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Faiit-il voir dans cet amour de la complexité l'influence du style arcliiteclural j;otliique? Fut-ce à l'exemple des sculptures ouvraf^Oes, des flamboyantes 0f;ives ornant les cathédrales, que les contrapunlistes d'autrefois se sont plu à ces reclierches d'un laflinement puéril et déconcerlanf?
Ce n'est évidemment pas à la solution de seralilables rébus que doivent leur imniurtalilé les i^énies précurseurs dont le nom est l'olijet de notre admiralion. Trois grandes ligures se délaclient lumineuses sur le fond obscur de ce lointain passé : (liovanni Pierluigi da Paleslrina, Tomas Luis da Viloria et Roland de Lassus. A lui seul, le premier symbolise tout l'art musical d'une époque, il lui a légué son nom: ne dit-on pus : u La musique palestriuienne »,
comme on dit : « Le siècle de Périclès »? Pourtant il est suffisamment prouvé que le célèbre Préneslin' vécut d'abord de l'enseignement des Franco-Flamands et des Néerlandais, ses ancêtres artistiques, que ces maîtres aient été Goudimel ou Josquin, peu importe! Quelle part prit donc Palestrina à l'évolution de 'cette période'? Et de quelles qualités particulières et supérieures ses u'uvres témoignent-elles pour que lui soit universellement accordée la priniaulé sur ceux qui le précédèrent comme sur la plupart de ses conlemporains? Ce n'est pas dans l'ingéniosité plus ou moins subtile des enciievèlrements contrapunliques qu'il en faut chercher l'explication. Certes, à l'égal de tout autre, Palestrina a possédé l'habileté d'écriture qui caractérise la maîtrise, et qui fut monnaie cou-
Motet à 5 voix'. (Pierluigi da Palestrixa.)
SOPR.
ALTO
TENOB.I