Voir sa préface &ux Symphonix Sacrre de lu
5. En 16i3, dans une préface aux ÀUusicalia ad chorum sacrum, SchiiLz soutient énergiquement l'ancien contrepoint contre l'art nouveau.
6. Lire ses lettres émouvantes à l'électeur de Saxe, en 1651.
1. Philothea, id est anima l'eo chara, comœdia sacra. L'auteur ne dit pas son nom; maià c'était un relip-ieux. — La pièce, en cinq actes, représente les proférés de l'auiour divin dans t'&me. Il y a 11 parties do chant et une vingtaine d'instruments : orguu, 4 violons, 3 violes, 4 hautbois, 3 trombones et les théorbes. Le coloris instrumental a des intentions descriptives ou psychologiques assez naïves. — Les parties musicales se trouvent â la Bibl. Nationale de Paris. -^
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Mais la Philothea est une œuvre de transition, où se conserve encore un peu de l'âme germanique. Quelques années plus lard, l'art italien déborde en Allemagne.
Parmi les commis-voyageurs de ce style, il faut surtout compter les jésuites. Les jésuites, qui ont répandu dans l'Europe du .wil' siècle un style d'architecture pompeu.x et déclamatoire, inspiré de Saint-Pierre de Home, ont aussi propagé l'opéra, sous sa forme la plus fastueuse, la plus vide et la moins vivante. Ce sont eux qui l'ont introduit en Bavière. En 16u3, fut donné à Munich le premier e.xemple connu du nouveau stvle dramaticomusical, VArpa f estante, du religieu.x italien G. Batt. Maccioui, poète, compositeur, virtuose sur la harpe,
critique d'art et diplomate. Si du moins cet Italien avait importé en Allemagne le vrai opéra italien, l'opéra de Cavalli ou de Stradella, plein de vie et d'éclat! Mais il lança au contraire l'Allemagne sur la voie du genre le plus fau.t : l'allégorie musicale. Les jésuites ont toujours témoigné d'un goût immodéré pour l'allégorie '. Ce qu'elle a de subtil, de compliqué et d'enfantin les a toujours séduits. Ils mettent en jeu toutes les forces de l'intelligence pour arriver à des solutions de charades, à de véritables niaiseries, qui semblent faites uniquement pour e,\ercer la
1. M. Pierre-Marcel Lévi a bien marqué ce trait, dans un livre récent sur la Peinture française à la fin du XVII" siècle. On y voit quelle inOuence détestable les jésuites ont e.^ercée, en peinture, par leurs énigmes et leurs allégories.
pensée à vide, pour ne penser à rien. C'est ce glorieux art de ne pas penser qui va se développer, grâce à eux, dans le théâtre allemand de la fin du xvil'= siècle. Les opéras de Maccioni sont le triomphe de l'esprit courtisan, flagorneur et nul. La musique était d'un dilettante, au courant des procédés de Cesli et de Monteverdi, mais sans personnalité. — A Maccioni succéda Joh. Kasp. Kerll, qui avait été élève à Rome de Carissimi et de Frescobaldi. Il était un sérieux musicien; J. S. Bach l'estimait, et H;cndel s'est parfois inspiré de lui; malheureusement, la musique de ses opéras s'est perdue. Les livrets, conservés , sont un fatras d'adulations grossières et de stupides allégories. Quelques-uns cependant, signés du marquis Pallavicino, de Sbarra, et de Gisberti, témoignent d'un effort pour faire revivre l'histoire, et particulièrement la légende germanique ou Scandinave '. Ils étaient écrits en italien; et les artistes, naturellement, étaient aussi italiens. — La duchesse de Bavière, Adélaïde, était une princesse de Savoie"; et l'italianisant Kerll eut pour successeur l'Italien Ercole Bernabei. Munich tut, à partir de 1670, un foyer d'opéra italien en Allemagne.
A Vienne, était Cesti'; et Draghi de Ferrare fut, pendant vingt-cinq ans, le compositeur officiel '.
A Dresde, Bontempi de Pèrouse avait, comme ou l'a vu, succédé à Schùtz. Né vers 1030, mort vers 1097, Bontempi fut élève de Vergilio Mazzocchi; il était un sopraniste remarquable et avait une culture étendue''. 11 fit jouer en 1002, à Dresde, à l'occasion des noces de la princesse de Saxe avec le margrave Christian Ernst de Brandebourg, un l'aride^, dont il avait écrit le poème et la musique. Le poème, dont le sujet rappelle un peu celui de II porno d'oro de Ccsti, est un des plus incohérents livrets qu'on puisse voir. La pièce commence avant la naissance d'Achille, et finit à l'arrivée d'Hélène à Troie; il y a presque autant de changements de décors que de scènes; aucune suite dans l'action. La musique est souvent plate, quelquefois très expressive; elle ne se préoccupe presque jamais de la situation, même quand elle est expressive. Ainsi, cet admirable tamento, sur une basse chromatique obstinée, qui fait penser à la mort du Commandeur, dans Don Juan, est chanté par un page poltron, qui se croit mourant d'un coup reçu en duel, et qui n'est même pas blessé :
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1. Ainsi, Amoi' tiranna de 167-2, qui est un épisode de l'hisloire des Goths. et se passe à Upsal.
2. Elle imposa son goût pour le chant à vocalises, avec de longs trilles. Elle prit part à la composition de certains opéras; et le duc y joua parfois.