DONI
2. Voir sur Péri et sa famill*? un intéressant arMrle de G. Odoardo Coraz/ini. IS'.tS, Florence. — Péri mourut en 1G30 : un de ses fils fut ami intime ilu grand Galilée, et nialhéninticîcn remarquable. Un autre, musicien commit lui, tua sa femme, et fut condamné û la potence, vers
16i2. Tous les biens des Péri, qui étaient assez considérables, furent alors vendus.
3. Le Miisirhe (H Jacopo Péri, hobile fîoroitinn, sopra l'EuHdice de! sii). Otf'irio liinucrini rii/ipj-esentiite uello spoiisalizio dcUa Cristianissima Maria Mcdiri rei/ina dt Frauda e di Navarra, — Florence. G. Miircscutti, 1000.
insTOinE DE I.A MVSIiil !■:
X VII" SIÈCLE
ITALIE rm
Caccini, loiil en se préoccupant du lexte, restait plutôt, par opposition avec Péri, un cliantiMir (ii'amatique do codcimI, (|iii iic se résignait pas à sacrilii'r le fiel canio et ses artiliccs. Il ne eliei-L-liait pas tant les accculs Irajiiques qu'un ceitain slvic ni'f;lif;t'! el coulant (una cerla sprezutliiru), avec une nouvelle sorte de passages d'agi-etnenls, dont il «lait l'inventeur {/(( uuovd tnaiiicia de passan'/i c m'iduppiatc invinlali du me), de longues vocalises fleuries (i/ijci i/ruppi e qiiei hoxjhi ijiri di voce semplici e doppi), pour lesquelles il avait trouvé en la céldire chanteuse Vitloria Archilei une interprète adiniralile. Son Kiiridice, qui a été rééditée par lloliert Eilner', €St bien moins une tragédie qu'un ballet pastoral, avec des airs chaulés el dansés, el des récitatifs un peu plats aux cadences monoloni'S, brodés de vocalises purenienl ornenienlalcs. Le drame ne lient qu'inie place secondaire dans ce divertissement aristocratique, dont le style rappelle parfois d'assez près celui des Hallets français du même temps "^ L'œuvre ne manque d'ailleurs ni de goilt ni (le gri\ce, et cerlaini's pages ont une mélancnlie élégiaque : tels, la Déploralion funèbre de la lin, cpiifail penser à une scène analogue de Carissimi, ou le récit de lu Messa-
gère, qui annonce celui de la Messagère d'Ovfeo par Mnnteverdi. Mais l'émotion chez Caccini l'csio pâle et exsan^iui;; elle ne se diifait jamais d'un maniérisme un peu froid.
(Juaiit à Kmilio de Cavalieri, moins musicien de profession que ses di'ux rivaux, son style est souvent pauvre et fautif. .Sa Iluppirscntiizione di Atilina e di Corpo'^, dont le sujet pieux est peu ou point dramatique, et assez ennuyeux, malgré les entrechats qui égayent çà et là ses sermons édiliants', est, au point de vue musical, faite d'une suite de petites phrases mélodiques, faciles, claires, très courtes, un peu banales, des Canzoïicllc, comme les appelle Doni, qui en condamne l'emploi dans une leuvre de théâtre". Cavalieri ne songeait pas à une imitation aussi stricte de la nature que l'eri et Caccini; mais par la seule sincérité de son émotion, el parce que son œuvre était moins raisoi\née et plus sentie, il lui arriva d'avoir par moments l'intuition de la grande déclamation mélodique, que Monteverdi créera plus tard dans son Arianmi. ipie Cavalli reprendra, et (jui sera le fondement de notre opéra classiipie. L'exemple qui suit donne une idée de ses récitatifs , souvent bien gauches, mais d'une expression intense.
Kmh.io de' Cavai.iehi. — lUpjircxviilazioiic di Aiihim e ili Curpn^ (IGOO). LE CORPS.
Alii!
chi mi dà con
.si glio?
A quai
di due m'appi glia?
WW^
mi conJor
L'a.uima
ta.
sen so mi (ras.
por ta,
la car ne