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1, V, MuoNi (Damiamo), Gli Antùjnat't organarî insiyui e série dti Maeatri de Cappella duomo di Milaiio. Milan, liono, 1883,
HISTOIRE DE LA MUSIQtE
XVII' ET XVIIIo SIÈCLES. — ITALIE 7'il
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Kii outre, et ou ne lioit pas oublier cela, après le développement île ce thème J'(^llef;rini se met à cadeiicer réf,Milièreiiient en sol. et dans cette nouvelle tonalité il déveIo|)pe une véritable seconde partie de sa Canzonr. et il clian;;e de temps en passant en mesure ternaire (:t 2). L'importance de ce fait ne peut pas échapper au savant, d'autant plus qu'à son tour le temps 3 '2 en sol. est suivi par dix autres mesures en ilo. où le temps binaire (C) reparaît et qui liiussent réfiuliérement la composition en iit majeur. Il est vrai que cette dernière partie n'est pas tbrniée avec le thème primitit'; il est aussi vrai que les changements de temps étaient déjà en usage dans les Caiizoni vocales. Mais quand on songe qu'il s'agit de la fin du xvi» siècle et qu'un signe des temps commence déjà
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à se manifester, il faut reconnaître en l'ellegrini une importance non seulement historique, mais aussi artistique, et, pour son époque, un progrés et un sens de la vie nouvelle. Cette modernité reparait encore plus évidente dans la Canzom: La Capiicciosn, où l'on trouve encore la division de l'ouvrage en trois sections distinctes, la seconde en niesuTe ternaire [.y -2), et en outre on voit que le sujet de cette seconde partie est formé avec les modifications du premier thème aggravé. Pour ces modèles l'ellegrini mériterait vraiment d'être mentionné parmi les précurseurs, car il prélude à ce qu'on a vu chez les violonistes, et il devance Frescobaldi même.
Thème de la Canzone La Cupriceiosa :
Tlième de la seconde partie, formé avec des modifications du premier :
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Annibale Padovano, ou Padoano, nous ramène à Venise, où il fut organiste à Saint-Marc. Il naquit probablement en 1527, ce qui le démontre un vrai lils du xvi= siècle, et l'estime que Galilei lui montra en le mentionnant dans Fronimo, et les œuvres qui nous restent le désignent à nos recherches. Les
publications pour orgue qu'on possède encore, telles que les Toccate e Ricercari. publiées à Venise chez Gardano en 1604, poursuivent la tradition et nous présentent souvent quelques particularités du contrepoint parmi lesquelles la suivante 0 4 donnée directement dans le Uicercare dcl sesto toiio per ori/ano.
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Ensuite on voit le do dièse passer avec un bon effet sur le ré tenu de la basse.
Il nous donne aussi des exemples de quintes successives, tel le passage tiré du Ricercare net A'i!" tono :
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Aucun de ces faits n'est nouveau pour qui étudie les œuvres de ces temps, mais .je pense qu'il n'est pas inutile de les rappeler, car ils démontrent que la sévérité introduite plus tard dans les écoles ne parait pas toujours dans les ouvrages du temps passé. Lorsque les parties procédaient spontanées, les compositeurs accordaient une liberté presque moderne.
A Annibale Padovano succéda, dans la charge d'organiste de la chapelle ducale de Venise, Andréa Gabrieli, dont nous avons déjà parlé en éludiant les
précurseurs. Pendant vingt ans, de 1566 jusqu'à 1586, date de sa mort, il fut organiste dans ce milieu musical où se développait l'activité artistique de Parabosco, de Giovanni Gabrieli, de Willaert, de Cipriano de Rore et de Zarlino. Sa liche production réverbère précisément les tendances déjà relevées, et la noblesse de quelques thèmes prouve la valeur de l'artiste. Ce (|u'on peut contrôler dans ce dessin de la Toccata del (li'cimo tono per onjano publié dans le Transiliano de Diruta :