‹ Encyclopédie de la musique et dictionnaire du ConservatoireChapitre 818 sur 1158 · re · texte numérisé non relu

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XIV' ET XV- SIÈCLES. — ITALIE r.23

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Les mt"'iues observatioTis ]H'uveiit rire faites ù propos de la liellc latidade rAimoiiciatioii qui est en l'oniie (le (lialoiîue et qui remnnie aux proniières auuées ilu xv siècle. Daus celte lumhi, la mélodie |iiinci|)ale, couliét> au soprano, a une exiiression très douce ; elle se développe avec élégance et domine sans ell'ort le concert des voix accompagnantes, (".elles-ci soutiennent modestement la voix principale el montrent dans leurs mouvements sévères, dans les brusques sauts de (juarte, dans les longues notes tenues, qu'elles peuvent être, comme celles de la liitiilii de lal'assion, exécutées par un instrument. Il est surtout à remarquer dans cette hiuda, dont nous diumoiis les paroles de la première strophe etlamusiipie, que les voix s'ariètent périodiiiuement à chaque lin de phrase. Ces arrêts, marqués par des points d'orgue, donnent au morceau une ressemblance assez

fraïqiante avec la forme du choral protestant, ressemblance d'ailleurs facilement explicable, puisque le choral allemand descend directement de hi chanson populaire.

Texte de la laiida de l'Annoncialion :

l)immi, doloe Maria, a chi; poiisavi (Juautio r.Vufjiiil l'apparsi^ hiimile a le inchinarse dieti saliilo, e lu to ir' lurhavi?

— La lua ilimanda, 0 anima liiielta.

adcmpiula ti lia

Stavuini nella caméra solella,

sopra la profctia

cir è scrilla in Esaïa ;

— Vorcin 0 — dice — chc concepirà 1' poi parlorirà

l'Kmanuel che del Ciel lion le chiavi '

(ex. : n" o)-

CA.NTirS

ALTUS

TENOR

BASSUS

(La valeur des notes est réduite de moitié)

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l. Dis-moi. douce Marie, à nuoi soiit:eais-Ui quand l'Ange parut, s'inclina hnnibk'tnonl devant loi, le salua et tu le troublais? — Ta demande, chère ùmc, va lHfc salisfaile. J'étais toute seule dans ma cham-

brette, étudiant la prophétie qui est écrite en Isaïe : voilà la Vicrg-c- — dit-elle — qui L-ngi-ndrcra et puis doimera naissance à l'Enimanucl qui tient les clefs du Ciel.

E.vcyci.opi;nrE de la musique et dictionnaire du conservatoire

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La fraîcheur de l'inspiration méloJique et la sim- Iilicité des moyens harniunii|ues d'acconipaj-Miement se révèlent encore plus nettement dans les chansonnettes religieuses. Celle ([ui suit est, par exemple, d'une clarté mélodique et d'une quadrature ahsoluraent remarquahles. Klle remonte au xiv= siècle et •a été composée premièrement sur des paroles profanes auxquelles on a substitué, dans la suite, des paroles écrites par le H. Uiovanni Colomhini, Sieniiois. La partie du soprano de cette chansonnette est

très intéressante et par la clarté de son dessin et par sa (juadrature ; et non moins intéressante est la partie de la basse, qui marque nettement la tonalité de fa majeur parle retour fréquent de la dominante et de la sous-dominante. Cette partie, assez raide dans ses mouvements, montre encore une fois l'intention que le compositeur (ou l'iiarmonisatouri avait de donner la plus grande importance à la voix aigui', c'est-à-dire à la mélodie principale, aflx dépens des voix accompagnantes ^ex. : n" 6,1.

iii^rnini-: /)/■: i.\ Misniri:

CANTirS

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