‹ Encyclopédie de la musique et dictionnaire du ConservatoireChapitre 809 sur 1158 · TENOR. II · texte numérisé non relu

TENOR. II

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1. Praeneste, nom par lequel on désignait dans rantîquîtè la petite 1 t. Fragment extrait de VÀntJinloi/ic des Maîtres refô/ieux, par Ch. ■ville de Palestrina, lieu de naissance de Pierluiiji. I Bordes, publié avec l'autorisation du bureau d'édition de la Schola

I Ciiittorum» 269, rue Saint-Jacques, à Paris.

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rante chez les compositeurs de son temps. Mais sa réelle supériorité fut dans une mystérieuse divination du vrai pouvoir de la musique, dont l'objel doit être de commuuirpier l'émotion, non de satisfaire uniquement l'oreille; le premier, il a trouvé dans l'exquise sensibilité de son ànie les accents qu'il fallait pour parler à d'autres ànies; le premier, il a su convaincre, il a su clianter. Nul exemple plus probant que le début de son motet à o voix : l'eccantem me quotidie! Quel profond sentiment d'humilité traduit la courbe de sa ligue mélodique ! Dans le thème exposé d'abord par le soprano, reproduit ensuite en imitation par le ténor, comme il est poignant ce passage du La t; au Hé h! Car, bien qu'atténué par l'intervention de l'ut, — que l'orlhodoxie du contrepoint rendait nécessaire, — l'intervalle de quarte diminuée

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n'en subsiste pas moins, on eu a la sensation, on en subit le déchirement. C'est vraiment là une musique qui veut qu'on l'écoute à genoux!

Giovanni Pierhiigi vit le jour dans une petite ville des environs de Home, Palestrina, sous le nom de laquelle on a coutume de le désigner. On fixe sa naissance à l'année 1324', sous le pontifical du pape Clément VII (Jules de Médicis), et sa mort au 2 février )c)94. Appelé au poste de maître de chapelle de Saint- Pierre, puis quelque temps après à celui de Saint-Jean de Latran, il écrivit vers looo les Impropeiia, Tune de ses premières compositions et qui lui valut la protection du pape iMarcel 11.

1. t52ti suivant l'aflinii.'iUon de plusieurs liistoricns. Cf. Haberl.

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A celte rpoqiie, une décision du concile do 'l'rente' venait de jeter l'analhéme sur les inconvenantes fantaisies dont la mode coninionçait à s'iiitroduire dans la musique d'église elqui faisaienl piesscnlir la décadence piocliaine du style relii;ieux. É[iiu de cet état de choses, le souverain pontife encouragea son mai- Ire de chapelle à donner l'exemple d'une réforme si urgente; c'est alors que l'alestrina éciivit sa fameuse messe, connue sous le nom de Mi-sfe ilit Pnpc MarccP, qui , avec un Sliibd/ à deux cluinirs, est considéri'e comme l'o'uvre la plus parfaite du :;énial musicien'.

Le nom de Paleslrina évoque iminédiatenient à sa suite celui de Vitoria, non pas seulement à cause de l'inaltérable amitié que l'on dit avoir uni ces deux rares artistes, mais parce que l'œuvre de chacun d'eux se recommande à notre admiration par les mêmes qualités: pureté dans la forme, émotion sincère, sublime religiosité.

Kspagnol de naissance et resté lidéle au souvenir de la patrie, à en juger par l'hommage qu'il (it de son premier recueil de messes^ au roi l'hilippe II, Viloria avait éprouvé l'irrésistible attraction de; cette terre italienne, à l'exemple des nombreux Flamands qui, depuis un demi-siècle, y étaient venus porter la bonne parole musicale. L'ascendant de l'alestrina le décida sans peine à se fixer dans la Ville Eternelle, qu'il semble n'avoir plus quittée; de même fiue son ami, il y exerça b-s fonctions de nialtrt! de chapelle, ce ijui lui fut l'occasion d'écrire et de faire exécuter de nondireuses pièces vocales d'une perfection de style rare, parmi lesquelles il convient de citer les motets : GaudciU in cœlis, Duoscrapliim chimabdnt ; 0 losomnes qui transitis ppr vinm: enfin et surtout 0 magnum misteiitim, type irréprochable de sa polyphonie savante et de sa mélodie émue.

A part cette émotion qui lui fait un peu défaut, —

Motet à 4 voix'. (T.imas-Luis da Vitoria.)

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1. a ... Vt domus Det vere domus orationis esse videatur ac dici

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2. IbLiT. Le pontificat de Marcel II n'ayant dure que six semaines, il est difficile de préciser si cotte messe qui lui est dédiée fut écrite de son vivant, ou si Palestrina en fit uo hommage posthume. (Po/es^rina, par M. brenet, Paris, Felli Alcan, 1906.)

3. De la môme époque, les Lamentations, l'hymne Crux fidelis (à deux chœurs), plusieurs Maijnificat ^à 4 et ù 5 voix), la messe sur

ut-rè-mi- fa-sol-la, imprimée sous le nom de Gianetto, pseudonTm& adopté par Pierluigi dans ses premières compositions. Le nombre de ses œuvres est considérable. Cf. le catalogue qui se trouve à la fin du volume (déjà cité) de M. Brenet.

5. Fragment extrait de V Antholoijie des Maîtres relùjieux, par Cb. Bordes, publié avec l'autorisation du bureau dédiliOQ de la ScUola Cantorum, iù9y rue Saint-Jacques, à Poi'is.

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