‹ Encyclopédie de la musique et dictionnaire du ConservatoireChapitre 797 sur 1158 · US · texte numérisé non relu

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1. Ilans Lco Hnsslers ^\r!ie, llcrausgcgcbcn von Ijcrmann Gchrmnnn, tSU-i, publié avec l'autorisation de MM. l>reitkof>f et Hartcl.

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ment de leurs froides calhédrales? Avaient-ils deviné qu'à leurs combinaisons conlrapuntiques , édifiées selon une ordonnance qui fait songer aux lois de l'architecture, ce qui nianquail, c'était une âme, l'àme mystérieuse de la mélodie? Prévoyaient-ils que leur froide statue sonore demandait à vivre, à s'animer sous la caresse du soleil méridional'.' Successivement on les voit arriver à Itome, quelques-uns s'y établir pour de longues années : après Uiil'ay, c'est Heinrick Isaak; après .losquin des Prés, voici venir Uoland de Lassus et Hassier'. Les Espajinols eux-mêmes acrourent se firouper autour des nouveaux apôtres : à Luis Tomas da Vitoria, cilé déjà parmi les promoleurs de l'École romaine, au même titre que Paleslrina, son émule alleclionné, il convient d'ajouter les noms — quelques-uns bien oubliés pour ne pas dire presque inconnus — de Escobedo, Salinas, Scribano, Morales, Gnerrero, Ortiz, Francesco Soto.

Entre les trois grandes » Epoques » — flamande, italienne, allemande — el concurremment avec les deux dernières — se place une imposante manifestation musicale qui prit naissance en France, et dont les représentants méritent d'être cités, bien que les œuvres de certains d'entre eux, écrites dans un genre pittoresque et sur des poésies profanes, ne présentent le plus souvent qu'un intérêt relatif au point de vue du contrepoint proprement dit.

Les éditions de, Pierre Atteignant-, celles jd'Adrien Le Roy el lîobert Ballard nous fournissent le nom des musiciens à qui nous sommes redevables de la création d'une Ecole exclusivement française :

Clandin de Sermizy, Claude Le Jeune, Guillaume Costeley, Clément Jane(|uin (ou Jeinieqnin) Jacques Mauduit, Guscongne, Courtoys, Euslaclie du Caurroy, Mouton^.

De toute cette Pléiade, les plus fameux furent, sans contredit, Janequiii et Le Jeune. Uu premier, nous possédons : « la Cliasse », « l'Alonelte ", ic le Chant des Oiseau s », la célèbre « Bataille de Marignan ", plus quelques chansons h 4 voix.

l^e second nous est connu par quantité de pièces légères dont les poésies qui servirent de (rame à sa musique suffisent à indiquer l'allure madrigralesque si fort en honneur au xvi° siècle. Voici le vers initial de quelques-unes de ces pièces :

— si dessus vos lèvres de roses...

— Vous êtes belle en l>oniie foy...

— Si madame cust jadis été de la partie...

— Tu ne l'entends pas, la, la, la, c'est latin.

Claude Le Jeune est, en outre, l'auteur d'une œuvre de plus vastes dimensions, qui ne contient pas moins de trente-neuf pièces réunies sous un titre général : Le Printemps. L'une d'elles, « Ma Mignonne », est elle-même subdivisée en huit numéros, écrits depuis 2 jusqu'à 8 voix, dont le thème mélodique, d'un rythme et d'un contour à peu près uniformes, est exposé chaque fois par une voix différente.

à Deux (A)

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