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Coussenialvcr, iicript.. t. ill

HISTOIRE DE I.A MCSIljlE

ITALIE M-

ItH-tioii. D'aulres se servent de la lettre P dénotant la perfection, tandis que la leltio I nuintro l'impertVctioM. Les Italiens ont encore d'antres signes particuliers, par exeni|)le : deux N suivies d'un P montrent le mode parlait des maximes; et deux N suivies d'un I montrent le même mode imparfait. Kt encore, pour le mode parfait des louirues ils écrivent trois lettres, c'est-à-dire M,P; et pour l'imperfection du nii'me mode, les lettres Md. Pareillement, pour le temps parfait ils se servent sénéralement des deux lettres l'P; et l.'s deux autres lettres Tl sont toujours cm|do\ées pour le temps imparfait. .Mais en descendant aux siynes encore plus particuliers, nous trouvons qu'ils mettent la lettre Q pour montrer le mouvement quaternaire; et pour la mesure seiunia lierfecla, les lettres SP, qui montrent évidemment la mesure de six temps; de même, pour la seuaria imperfcila ils ont ces deu.x lettres SI, qui indiquent bien la mesure imparfaite de six temps. Kncore, la lettre 0 leur sert pour le temps octonaire ainsi que la lettre N pour la mesure de neuf mouvements; et enfin pour la mesure duod4inaria ils emploient la lettre D, qui montre la division du temps en douze miniina'. »

La simplicité de ce système donnait certainement à la musique italienne une fiicilité de lecture que la musique française ne possédait pas. Celle-ci cherchait à rendre visibles les chan;;ements de mesure au moyen des encres de dill'érente couleur ou par des sifînes divers dont l'un représentait les modes des maximes et des longues, l'autre les tempx parfait et imparfait, le troisième les deux prolutions. Mais cet assemblage de couleurs et de siu'ues symboliques ne servait qu'à rendre plus difllcile la lecture; et les Italiens durent bien s'en apercevoir lorsque le système français fut adopté par eux. Dans leur propre système, trop vite oublié, tout était clair et facilement visible; et cette simplicité répondait, comme toutes les autres parties du système, à la nature de l'art italien de ce siècle, au sentiment artistique du jeune peuple, dont le goût et le caractère n'avaient pas encore pu changer sous l'influence des écoles étrangères.

La variété des mesures introduites par les Italiens dans leur système avait porté nécessairement à une augmentation du nombre des figures de notes. Les trois ou (juatre figures léguées par l'école franconienne à l'art du xiv-' siècle ne pouvaient plus suflire, bien que chacune d'elles pût avoir diverse valeur selon les lois de la perfection, de l'imperfection et de l'altération. Pour compléter les mesures de 12, de 2, de 8 et de 6 temps et pour donner aux mouvements contenus dans ces mesures l'élasticité et la variété requises, il fallait créer de nouvelles notes et accroître, eu même temps, la faculté qu'avaient déjà les anciennes notes de changer de valeur sans changer de forme. C'est ce que firent les Italiens.

Puisiiue les mesures nouvellement introduites donnaient aux petites notes une importance singulière, les Italiens créèrent toute une série de figures nouvelles issues de la semi-brève et de la minime. Celle-ci était formée d'un losange avec un trait montant; l'autre était formée d'un losange sans aucun trait. Les figures qui dérivèrent de ces deux notes eurent encore la forme du losange; mais leur valeur se distingua par la direction ou par la forme du trait dont elles furent fournies. Dans la mesure senaria perfecta, par exemple, la semi-brève, avec trait descendant, valut quatre sixièmes de la mesure; avec

trait obli(Hie, trois sixièmes; la minime avec Irait asciMiilanf, ini sixième seuli'mcnt. Lors(|uele trait de la minime était surmonté d'une pi^tite queue touriii'e à gauche, la figure indiquait li; mouvement de trois notes contre ipiatre; et si la queue était tournée à droite, la valeur de la note s'abaissait jusqu'à un douzième de la mesure. Dans la division octonaria, la semi-brève avec Irait descendant valait 6/8 de la mesure ; et la minima avec trait ascendant 1 8. Si le trait ascendant était surmonté d'une (|ueue tournée à gauche, la nouvelle ligure monlrail encore le mouvement de trois notes contre cpiatre.

L'écriture musicale italienne possédait donc une ipiantité de ligures musicales dont les formes diverses et parfois bizarres peuvent sembler, aujourd'hui, confuses et incertaines. Mais la confusion n'est qu'apparente; car une même loi prési<lait à l'application de ces formes et donnait au système entier unité et clarté. C'est ce que révèle le tableau suivant :

NOTATION ITALIKNNE AC XIV" SIF.CI.R

Somt-brèvos. Minima. Scmi-minima.

Valeur lio 14 seini-br6ve ♦ dans les mesures ;

quatornarla 4=2/4 de la mesure.

sonaria pi'rfccl.i ♦ = 2,'(ï<;t 1/0 —

sonari!» imporfccta 4 = 3/() i;l 2/a —

oclonaria « = i/S et 2/S

novennria ♦ = 3/9, C,/9 cl 8/y —

duodenaiia « =4/12 cl 2/12 —

Valeur de la scmi-brèvo ^ dans les mesures :

senaria pcifecla ^=4/0 de la mesure.

senaria imperfccta. ^ = 3/G cl 5/0 —

oclnnaria " a = l/H et 0/8 —

novcnarla ^ =6/3 —

duodenaria ^ =4/12, 6/12 et «/ 12 —

Valeur de la seml-brèvo /♦ dans les mesures :

qualcriiaria ^ = 3/ i delà meanre.

senaria perfecla ^ = 3/iî —

novenaria ^ =3/9 —

duodenana > ='3/12 —

Valeur de la minima 4 dakns les mesures ;

qualernaria ^ = •/* ie \a mesure.

senaria porfocla cl imperfccla. i = l/6 —

oclonaria ^ = 1/8 —

novenaria 4 = 1/9 -~

duodenaria ^:=l/t2 —

Valeur do la semi-minima X dans les mesures :

qualernaria 1 ou ♦ mouvement do lri"'.e>3.

senaria perfocla ♦— ♦ — —

octonaria ♦— 4> — —

duodenaria ^ — i — : —

Valeur de la semi-minima 4 dans les mesures :

qualernaria i=t/8 do la mesure.

senaria perfecta .^ = 1/ 12 —

Combinaison de noies dans la division qualernaria. ♦ ^ ^ =5+1+1

♦ i n =?+i+i.fi

A i =2+1 Combinaison de notes dans la division senaria perfecta.

EXCrCLOPÈDIE DE LA Mi'SIQUE ET DICTIOSXAIRE DU CONSERVATOIRE

i=UUl + ! + l

i=i + Ul + ^ + l + î

Combinaison de noies Jans l:i division senaria imporfecta.

Combinaison de notes dans la division octonaria. ♦ ♦

Combinaison de notes dans la division novenaria.

♦ ♦ =5+ïï

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