‹ Encyclopédie de la musique et dictionnaire du ConservatoireChapitre 667 sur 1158 · XXX\1I · texte numérisé non relu

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Cilhare oclocorde. — Monnaie de Mylilène (ile de Lesbos), du iv" siècle av. J.-C. Inscriplion : MVTl. A gauche, une petite^aniphore. — Cabinet des Stedailles.

NOTATION DlATONMOl'E

57. De même que le Chromatique vocal, le Diatonique vocal va se trouver altéré parla notation. Toujours par respect pour le pycnon, on déclare intangibles le barypycne et le mésopycne et on garde leurs signes (^K). On n'ose pas cependant attribuer celui de l'oxypycne (lettre retournée ») à l'indicatrice, le domaine du pycnon s'étendanl, de par la théorie, plus loin que quatre diésis(= 1 ton), mais pas si loin que cinq. Or, en Diatonique, le son de base dans chaque tétracorde est séparé par 6 diésis de l'indicatrice. On décréta qu'on aurait recours, pour représenter celle-ci, à la manière graphique que conseillait le bon sens : au signe droit ou retourné situé 4 diésis plus haut (= t ton) que la lettre retournée du pycnon enharmonique.

Aussi l'attraction subie par l'oxypycne, son supérieur du pycnon (= 3" son du tétracorde à partir de la base) et exercée par le barypycne, son grave du pycnon et du tétracorde, cesse de se faire sentir à partir de cinq quarts de ton. A cette limite correspond le changement de graphie. De sorte que le Diatonique ne possède plus, dans un tétracorde, qu'une sensible, tandis qu'en Enharmonique, el même en Chromatique, l'attraction de la base tétracordale se fait sentir sur les deux sons voisins, comme il a été dit plus haut |38).

Lorsque, en comptant 4 diésis à partir de la lettre dite retournée du pycnon enharmonique, on se trouve avoir le choix entre une lettre droite et une lettre retournée, — ce qui arrive toutes les fois que ut et fa sont en cause, — il faut opter pour la lettre droite. Exemples :

el non — — --— ^^

58. Voici, sur l'échelle catapycnosée, la transcription du Genre diatonique en ton hypolydien. En pre-

nant pour type les Moyennes on comptera :

entre la et sol 4 diésis = 1 ton;

entre sol et fa 3 diésis =; 1 ton 1/4;

entre fa el mi I diésis i= 1 4 de ton.

Les deux derniers intervalles sont, vocalement, à peu près irréalisables. On peut s'exercera chanter les quarts de ton, sous forme d'exercice. De là à les exécuter exactement dans une pièce musicale tant soit peu rapide, il y a loin!

La nolation enharmonique des Grecs appliquée au Diatonique et litléralement traduite est donc l'expression d'une gamme svstématiquement fausse, et d'ailleurs chimérique. Pratiquement, le Diatonique vulgaire corrigeait l'inlonation du signe couché et la haussait d'une diésis; de sorte que l'écriture musicale des Grecs, dans le plus grand nombre des cas, imposait à l'exécutant une correction visuelle.

D'autre part, l'engouement des professionnels pour

EXr.yr.LOPÉDŒ de la MCSIÇCE et DICTIOXXAIRE Dr COSSERVATOinE

les gammes exharmoniques compliqua plus encore ces interprétations de k-ctiire iCf. le chapitre suivant: Nuances!. Les causes sont donc multiples des confusions inhérentes à de telles pratiques. Seuls les musiciens « vulgaires >> échappaient à ces incertitudes. Aristoxène en vain (iV s.l s'ell'orça de donner k leur Chromatique et à leur Diatonique le pas sur le Chromatique et le Diatonique mélangés d'Enharmonique, de par la catapycnose.

Chromatique el Diatonique « vulgaires » proposés par Aristoxène comme les seuls réguliers ;

ed

sd • id-iod

Chromatique el Diatonique des a musiciens » conserrés par la notai ion : 6d • 3d.»id=i6d ».d • *A • 2d = iod

«fil

Cithare octocorde. L'artiste est en train de serrer les rouleaux d'accord. De la main gauche, passée au baudrier, il éprouve la justesse. Les bras s'ajustent par un ressaut à la caisse sonore. — Vase (lécylhe) funéraire, à enduit blanc, trouvé à Erétrie (ile d'Euliée). Des rehauts de rouge et de vert égayent cette délicate peinture ; seconde moitié du v^ siècle av. J.-C. — iUtsH du Louvre, salie L.

58. Les transpositions primitives de réchelle type jl68j sont, en Genre diatonique, les tons suivants :

■ ■-^~«W~:"r--J- ^Pr)

T-\\ZNV< nju-FAXhE

fe>r^t J -^ ^:

Dans le tétracorde des Conjointes de ce dernier.

ton on voit apparaître la première anomalie, comme précédemment pour les autres genres et pour la même raison : ce tétracorde a pour base une touche noire. Son arrangement servira de modèle à tous les analogues. Fait déjà relevé à propos du Chromatique : ce seront précisément ces irréguliers tétracordes qui, excluant la notation enharmonique, auront une séméiographie exacte. En se reportant au tableau [H7] et en transcrivant la catapycnose, on obtient en eli'et :

*d vd. jd =uid

Les distances en diésis sont ici conformes au Diatonique vulgaire.

En continuant l'énumération des tons dans le Genre diatonique on va rencontrer des mélanges de tétracordes analogues à ceux qui furent constatés en Chromatique : tétracordes ayant pour base une touche blanche et affectés de la notation enharmonique pour les deux sons graves; — tétracordes ayant pour base une touche noire et contraints à adopter une notation exacte.

59. Tons implicitement contenus dans les précédents, grâce au tétracorde des Conjointes, annexé de bonne heure à ceux-ci :

iiisrniHE />!■: /..i mi-siqce

(ROME) 'i31

59 tbisi. Hr'|>li(iues, mais non iloubluies, à l'oclave supérieure, des deux tons précédents :

r Nv;<' T ^ z N y 5 n »^c

Comme les tons dont ils sont issus, ces deux tons lis sont mal notas, dans le Diatonique de Pvthagore, de Platon, d'Arisloxène. Et jusqu'ici c'est le cas de tous les létracordes diatoniques énuniéiés, à l'exceplion de celui des Conjointes en Ion doiien H~'2'.

60. Le Ion hypei'dorien ou mixolydien, qui présente trois télracordes anormaux sur cinq < Moyennes, Conjointes, Suraipuës), va posséder, précisément dans ces tétracordes, une écriture exacte, en Diatonique arisloxénien :

61. De même j'hyperiastien aura deux tétracordes sur cinq bien notés; mais ce sont les Graves et les Disjointes :

T Z Ljj:

62. A. partir de ce ton, et si l'on fait abstraction du létracorde des Conjointes en iastien, emprunté par ce ton àl'iiyperiastien, tous les autres tons en Diatonique auront une graphie exacte. Ce sont :

LErJ

'\K'1A\C> 'NK. C ^Ar^3

A.\C>'\KD=lArH3hn3

62 \bis}. Réplique, mais non doublure, à l'octave inférieure, du Ion hyperéolien :

[ISi]

63. Si, par analogie avec le sclièrae [166], on cherche, sur la série des mèses, les tons à notation dialonoenharmonique exacte, on constate que les premiers Ions créés, seuls, peuvent la recevoir labslraclion faite du tétracorde des Conjointes en ton dorien) :

notation diatono enharmonique exacte ->1VII> Slb FA UT SOL RÉ LA MI SUl FA«f UT# SOLSf-

notation diatonique (vocale) exacte

A partir des tons où s'insinuent un ou plusieurs tétracordes ayant pour barypycne une touche noire, la représentation catapycnosée de ces télracordes devient impossible, et les professionnels épris du quart de ton sont obligés de l'exécuter sans que la séméiographie les y invite. En revanche, il va se passer pour le Diatonique vocal ce qui a été déjà constaté pour le Chromatique (36). La notation catapycnosée diatono- enharmonique, absurde lorsqu'elle s'applique au Diatonique vocal, fait place, partiellement dans les tons 7 et 8, intégralement dans les tons 9 à 12, à une séméiographie exacte en ce même Diatonique vocal vulgaire. Là où les amateurs de catapjcnose devaient

Esr.yr.LnpÉniE de la mcsiçce et nicTioxxAiRE nu cowservatoire

gémir, les valent enfin pondaient.

musiciens épris de consonances trouleur compte : le signe et le son corres-

Cithare à XI cordes, avec tous ses détails, moins les rouleaux d'accord, bien qu'Apollon Citharocle soit occupé à les serrer. Comme le précédonl personnage, il éprouve, de la main gauche, la justesse de l'inslrumenl. Veuieioiipe de la cithare, ornée de zigzags, est pendante. On en dislingue nettement les deux parties. L'attache de ces enveloppes est, comme de coutume, fixée au même bras que le nœud du baudrier (Cf. XIII). Le cheralet est énorme. — .\mphore à volutes, à figures jaunâtres; w" siècle av. J.-C; style lourd. Publiée par Lenormant et de Wille, Êlile ciramographique, pi. XXVII. — Musée de Naples.

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