‹ Encyclopédie de la musique et dictionnaire du ConservatoireChapitre 755 sur 1158 · W — — OU · texte numérisé non relu

W — — OU

\fW-l v^\J— wo^ wo-l. 01— —

(lu-f l' ân'aio -Kpiiiv]ii-vg-TtX - Xov9pç H^ n - ^ijvKàK'É- (in - oqn.'ii Zcu.

LF/E

LEVE

i.\j ^yj\jJ-

lEVE

lEVE

EXr.VCLOPÉDIE DE LÀ MUSTÇUE ET DICTIOXNAIBE DU COXSERVATOIRE

lEïÉ

lEffi

L \j ^ \j yjj^

~ ^ O \-(JL WL L,

ri - Yu - atv

Vers I, dianapeste contracté ou dispondée anapestique [360, s''"], équivalent d'un ditrochée antithétique ou adapté [360, o] + choriambe antithétique [360, j.|oaterj (^diianibe normal).

Vers 2, ditrochée adapté + diiambe normal.

Vers 3, ditrochée adapté + diiambe syncopé ^360,

Vers 4, ditrochée adapté + diiambe normal.

Vers .'), 6, 7, ditrochée adapté + diiambe normal.

Vers 8, didactyle antithétique ou adapté + didaclyle adapté (178).

Vers 9, diiambe normal + diiambe syncopé.

Vers 10, choriambe {= diiambe) + diiambe incomplet.

Vers H, didactyle adapté -f didactyle adapté (178i.

Vers li, diiambe + diiambe.

Vers 13, dianapeste normal + dianapeste normal.

Vers 14, diiambe + choriambe i= diiambe i.

Vers 15. diiambe + choriambe.

Vers 16, pentamètre choriambique terminé par un diiambe syncopé.

Vers 17, trimétre formé du dimètre glyconien additionné d'un diiambe syncopé.

Vers 18, ditrochée adapté + choriambe.

Vers 19, dianapeste normal en forme de dispondée (anapestique) [360, s''''] + choriambe.

Vers 20, ditrochée adapté + diiambe syncopé.

Vers 21, ditrochée adapté -1- choriambe.

Le vers 12 est douteux (texte incertain). La première mesure y est l'équivalent d'un ditrochée antithétique ou d'un diiambe, puisque le thème rythmique de cette première mesure est tel dans tous les autres dimètres.

Les vers 17 et 22, dans lesquels des allongements ne paraissent pas à redouter, sont des trimètres formés du dimètre glyconien type, auquel s'ajoute un diiambe calalectique. D'où résulte un trimèt»e assez employé'.

A travers les variations simples et souples du thème rythmique

le reste de la strophe — fournit un nouvel exemple de conclusion imprévue : le balancement des dimètres se trouve rompu par ce vers de cinq mesures.

La battue parait être ici uniforme. Aucun chavirement du poids rythmique ne se produit : toutes les mesures se satisfont du balancement des diiambes, à moins que quelques-uns de ceux-ci n'entrent dans des groupements analoj^ues à ceux que l'on trouvera plus loin (223).

223. Il y a dans Eschyle des glyconiens plus libres que partout ailleurs. Exemple :

lEVE

on peut admirer le soin que met le poète-musicien à éluder la monotonie des groupements temporels.

Le pentamètre choriambique qui sert à Philoctète à clore sa cantilène b68| (vers 16i — le chœur chante

1. Cf. Oreste, 833. Dans Œdi/ie à Colane (vers 668-9, 6TS-9) se rencontrent des pentamètres formés du dimètre glyconien type -f d'un trimétre pareil à celui-là. L'ensemble devient :

— ^ 'flnâ-TEp. ai-ro

na-Tep, ti' ooi

LEVÉ

Vers 1, ditrochée adapté [360, „] avec dactyle substitut au premier temps, -{- diiambe normal [360, s].

Vers 2, diiambe incomplet, mais normal -f- diiambe syncopé [360, j'"].

Vers 3, antispaste (219)^ -\- diiambe.

Vers 4, choriambe i=: diiambe i -\- diiambe syncopé.

Vers o et 0, tétraraélres faits de ditrochée [360, 2] (première mesure de 01 ; diiambes [360, 4[ ; choriambes [360, jT'aii^rT; antispaste |2I9) (première mesure de 61.

On pourrait associer les quatre dimètres précédents en deux tétramètres, sur le modèle des vers 5 et 6, et écrire :

— vjo — w ^J — V^^ \J \j \^ ^ . x^ i— ' ^

ri 001 (^HLievoç '

Le sens, en effet, ne permet aucun silence entre le

2. Le second temps est un tribraque trochaïque : l'antistrophe répond par un trochée.

itjsTomn: de la ArrsioiE

GRECE r.29

premier et le second dimètre. Pour respecter l'enchaînement verbal il suffit (vers 1 el 2) ilc lier la seconde h la troisième mesure, par un proeédé analogue à celui ([ue les nuHriciens ,-i|>plii|ueiit aux deux dernières mesures de la slroplie sappliicpie,

et dont la strophe [574] va fournir aussi des exemples.

Au conlraire, une interrogation se pose à la fin du dimètre 4 et justifie le silence qui ouvre le vers ;>.

224. Kniin, et sous bénéfice d'inventaire, essayons de ryllinier la sirophe suivante, en lui appliquant la règle des pieds purs. Cette règle, rigoureuse dans les types devers en série, régit-elle tous les vers lyriques? Si la réponse est afiirmative, et si aucun allongement, — en dehors de ceux que réclament les soudures médianes des vers 4, 6, 7, 15, — ne se glisse sous les apparences métriques, on peut risquer le schéme : (4;i2-471,

Ion,

» lip^jj.^^

vy —

I j, ^-' Cy LEvi

^ — > — wv^ ^

à-ftiXet - Bui-avêjiàv

Aojeu - Seiflov

lEVÉ

Kopu$âdAiàc,d)i-ln6TviiNiK- a, hoXeïïuBi - av ol — »ov

LElTt

Al-Ailii-iTou|)(puir-£uivBa-Ad-(iU)v' TiraiiÉvo irpoçj-lâ-yui - àç,

^loi "Pri -ï - oc fY-6a ySç ^Eaâ(i^a - Xoi; éoria

i^f JtE m :g=g ^^

8 * » fp é é ' » < < P»-»-

wv*-»— ^ \J—\J\.

Ka-oi\vn - Taiotjivoi TOÛ(t'oi(lou.

LEVE

aO>> v/ «^ — V ^

yeïO(;ÉGTeKviaç

](poviou Ka6apoîc

^dviEUpa - 01 KLp - ooi.

Vers I, diiambe lliétique [360, .i] (anormal) + choriambe antithétique |:i60, ...t'»""'] (^diiambe normall.

Vers 2, diiambe thétique + choriambe antithétique.

Vers 3, antispaste (2191 thétique -|- diiambe syncopé [300, 4l"»K''].

Vers 4, tétramèlre choriambique avec anlispasles. Si la battue de tout le vers est celle de la première mesure, les choriambes et antispastes sont tous ihétiques. Sinon il y a chavirement de la battue, entre les mesures 2 et 3. C'est la solution ici adoptée.

Vers o, dit vers ithyphallique. V. ci-après (224 bis) et (2251.

Vers 6, tétramètre diiambique avec antispastes (l'un altéré par un substitut, mesure 1 ; l'autre en partie monnayé, mesure 3) + choriambe (mesure 2i soudé à l'antispaste suivant. Chavirements de battue, à l'intérieur même du vers.

Vers 7, tétramètre diiambique analogue au précédent.

Vers 8 et 0, antispaste thétique -{- diiambe antithétique, normal. Celui-ci est syncopé au vers 0.

Vers 10, diiambe (ou antispaste) thétique -{- choriambe (= diiambe).

Vers il, antispaste thétique + diiambe normal.

Vers 12, Irimètre d'ioniques mineurs [360, ,■,].

Vers 13 et 14, antispaste thétique + diiambe normal.

Vers 15, vers ithyphallique (cf. vers 5).

Si l'on considère tous les dimètres 1, 2, 3, 8, 9, 10, 11, 13, 14, et si l'on dresse leur schème sur le modèle du schème [563], on obtient pour type de la première mesure :

ESCYCLOPÈDIE DE LA MCSIQUE ET DICTIOSXAIRE DV r.ONSERVATOIRE

ÏS)=

et pour type de la seconde :

La pureté du premier pied dans la formule foTn] et du second dans la suivante impose la battue thélique à la première, antithétique à la seconde. Il en résulte, dans l'intérieur de chaque diniètre et entre les deux mesures constituantes, un heurt perpétuel des Levés. Ce genre de battue doit être préféré — étant donné que les Grecs ne redoutent pas les affrontements rythmiques — à la battue suivante :

où le substitut binaire devient le Posé, ce qui, d'après tout ce qui précède, n'est point admissible.

Quant aux vers tétraniétriques 4, 5, 6, 7, lo, ils donnent lieu aux observations suivantes :

partout où les silences interviennent, le sens et la ponctuation s'y prêtent (vers 5, 9, i:i, 14). .Vu vers 7, l'unité silencieuse ( ' | porte \\cAu%. Mais nous savons que Xicliii, en dépit du mot, est un mouvement dans un certain sens et n'implique pas un renforcement spécial de l'unité sur laquelle il tombe il41i;

la battue des tétramètres, dans cet exemple, est tantôt trochaïque, tantôt iambique. Les chavirements de la battue sont comme précédemment signalés par l'astérisque.

224''". Le vers o du schènie précédent [374] est un type de vers connu et décrit sous le nom à' ithy phallique, où se trouvent juxtaposées des mesures à 8 et il 6 unités. Est-ce ici la durée totale de la mesure qui sert d'étalon au vers? Y a-t-il disparité de durée entre les mesures initiales et les mesures finales? Il semble probable que les unes et les autres aient à peu près même durée et que par conséquent le tempo du 6 8 doive se ralentir.

Le vers ithyphallique, tel qu'il est décrit par les métriciens, comporte un parémiaquo dans sa première moitié, c'est-à-dire un dimèlre anapestique avec catalexe |470]. Le vers lo |47i-], où une « anaclase » se produit de la '■i' sur la 4« mesure, est l'équivalent du vers 5.

Il n'est pas impossible que la strophe empruntée plus haut |.ï08] à Sophocle {Philqcléle, 1123-li4o) contienne un, deux ou trois vers hybrides, sortes de mesures hétérogènes composées, analogues sinon semblables aux ithyphalliques, et dans lesquels ce sont tantôt les iambes (vers iambélégiaques), tantôt les dactyles ivers élégiambiques) qui occupent la première moitié. On laisse au lecteur le soin de grouper [.ï68' en tétramètres les dimètres ^i et 12 d'une part, 13 et 14 d'autre part, en comparant les associations résultantes aux vers hétérogènes dont quelques types vont lui êtie soumis.

Les battues sont, dans l'exemple en question [a68], uniformisées. Il est toujours facile, grâce au Tableau

des Mesures [360], construit d'après le principe général qui octroie à chacune d'elles les deux battues, de rendre une pièce thétique d'un bout à l'autre, ou antithétique. Mais il est certain qu'une pareille uniformité fut plus redoutée des Anciens que recherchée par eux. S'il est difficile de reconnaître les chocs rythmiques partout où ils sont établis systématiquement, il est hors de doute qu'ils furent goûtés. Seulement, dans certains cas, et par des raisons de convenance ou de goût, les poètes-musiciens n'y avaient point recours. Le renversement du poids rythmique était un moyen d'expression qui ne pouvait être un passe-partout.

225. Vers hétérogènes. — Ils sont constitués par des membres {v.ôily.], verbalement soudés ou non, de rythmes différents. Leur présence possible en mainte strophe nécessite une rapide mention des vers hétérogènes les plus fréquemment employés et les moins mystérieux. Mais il s'en faut que les solutions proposées soient certaines. La composition de ces vers parait être l'une des suivantes :

dactyles -f- trochées anapestes + iambes iambes -{- dactyles dactyles -|- iambes

Les deux premières combinaisons sont à la fois simples et logiques : à deux didactyles sont accolés deux trochées :

ti;rs archii.ochikn

OU bien a deux dianapestes succèdent deux diiambes; et ceci est une confirmation de l'équivalence de la battue (Posé sur le second temps) dans chaque mètre :

VERS ITHYPHALLIQUE

• W V/ — kj \y

dianapesles

\^ \^ \J \J J- V-»VJL

du am.be S

1. La noire pointée doit être préfiïrôe à la syncope : celle-ci est ri5servée à la seconde mesure du dimèlre. Cf. la chanson de Tralles [445].

Quant aux vers composés de dactyles et d'iambes, foi'mes normalement antagonistes, ils donnent lieu soit à ces chocs rythmiques t[ui résultent de l'alTroiitement, à l'intérieur même du vers, des deux espèces de battue, soit à des « adaptations <> (144).

VERS lAMBÉLÉGlAQCE

Si l'on considère sa tripodie daclylique comme normale, quant à la battue, et si l'on vent infliger à tout le vers cette battue thélique, on se heurte à l'impossible : le premier Posé tombe sur un substitut :

irmrà^^^^^

2. Le trochée ici manjue donc le Levé et doit cire considéré comme un substitut.

insTO/ni: nie i.a MrsiniE

Il est donc nécessaire de considérer le substitut de l'ianibc coinine l'indice du Levé, et soit d'assortir la tripodie dactylique [360, is'''«j il la Iripodie iambique [360, 30] '•

LEVÉ , ■-

Tipùiio/uèvcu

Xovfl(Hivoil-pa vi-nv.

elle par lié pliestion

soit d'affronter carrément les ileux battues adverses,

j et [360, -...il à l'imitation du vers sapphique.

mais avec cette diU'érence qu'il se trouve dans ce vers un tampon rylliniiquo de cliorianibe) dont l'iambélégiaque est dépourvu :

fssi]

::;=. (= crescendo-dimi-

Cela réalise une sorte de nuetulo).

VKBS KI.KGIAMBUlfE

Il est d'une analyse difficile. Son premier membre est de longueur invariable : c'est une tripodie dactylique, — en apparence du moins. Le second membre est conslitué par une tripodie, une télrapodie ou une pentapodie dactyliques (celle-ci cachant peut-être, sous sa forme syncopée, une hexapodie).

Les métriciens donnent aux dactyles initiaux la forme Ihétique, aux iambes qui les suivent la forme antithétique. De là un alTrontemenl de battues entre les deu.\ membres du vers. On peut représenter les solutions métriques par les figurations ci-dessous :

tnp.daclyl..

sl-^^^m

..diiambes

tnp-dactyl

diiambes

Mais il est permis de ne pas les trouver satisfaisantes dans tous les cas et de chercher à uniformiser la battue. Le plus simple moyen d'y parvenir pour le type |i)82] est de donner à la Iripodie dactylique la forme antithétique. On obtient [.360, 30] et [360, ss'''*] :

Tnpodie (Inctylique anlitKûLiquc

Tnpodie innilnque .intilKelùpje

oÙTDv'OXupnov à-"'i

pu)v,uiKi'6ai

piuv.

Anacréon,65(Hiller) [585]

On peul aussi I? remplacer la Iripodie dactylique par un diiambe cborianibique (calaleclique) :

-etc...

— y y — où TÔv'OAun - nov à-Tici

Cette substiliition parait plus indiquée encore dans le vers ci-dessous : la mesure 1 et la mesure 3 peuvent s'y faire pendant. De même les syncopes internes des mesures 2 et 4, bien que différentes, se répondent :

LtVE

ù-ft Toipnp- aJyaXtiv,

Tiii; k-vt pai; a iray - ^oi .

Paix. 795

Enfin, dans la forme suivante se trouve peut-être une symétrie raffinée, si l'on revient pour la première partie du vers à la tripodie dactylique. A cette tripodie fait équilibre, au delà du diiambe central, une tripodie iambique :

Pj^/Çr ^^^

. O W LJ — KJ — O — W U- JL

aY-a-Yîç'H-oi-o-Yay irtifluiir^inao - tk Koi-vn-kK -Tpov.

Erométliée, 560

Mais les soudures verbales sont plus satisfaisantes si l'on conserve les choriambes :

■ etc.

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