‹ Encyclopédie de la musique et dictionnaire du ConservatoireChapitre 739 sur 1158 · J^VE · texte numérisé non relu

J^VE

O iEVE. £ ^

Kii Tov oî-);tittT - gy tt-pou-v6v oBEVvù-eiç

(les notes musicales font défaut, j

^ O v,^ — - OVm/ . i v^ ^ —f v^ v^ —

v^ 1^ CA-; I I J. \j ^^'i—

à-e-vâ-ou TTupoQ- €u - bei&'g- vg gKorr-Tui Al - ôq aï — e-Toç.ù) - Ktî - ay|TTTCpUY'à^-(^o-Te' -pu) — 6ev xa-Aà^»";

mes. 23.

Pour analyser le rythme d'une telle pièce il faut | sure spécifie le Posé (IG8i. D'où il suit que le thème admettre que normalement la partie pure de la me- | rythmique si fréquent dans la Pythique I,

HISTOIRE DE L\ MUSIQVK

Mit

lEVE

est un (lilroclu'o tli(''lic|iie avec siibslilul an Levé. Or il la Iroisième inosiiie ilu vers 4 on tioiive le mot Ttvoo'.ji'ltov; e'esl un diianibe lliétique (tableau |360|, type 3) noyé dans les dilrochées et (iiii épouse leur liatlue; c"est un diiambe « adapté », dont la forme tluHique est rare, et qui semble jouer iri un rôle analogue <à celui du ditrochée antitluHique dans un ryllime diianibiquo prédominant. Cf. i230i.

A la strophe entière la battue tliélique sera dune conservée, plutôt cpie dt' rompre ses aitei-nances réf;iiliéres en une réf,'ioM qui ne semble point comporter une telle mélaliole. Les clioriamiies disséminés dans le texte, équivalents des ditrochées, seront battus comme tels, c'est-à-dire en sens inverse des ehoriambes diiambiques.

De même ipie dans les ioniques on trouve de faux dilrochées produits par une syncope à l'intérieur de la mesure (IGj) :

de même parmi les ditrochées ou les clioriambes équivalents on trouve les faux ioniques de la forme :

mus. 4.

mes. 1 i.

Ces différences, essentielles pour des musiciens de métier, et simples, peuvent devenir pour les méti'iciens qui envisagent seulement des syllabes lonf,'ues ou brèves, des pierres d'achoppement. A ne considérer que le texte verbal, il est assez diflicile en ell'et de s'apercevoir que la même série de Ioniques et de brèves a deux significations rythmiques dillerentes : selon que 6, nombre d'unités constitutives, se divise par 2 ou par 3, on a affaire à une mesure à deux temps ternaires ou à une mesure à trois temps binaires. La (litlérence est grosse, mais la réalisation est sans malice.

La mesure 11 oITre, à n'en guère douter, un exemple de tenues valant chacune trois unités. On comparera à ce vers les suivants, — en supposant que nul autre allongement n'v intervienne :

TToX-Xû)v yap Tob ' tv fipo - toiq a - koç Eumenides.987

Eû -PU) - Ta vt - av- 1 - Sy iro -vov

av iro -vov ïelme . 209

Le dernier vers de [4.r2] (sans musique) parait être de huit mesures. Elles doivent s'énumérev : 1) cho-

riambe; 2) dilrochée avec syi)cope interne et contraction; 3) ditiochée thématique; 4) cborianibe; o) faux ioni(|ue mineur, équivalent d'un ditrochée li syncope ; 6) choriandie; 7) 2; H) ditrochée thématique. Le même thème rythmique

§ fl JJ

se retrouve dans l'épode, dont aucun fragment musical ne sulisish'.

177. Dipodiedactylique.Didactylethétique [360, :.|. — La forme thétique est naturellement la forme normale :

ii-Kd't (iiLv Kgp — TuiY lin-pa - (iù{-i oy

' Electre i3l) [ir^s]

Après des séries plus ou moins longues de dimètrcs semblables à celui qui précède, on trouve souvent, en manière de conclusion rythmique, l'une des deux fornmles suivantes :

ce qui parait mettre en évidence la partie faible; non qu'il y ait là un substitut, dans le sens qui a été attribué au mot (150); mais le fait seul que la forme dactylique pure est réservée au temps initial peut suffire, par sa réitération, à signaler la piace du Posé.

On observera que l'hexamètre dactylique (138), d'après cette remarque, se termine par une dipodie semblable.

178. Didactyle antithétique [360, ,r. — Forme adaptée, assez rare. On la trouve surtout dans les séries anapestiques qui comportent la substitution du dactyle à l'auapeste : et l'on suppose que, dans ce cas, le posé du second temps tombe sur la troisième unité.

w jie-yoi-^o; Qe'-jh

Koi ÏÏOTVl'Tlp-Tt-JH,

KJ KJ J.

Éï-bn-oo-ué -va

ov TTOT e-yài

TOV KOr-B-pa-TOY

vuvH|ii)yT'É(n'-6oni'

EyCYC.LOPÉDIE DE LA MVSIQUE ET DlCTIOSyAinE DC COSSERVATOinE

Autre preuve de la battue antithétique du dianapeste. Dans le vers aristophanlen, qui est un tétramètre anapestique (= 4 dianapestes),

uù-Toïç (le-XoQpoïc

bi-li-Kvai-o-|iE-vouç

ledée.l60-it

Se lenconirent aussi, dans des séries de dimèties anapesliques (antithétiques), des dipodies de la forme :

Fait remarquable : tandis que le dactyle peut se substituer à l'anapesle dans les séries anapestiques, jamais le contraire n'a lieu : l'anapeste ne s'insinue point dans les séries dactyliques. Le mécanisme — ij-> par lequel on passe de l'anapeste au dactyle :

spon'lt^e.

ne fonctionne plus si l'on part du dactyle. Ceci est sans usace :

le dactyle est admis comme substitut à chacune des places 1,3, 3, et il y est très fréquent. 11 est extrêmement rare aux places 2 et 4 et ne se trouve jamais au temps 6. Donc les temps 2, 4, G sont purs et intenses. La dernière mesure, à syncope interne, est de forme invariable. Il faut observer toutefois que l'emploi du dactyle aux trois premières places (impairesl

ou c

JZ

Pour justifier les observations précédentes, il reste à établir l'équilibre rythmique de la dipodie anapestique.

179. Dipodie anapestique. Dianapeste 360, 7 et «]. — La battue de la mesuie étant normale quand elle est semblable à celle du pied, il est évident que la forme rythmique régulière de la dipodie anapestique est antithétique. Aussi a-l-on :

de même qu'on a vu sur les monuments conservés

L'analogie entre le diiambe et le dianapeste est évidente. Elle va dans certains cas jusqu'à l'équivalence, ainsi qu'on peut en juger par les exemples cidessous (trimètres iambiques de forme exceptionnelle) :

LWE

Tt-Xa-puiv, laXa-iiiç be nor-pic ft BpÉtoe-à (it

Hélène , 88

LEVÉ VJ>J VAJ ^ ^-»J SJU — '■■^-' — v.> -:.

Ka-Ti-jJa.Ko-TÔ Ba, ko Tâpa. ko-to po , KOTo-j5n aojiat

Guêpes, 9 79 [466]

est subordonné à cette condition que l'anapeste des places paires se condense en spondée; cela afm d'éviter le monnayage des deux noires en quatre croches consécutives (les Anciens disaient : de deux longues en quatre brèves w^ u >-)■

Le spondée ( ) est donc une forme ambiguë

( f » ou J • ) • En qualité de temps il a deux battues, l'une thétique, l'autre antithétique, selon qu'il représente un dactyle ou un anapeste. Conséquence : le dactyle issu du monnayage de la première longue

dans le spondée anapestique a pour batt

ue(.^),

si l'on bat le temps (= pied|. Mais il en est de la dipodie dactylique et de la dipodie anapestique comme de la dipodie trochaïque et de la dipodie iambiqiie : les posés et levés des temps sont absorbés par le Posé et le Levé de la mesure, sinon entièrement, du moins de telle sorte que l'on n'ait pas à s'astreindre, dans une récitation rapide, à dillerencier minutieusement, comme le voudrait la théorie :

i^Ei

L'équilibre de la mesure prévaut sur les divisions internes des temps : simplification de la pratique, sur laquelle on ne saurait trop insister.

Les discussions précédentes, que le lecteur peut trouver longues, permettent de saisir le mécanisme de cette bascule rythmique dont l'art moderne a perdu la notion.

180. Dianapeste thétique [360, -,]. — A en juger par la graphie que leur imposent les méiriciens, les dianapestes sont presque tous thétiques. Ce qui précède oblige à retourner l'aflirmalion et à dire : le dianapeste Ihétique est l'exception. De même que pour le diiambe thétique, et par les mêmes causes, on peut admettre dans des séries dactyliques ou trochaïques l'insertion d'un dianapeste qui adopte la battue de l'ensemble, comme le diiambe égaré dans la strophe de Pindare adopte la battue des ditrochées prédominants (176).

iiisTDiith: nr: /,.i Misinth-

181. Dianapeste antithétique 1 360, »\ — Nous possriioiis lieux liviimes île rvtlinio aiiaprstiqiie, d'une l'orme métrique bien cnimiii'. Cli;iqiio veis est fait de deux mesures dont la seconde, calaleclique ^'.WO, «i-'l subit une syncope interne. Ce vers diniélre a donc pour sclième :

On l'appelle " parémiaque >•. Il diU'éie du diniètre anapestique acalaleite, dont voici le sclième :

par la syncope de la seconde mesure. Cette syncope a normalement son amorce dans la région faible de la mesure, ce qui lui donne du mordant, et son mécanisme est analogue à celui de la syncope dans le diiambe |377|.

Dans les deux hymnes transcrits ci-dessous les combinaisons rythmiques sont des plus simples. Le spondée seul remplace l'anapeste, dans la première dipodie, la seconde restant invariablement constituée par un anapeste lié, par syncope, à l'anapeste ou au spondée terminaux.

On remarquera que le procéleusmatique

lié par syncope au dernier pied, n'est tel que vocaleiiœnt : la métrique verbale ne nous montre partout que des anapestes. Le musicien parait en avoir volontiers monnayé la noire. Dans ce cas, les voyelles ou les diphtongues du texte verbal se répètent ou se dédoublent sans doute comme dans les hymnes delphiques. Le dernier pied métrique a souvent une syllabe de trop, si l'on s'en tient au compte métrique. L'interprétation rythmique proposée ici a l'avantage de respecter partout la syncope caractéristique, qui enjambe d'un temps à l'antre, dans le parémiaque'. L'hymne à Ilélios^, attribué à Mésomède, avait été transcrit précédemment [02; en ton fondamental, dit hypolydien. Il reprend ici le ton lydien, original. On verra l'avantage que présente, dans la représentation des rythmes anapestiques, la suppression de la barre de mesure. Les mètres conservent leur physionomie propre, et la barre ne tronçonne pas les dianapestes en étranges et peu compréhensibles fragments.

Hymne à Hélios.

Xi - o-vo-pAe-^ïCi-pou ntx-Tep 'A

ouç.

1. Les longues de trois unités (i — ), anormales dans le parémiaque me semblent justifiées parle Tait qu'elles i^roiluisent ici la syncope t»ssenlicllL' en lelle lorme de vers. La longue de quatre unités est raccourcie d'une unité, sans que soit compromis le chevauchement du

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