‹ Encyclopédie de la musique et dictionnaire du ConservatoireChapitre 950 sur 1158 · IH^^^^M · texte numérisé non relu

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Nurrait Thraneu,railThraneniiiilThraueu,milThrauensîe zu kus sen.

Ce passage est tiré d'un recueil de 16.Ï2, formé de pièces à 3, 4, 5 et 7 parties, avec violons ad libitum''. IJans une collection de 1661, le même auleur présente des œuvres écrites pour 4, d et 6 voix, avec 2 violons, auxquels s'adjoignent .3 trombones, et, dans certains cas, 2 trompettes [clarini], dont, à défaut

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d'instrumentistes, l'on peut se passer. Zeutschner se modèle évidemment sur Schûlz. Comparez, par exemple, le début du motet E-i ei-hiib sich ein Streit , «il s'éleva un combat » [a" VI), avec les premières notes de la Symphonie sacrée de Schiitz Es steh' Gott auf (que Dieu se lève).

Es er hub sich ein Streil,

Et voyez, dans Resonent organa (n° IX), les imitations instrumentales analogues à celles que nous avons signalées dans mainte composition du maître de Dresde.

D'autre part, Andréas Hammerschmidt s'applique à rendre accessibles aux chapelles dénuées de grands artistes les motets à voix seule ou en duo, et les oeuvres vocales accompagnées d'instruments. S'il ne se manifeste pas constamment comme un maître de très haute valeur, le « bon Hammerschmidt », comme on l'appelle au xv!!!" siècle avec ironie, eut du moins ce mérite, nous dit Johann lieer, d'avoir entreteim la

ein Streit i

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musique dans presque toutes les églises de campagne, ce que n'auraient pu faire raille compositeurs de renom, avec leurs contrefugues et leurs étrangetés, car les bizarreries de style par lesquelles ils se font valoir ne sontpas aisémentcomprises par le peuple^. Il se contente d'être expressif dans ses soli, où la déclamation n'est pas enrichie, ni obscurcie par des tournures de chant recherchées; mais il est parfois un peu monotone. Ses phrases mélodiques manquent de contour et de mouvement : il psalmodie. On peut juger de son uniformité dévotieuse par ce passage de YO bune Jcsu* :

Secundurn inagnani niise ricor di ar

J -I J iJ -TO

ecuodurn inagiiain iijise ricor.di aintn ara;Tii sere re me. i

Mais ce défaut même de variété le sert, s'il ne veut être qu'édifiant et facile. La S)/mphonUi de sa quatrième il/esse, sans être d'ailleurs d'une écr-ilure irréprochable, est d'une convenance religieuse parfaite. A

la bien considérer, elle ne se compose que d'accords à peine ornés de la plus simple des broderies, mais c'en est assez pour donner l'impression d'une musique à la fois pleine et intriguée.

1. Varii variorinn tam ùt Italia qunm Germania excelleniissimorntn miisicorum Concentus, ab wia, i', S et -i vocibus, adjuncto basso ijc/terali : guos pnrttm Jtalia noiifîum divaUinrit ner Gcr}}iaf)ia piiblicatos vidit, Cùllccti et jiirispiibliri facti a gnodam hiijus stitdii amatore, Dresdae, sumtibiis Seyffertinis i043 (Bibl. naU, Vmi, 900).

2. Decas prtma... (Bibi. nat., réserve Vm', l'I). — Musicalische Ktrchen- und Haus Freude... «Bibl. nat., rés. Vni', 00).

3. Johitnn Deerens..., jnustralisrhe Dîsrursc , 1710, p. 73 (Bîbl. ilu Conscrv;Uoirc, n" ^S.iA'.}'i).

i. Mnlettne unius et diuintm vocum (Dresde, 1652), Bibl. nal., Vm', 97.i.

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XVII» ET XVIII» SIÈCLES. — ALLEMAGNE <.m

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On conipreiid aisrmenl que cette j^ravité réelle et que cette science apparente aient élé fort goûtées. >'ul miujiiiler de Tluiringe et nul canlor de village saxon qui ne fussent à même de diriger de telles œuvres, exécutées par des musiciens de bonne volonté. Malgré la médiocrité de la facture, les uns et les autres y gagnaient, tout en restant fidèles à une musique digne, de se familiariser avec les éléments de la composition et de se former un langage harmonique fort rudimentaire certes, et même non exempt d'impuretés, mais, en somme, suffisant. C'est à des maîtres comme le ■( bon llammersclimidt », que des provinces entières doivent une culture musicale assez profonde déjà pour que, du terroir ainsi préparé, surgissent des artistes qui n'auront pas besoin de s'attarder aux premières études et s'épanouiront à leur gré, presque sans apprentissage. 11 ne faut pas oublier que les Bach ont vécu dans une des régions où les œuvres de Hammerschmidt étaient très répandues. Spilta observe que, dans sou motet sur la victoire de l'archange Michel, J.-Christoph Bach s'inspire d'un motet fait par l'organiste de Zittau sur le même sujet'. Encore que l'on puisse attribuera. M. Altenburg l'invention du motif commun à ces compositions-, on ne peut méconnaître l'influence de Hammerschmidt sur le développement de la musique dans les moindres bourgs voisins de Gotha et d'Hrfurt^.

Instituteur des paysans, Hammerschmidt n'est cependant pas privé de qualités brillantes. Si l'on peut lui reprocher quelques négligences de style, négligences communes à toutes les œuvres du même temps, il se montre cependant à son avantage dans des compositions telles que ce double chœur, habilement

!. Johann Scbastùni Bach. I (1)^73). p. 49. La composition de llammcrsclimidt est la 56» du recueil inUtule Ander Theil geistlicher (jespràche fiber die Evangelia (Dresde. 1656).

i. Voyez lï-luiic puliliéc par M. !.. Mcinecke dans les Sammeîbànde der internatio}inli.'n Miisik(}eseUschafi, V, p. 44 (1903).

3. Spitta observe que les eiemplaices d'ieuvrcs de Ilainmerschmidt conservés dans ta bihliotlR-que de 1 éplise d'Anistadt perlent la trace duu usage continu [J.-S. Bach. I, p. 37|. Dans sa Mitsikaiische Bandifiitung (3« paiLie). publ. par iMaltiiesou en 1717, F.-E. Niedt renvoie, pour l'explii-ation de ce que sont les motets, aux paysans de Thuringe, chez lesquels ils persistent depuis Hammerschmidt (p. 34).

4. Viertrr Theil jnusikalisrher Andachlen yeùclicher Motetten U'id Concerte (Freiberi?, 1646, n" 22). i

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