Dictionnaire des Antiquités. Article Musica
2. Se méfier, ici comnm dans toute étude ;iyant la musique grecque pour objet, des sens divers du même mol. Ne pas prendre un temps premier pour un temps de mesure (= pied).
compte et l'agrégation des temps, procède au rebours de la nôtre.
En elfet, notre unité rythmique est la Ronde, considérée comme la durée maxima dont les divisions et subdivisions, par 2 ou par 3, sont en nombre indéterminé, on pourrait dire indéfini : elles sont limitées seulement par la réalisation pratique des vitesses engendrées. Les temps sont les diviseurs de la ronde, ainsi que l'exprime le chiU'rage représentatif des mesures : il se fait au moyen de fractions dont la ronde est l'unité. Le dénominateur indique en combien de parties elle est divisée; le numérateur spécifie le nombre des parties qu'on prélève pour constituer la mesure.
Les Grecs voyaient au contraire, dans les temps de la mesure, que métriquement' ils appelaient « pieds », des multiples de l'unité rythmique, ce « temps premier » d'Aristoxéne, que nous traduisons par la croche. Cette unité, au lieu d'être, comme la nôtre, une capacité divisible, était une quantité multipliable. Conséquence : le nombre des groupes rythmiques différents est peu nombreux, car il n'y a pas de temps comportant plus de 6 croches, et le nombre d'arrangements que les croches peuvent produire 3 à 3 (pieds ou temps ternaires), 4 à 4 (pieds quaternaires), 5 à b (pieds quinaires), 6 à G (pieds sénaires), eslarithmétiquement assez limité. Pratiquement ce nombre grossissait, ainsi qu'on va le voir; mais de toutes les combinaisons possibles un petit nombre seulement était admis, par une sélection sévère.
C'est donc avec un jeu restreint de durées et de groupes que les Grecs ont édifié leurs rythmes, dont la variété est éblouissante.
:î. C'est-à-dire lorsque les syllabes des mots, longues et brèves^ étaient seules en cause.
Aulos douille, dont un Satyre joue, la bouche gfirnie de la. phorliein, lanière de cuir qui permcltait à l'exécutant d'enf,'ager l'extrémité riRide du tuyau des itiiloi dans deux ouvertures contigues. Les anches librement pénétraient dans la bouche de r« aulète ". On voit que les deux mains sont également actives. (Cf. Ili.tloire lie la Innijiie musicale, 1, lig. 126; reconstitution hypothétique, par (levaert, d'un air d'aulos double.) — Coupe à figures rouges de la première moitié du v° siècle présentant à l'intérieur le groupe de Pelée et Thétis, à l'extérieur des Satyres et des Mériadcs. — Collection de Luynes, Cabinet des ilcdailtes; cata^jgue de Riddcr , n» 539.
Aulos double, sans phorbeia. — Même vase que XXXI. — Cabinet des Médailles; catalogue de Ridder, n" 390.
insTornE pe la musique