‹ Encyclopédie de la musique et dictionnaire du ConservatoireChapitre 951 sur 1158 · Même recueil, n* il · texte numérisé non relu

Même recueil, n* il

6. ^fus^kaliscll£ Gespràclie, I, n» 5. Beaucoup dœuvres de liam-

traité, écrit sur la dernière strophe du beau choral de Philipp -Nicolaï, W'ie sclwnleuclit'l dcr M':}(jensti'r)i (avec quel éclat brille l'étoile du malin'*) ; il est digne d'admiration aussi pour la paraphrase vocale de même forme qu'il imagine sur le cantique Ich liai' iiicin Sack Oott heimgestettt". Et sa fantaisie ne sommeille pas toujours : il y a du charme et de l'originalité dans son u dialogue pour la fête de Noël », où l'ange accompagné de deu.t cornets, annonçant aux bergers la naissance du Messie, est interrompu par les joyeuses acclamations de ses interlocuteurs et, à son tour, mêle à leur chœur des cris d'allégresse". Eiilin, dans le Dinlonui; pour la fêle de Pâques, nous trouvons un petit drame liturgique où sont représentés les divers épisodes de la résurrection, ju.xtaposés d'après les récits évangéliques, et où se déroule, entre Madeleine et Jésus, la merveilleuse scène que Schiitz a deux fois illustrée, dans son Histoire de lu Histirrection et dans son Dinloçio per la Pnscuii. L'œuvre se termine par le chœur Suirf.vit Cltiixlrts Iiodir. déjà chanté après les premiers tableaux, bans la symphonie de l'introduction, il est à noter que Hammerschmidt emploie deux mouvements, annonçant ainsi l'un des premiers 1' » ouverture française'' ».

Parmi les musiciens d'église qui, à la même époque, traitent les genres inaugurés par Schûtz et Hammerschmidt, nous citerons Seb. -Anton Scherer' ; Augustin Pileger, dont les intéressants Psalini, Lialoiji et. Mollettae^. sa première œuvre, parurent à Hambourg en 1IJ61 '"; l'ingénieux interprète des textes Martin Colerus, dont la Sulamitisclie Srelen-llai inonie fut publiée en 1662, à Hambourg aussi; Werner Fabricius, qui, la même année, donna à Leipzig un recueil de compositions religieuses richement instrumentées et

merscliniitU oui été rééditées d.ins les Denkmùlei' deutscher Tonkttnst, el dans les [h-nkmàîer tlt-r Tonkwtst in Oestt'rrpirji.

7. Musikalisehe Andarhten , Vl« partie, n" 7 (Freiberg. 16i6).

8. Missae, Psalmi et .Uolelli. 1637, Bibl. nal., Vm'. 870. J'ai cilé plusieurs passages des compositions de Sclierer, dans la notice jointe aux œuvres d'orgue de ce musicien, publiées par M. A. Guilmant

Afcltives des iimitres de l'onjuey Xl« année).

f. Je sisnale en particulier le Pater iioster à 4 voix. Ecce, Domine, pour alto et deux violes, et Yanitas vauitatum (alto, ténor, basse, où l'alto solo déclame en pur slyle italien. Le dialogue Jesu, amor dulcissiine. entre le Christ et l'àrae, nous rappelle des œuvres romaines de même genre. Dans le solo de soprano O lîarmhertziger Vatter, avec quatre violes (L'psal, Ttih. 85 : 48). le procédé de développement du tiième par des répétitions en des tons ditl'erents est employé avec habileté.

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