‹ Encyclopédie de la musique et dictionnaire du ConservatoireChapitre 837 sur 1158 · TOT · texte numérisé non relu

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J.-B. Bi'SARi', 1003. — Ihiitza Voluccii di hiomeile.

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Les livres de lutli nous font maintenant à peu près défaut. Marin Mersenne, dans VHnrmonlc uniicrsellc (161)6), reproduit seulement un air à quatre voix de Anthoine Buesset, inlerulant de lu musique de la chambre du lioy et de la Roi/ac. Et vers la moitié du siècle, avec la tablature de Bernardo fiianoncelli, surnommé le Bernadello. on dislingue un nouveau style dans la musique du lutli, stylequi tend àsupprimer en grande partie le caractère qui, jusqu'aux premières années du xvii» siècle, avait empreint d'une originalité très décidée les compositions pour l'instrument. Le Berna-

dello écrivit pour le lliéorbe à 1 i- cordes, qui offrait en vérité plus de ressources que le lulli simple, soit pour mettre en tablature la musique, soit pour l'exécuter, mais qui s'efforçait, à contresens, d'atteindre par l'étendue des sons les effets du clavicorde. Je transcris de son livre une suite assez bien réussie, qui servira plus que mes paroles à montrer le passage qui s'accomplissait de l'ancienne musique pour le luth, d'un relief si original, aux sonates qui allaient se généraliser dans l'art instrumental.

BiiRNAluio Gianonci:lli, 1650. — Tdulrgi/ia/a, Ciif/l/itriia c S/if::fi!ti.

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ESr.YCLOPÉDIE DE LA Mf-'^rçCE ET DICTIOSSAIRE DC COXSERVATninE

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M. Michel Brenet, dans son magnifique ouvrai-'e sur l'histoire du luth en France, que j'ai dé|;i nommé, parle de quelques luthistes français du xvn« siècle Anthoine Francisque, Gahriel Bataille, Louis MoUier François Pinel, i'icolas Marlineau, Charles Mouton plusieurs (jaullier de noms difTérents, Perriiie, etc. et il en rappelle les œuvres avec des notices histo riques et artistiques très étendues. Je suis persuadé que la transcription de leurs tablatures pei'meltrait de recueillir quelques compositions intéressantes, quoique la décadence de l'instrument, paiticulièremenl après 1630, se dévoile de façon évidente.

Je linis ces notes sur le lutii ordinaire en remariiuanl qu'en 1688 Pietro Sanmaitini publiai! à Florence certaines Sinfunic, suites à (]uatre temps, souvent dans un rythme de danse, pour deux violons, et quelquefois en y ajoutant le Basso di Viola, avec le luth ou l'orgue, et qu'il écrivit pour cette dernière partie la seule basse chiffrée. Il est étrange que le compositeur ait pu confondre ainsi dans sa musique lesell'ets de l'orgue avec ceux du luth; mais nous devons plutôt faire attention que, précisémenl quand

le luth allait niourii-, Sanmarlini trouvait dans l'exécutant l'habileté et la science d'improviser la partie harmonique de ses Sinfonie d'après les indications de la seule basse. Cela laisse entrevoir que la manière déjouer du luth avait autrefois été semblable lorsqu'on l'unissail à d'autres instruments, ou lorsqu'on l'appliquait à l'accompagnement du melodramma lopéra;.

Vers la moitié du xvii' siècle, on employait en France, et en Allemagne peut-êlie plus tard, le luth spécial dont j'ai déjà décrit la tablature sur les écr-

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les basses supplémentaires au dehors du manche de l'instrument. Dans ce système on a composé l'ouvrage intitulé Pièces de luth composées sur diffcrens modes par Jacques de Gallot avec les folies d'Espai/iii', enrichies de plusieurs beaux couplets dédiés à Monseifjneur le coude Désirée, viceadmirul de France;: a Paris, chez II. Bonneâil. Comme Jean comte d'Es-

XVI" ET XVII'- SIÈCLES. — ITALIE f.::.

Il lis :i vU: nommé vice-amiral en IG70, l'édilioti île llallol, iiiip coliii-ri lui avait tlLuliée en laisaiit allusion à ce lait, doit se référer à cette époque. J'ai transcrit

tout le livre, que, même d'après l'exemple que je rapporte, on piMil ra(-ilnnient aperr.evnir très diirérontdu style de la musique (|u'on jouait sur le lutli ordinaire.

Jacqi;iîs DK G\M,or, ItîTO.

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