I. — LES DEIX «ROI PES DHARMOMES
78. <' Il y a, dit Aristote (Z'o/îÏii/jïc, IV,iii),deiix types principaux de constitution, Démocratie et Oligarchie, de même qu'on distingue deux vents principaux. Nord et Sud, et que certains réduisent à deux le nombre des harmonies : doristi et pmrygisti ». — Gevaert a indiqué comment les divers modes employés par l'art grec peuvent être répartis en deux groupes. Cette classilication, vraiment logique, a sur toute autre, indépendamment de l'honneur que lui vaut le patronage d'Arislole, l'avantage d'établir deux classes modales naturelles, qui se prêtent, sans qu'il soit besoin de solliciter les textes, à des rapprochements précieux entre l'art antique et le nôtre.
79. La première famille modale est constituée par le mode dorien sous ses deux formes :
TondaraEnlale
[223] îondamenlale et par les deux harmonies qui sont, de par la constitution de l'échelle générale, étroitement apparentées à celle-là.
Reprenons le schéma du Système Parfait :
dorI
On y constate que les deux Doristi sont charpentées par les sons stables des tétracordes et que le Corps de l'Harmonie est précisément le cadre modal. En faisant application de ce principe aux tétracordes débordants, on les reliera à une portion de l'octave centrale, et l'on construira les deux octaves :
Fondamentale
Jondanienlale
qui ont respectivement la même quinte modale que le Doristi I et le Doristi II, — qui ne sont par conséquent, pour employer un terme de noire technique, que des renversements de ces deux échelles : mi-la-mi devenant la-mi-la et mi-si-mi devenant $i-mi-si.