‹ Encyclopédie de la musique et dictionnaire du ConservatoireChapitre 734 sur 1158 · I.IX · texte numérisé non relu

I.IX

Tympanon (à grelots?) percuté par une Ménade. C'est une peau tendue sur un cercle rigide. L'exécutant frappe avec la paume de la main. Cette image ouvre la série des instruments à percussion. — La figure est empruntée au thintie (cortège) de Dionysos, qui orne l'amphore déjà citée (LVIII).

Mesures composées.

168. Constituées par plusieurs temps, les mesures composées sont les formes ryllimiques les plus fréquentes.

Elles seront étudiées suivant l'ordre et les catégories du laljleau ^360], et l'on s'arrêtera de préférence aux exemples musicaux. Les exemples purement métriques (réduits aux mots des lextesl sont nécessairement sujets à controverse; aussi ne seront présentés dans les pages suivantes que ceux dont l'interprétation est vraisemblable.

Ditrochée thétique |360, ,]. — C'est la forme normale (144i. Son emploi le plus fréquent se trouve dans le vers de 4 mesures dit Ictramètrc trochniijuc , du type :

A l'exception de la quatrième mesure, qui conserve toujours la même forme, les trois autres comportent dans leur partie faible les substituts déjà signalés (130), spondée [360,,i.i.] et anapeste :

lEVE

Le dactyle est exclu des substitutions; — du moins est-il extrêmemenl rare.

La partie pure initiale comporte a piaccerc, sinon dans les plus anciens tétrainètres trochaïques, du moins dans ceux de Sophocle et surtout d'Euripide, le remplacement du trochée par sa variante le tribraque.

Le ditrochée thétique est le thème rytliinique de la Première pythique de Pindare. Voir plus loin (176); le monument ne pouvant être présenté qu'après les explications fournies ci-après et relatives à d'autres textes.

169. Ditrochée antithétique [360, o]. — Dans un grand noniljre de vers dits v. (jlijconicns. qui sont des diinètres ou des lélramètres, la dipodie trochaïque antithétique, dans laquelle la partie faible est initiale, est révélée par la place des substituts à 4 unités. L'immense majorité des cas les installe en effet dans la première partie de la mesure [.lôO,.'.;.], ce qui marque avec certitude que là ausssi est la région faible. Il ne faut donc point dire, comme quelques mélriciens, que

IU!<TniI\F. OE LA MUSiaVF

(lo tels (litiocliùes sont baltiis à controteiiips. Ils sont — rien de plus lé;;itiine — des niesnies <■ .idaplées » (144) : la hascule rythmique y clianjii^ do place, selon la détinition générale, applicable à Ions les nièlres. I,e contretemps n'existerait que si, la parlie pure intense étant initiale, il fallait néanmoins lui inlli«er le Levé. CI'. (230).

Dans les ijlucimiens, dont la forme est :

(dilrochee anlilhctiquc) (diiambe IhÉliimcJ

— V^<^ KJ — \J —

la jiixiaposilinn du ditrochée et du diianilie se l'ait firùce à l'emploi de la forme " adaptée ", à la première mesure, et la battue se trouve uniliée.

La lin du secorul bymne delpliique présenle des vers de cette nature. Ce sont des télramélres dont la l'orme schématique, sans substituts, est :

1 di trochée anliih) (diiambc antith ) [ditrochée antith) (diiambe antilli )

[i:;ll

et dans lesquels la place des substituts révèle précisément la parlie intense. Car on a presque partout :

LEVÉ

lEVE LEVE

comme on peut le voir par l'exemple suivant Kjhjconiens à la fin de l'un des hymnes delpbiques) :

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