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Tymp;inons à poignées. — Vase peint du iv siècle av. J.-C. publié dans les Moiiumeuli iiieiliti ift'lfe histiluto, VI, 37.
Mesures métaboliques.
204. Aucun métricieii n'en fail mention. Il semble pourtant que leur e.vistenco ne soit pas douteuse et que celle étiquette convienne à certaines formes de mesures.
Le vers lyrique, dit sapphique, qui forme deux des Irois éléments constitutifs de la strophe créée par Sapplio, se compose de trois mesures à 6 8. La première a la forme connue :
C'est un ditrochée théliquel' 360, ,\ puisque le premier temps est toujours pur et que le substitut de quatre unités n'occupe jamais que la seconde place.
La troisième mesure est un de ces diiuinbcs calalectiques (.1771 dans lesquels la syncope chevauclie « du temps faible sur le temps fort », pour parler comme nos solfèges, et qui sont battus :
-^im
lër^
[r>2:ii
Ainsi la première mcsuit' est un dilrncliée lliétiquc, la dernièie est un diianilic anlitbétique, tous deu.\ normaux. Donc le coinmincenient et la fin du vers appartiennent à des rythmes « antagonistes ».
lùitre ces mesures, inverses par l'équilibre rythmique, se trouve un choriambe (-u u -) (li.ï).
Si l'on observe que le trochée de ce choriambe est adjacent an ditrocliée et que son iambe est adjacent au diiambe :
on ne peut guère se refuser à voir dans ce mètre, ambigu systématiquement, l'agent de la modulation rythmique : il permet, dans un même vers, de passer du rythme tiocbaïque Ihétique (normal) au rythme iambique antithétique (normal).
Pour que cet agent soil efflcace, il est bon que sa battue ne soit ni Ihétique:
ni antithétique :
mais qu'elle participe des deux. Il suffit donc qu'elle soit (lécoinpo^Oe (par un procédé assez analogue à celui que nous appliquons aux temps de nos mouvements lents); c'est-à-dire que le temps-trochée et le lemps-iambe cousiitutifs de la mesure conservent leur battue propre, soit :
Sè^
Le vers sapphique deviendra ainsi un organisme rythmique doté de symétrie :
Trochées laiAes
^mf
L'affrontement des deux Iciu's du choriambe valant une noire, on pourrait considérer la seconde mesure comme un 3 4 dans lequel le levé occuperait le second temps.
De même que dans les mesures hétérogènes la battue par temps s'impose, ici la modulation ne peut être réalisée que par le mécanisme de la décomposition .
Exr.yr.i.oPKDiE de la Mi'srouE et nrrrroxxAinE nu cnxsERVATornK
La battue indiquée par les raétriciens,
qui parait simple, est vraisemblablement fausse, lîien que nous connaissions le trochée adapté lantilliétiquei elle ohoriainbe antitliélique, équivalent du diiambe normal, il est impossible d'admettre que le Posé du ditrocbée initial soit ici le second trochée, puisque le spondée substitut affecte précisément cette seconde place.
Si, d'autre part, on adoptait pour le vers entier la battue tbétique :
fe-
on intligerait au diiambe syncopé terminal un poids rythmique anormal, inadmisible. Il faut donc admettre aussi que le diiambe conserve son allure caractéristique, sans qu'il ait le droit d'imposer sa bal tue au ditrochée. La place que le choriambe occupe entre le diiambe et le ditrochée antagonistes le désigne comme le tampon de leur affrontement, et l'agent efficace de la mélabole rythmique.
Il va de soi que si le vers sapphique contient des allongements insoupçonnés, cette discussion est vide.
Crotales en forme de castagnettes (cf. XI). — Vase à figures noires, en forme de lécjlhe, peint vers 500 av. J.-C. — iliisce du Lijuire, salle F.