyperdorien, en Enharmonique, va se trouver chromatiquenient exact dans les tétracordes anormaux de l'Enharmonique (Disjointes et Graves) :

EXCYCLOPÉDIE DE LA MUSIQUE ET DICTIOXXAIRE DU COSSEHVATOIRE

Cithare heplacorde, dont une Muse pince les cordes avec la main gauche. La caisse est ornée de deux yeux semblables à ceux que l'on trouve fréquemment sur les coupes et qui sont des porte-bonheur. Il semble que les bras soient en ivoire, La musicienne suit des yeux le tt^xte qu'elle interprète et qui est posé sur ses genoux (dyptique vu en épaisseur). — Coupe à fond blanc, de même fabrication l't do même date que la précédente. Bandelette d'or aux cheveux. Le manteau (himation) jeté sur les genoux a été interprété en noir, taule do mieux. Publiée par E. Potlier, Mimitvienls Pint, iSl)5, II, pi. V. Ces deux coupes (XXXIV et XXXV) sont sans pied; elles ont pour tout support une saillie circulaire, comme en ontles assiettes. Elles sont munies d'anses horizontales, légèrement incurvées, très saillantes. — Musée du Louvre, salle L.

54. A partir de ce ton, et si l'on fait abstraction du létracorde des Conjointes en iastien, emprunté par ce ton à Thyperiastien, tous les autres tons, en Chromatique, auront une graphie exacte. Ce sont:

AAv^X3C> 'XJCTTrHH

ADC>>fK:)lTrHrihR3

54 {his\. Réplique, mais non doublure, à l'oclave inférieure, du Ion Inperéolien :

55. A quoi distinf;uail-on le Chromatique de l'Enliarnionique, puisque les mèraes sif,'nes atîeclent l'un el l'autre genre?

On établit la rèple — facultalive, semhle-t-il — que dans les télracordes ayant pour base un signe primitif (OU, ce qui revient au même, d'après Bellermann, une touche blanche de notre clavier moderne) eldans lesquels les sons du pjcnon sont représentés par les trois formes du même signe alphabétique (>|^K), le signe supérieur (indicatrice) seiaiL barré d'un trait diacritique (= dillérenliel). On aura donc en Chromatique :

.,.^^Jj: ; .ÎTit^K ; ;>CV N ; ete

Dans les létrarordes ayant pour base une touche noire (signe non primitif) ce trait fut considéré comme inutile. En réalité, le plus souvent c'élait ;\ l'interprète à deviner le Genre et à faire son choix entre l'iinharmonique et le Chromatique. Nul doute, lorsqu'il s'agissait de chant choral, voire de chant solo, que le Chromatique ne fût implicitement désigné. Les subtilités de rBnharmoiiique n'étaient guère le fait des chanteurs, même virtuoses. Mais il ne convient pas de se montrer ici trop absolu : il est certain que quelques gosiers très exercés ont atl'ronté les sons exharmoniques du pycnon et charmé (?) les Athéniens par ces échelles singulières.

56. Dans une vue d'ensemble, on peut établir la série des quintes génératrices des XV-XII tons employés par les Grecs, di^ptiis l'échelle la plus chargée en bémols Jusqu'à l'échelle la plus chargée en dièses. On obtiendra ainsi l'enchainement des mèses :

notation enharmonique exacte

».MU Slt- FA UT SOL RÉ LA MI Si!? TA» UT# SOL#-

notation chroniatique(vocaleJexacte

Si l'on souligne les tons pour lesquels la notation est exacte, à condition d'admellre la pratique des quarts de ton. on constate que le nombre en est, dans chacun des deux genres étudiés jusqu'ici, singulière-

iiisroinE nr i..\ MisfQCE

incnt limilé. Les cliilTres iiuli(iuent l'orJie chronolof,'ique des créations.

l.'tVrilnre eiiliaiiuoniqiie rigoureuse n'est applioalile qu'aux premiers tous rrt'és (.'iO), tous a bémols, (abslraclion faite ilu tétracorde des Conjoinles pour le ton dorien l[>''i)l'|>). Le dernier ton à bémols (hyperdorien) et tous les tons à dièses excluent l'iînharnionique théoriquement et pratiquement : ils n'ont apparu qu'après l'exlinelion de l'Knliarmoiiique calapycnosé, lequel était d'ailleurs un (ienre essenliellement instrumental.

L'écriture chromatique en tant que traduisant el Cliromali(|ue catapycnosé n'est exacte nulle pari, et cela se conçoit, puisqu'elle emi]runle à l'Knharmoniqne ses sifjnes. Kn revanche, là où, dans l'interprélalion de Itellermann elle est anormale, elle devient capable de représenter parfaitemenl les sons du Chromatique vocal [150', c'est-à-dire les derniers veims parmi les tons à dièses, el, dans quelques autres tons, certains létracordes ayant [lour harypycne une touche noire.

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