‹ Encyclopédie de la musique et dictionnaire du ConservatoireChapitre 957 sur 1158 · WA · texte numérisé non relu

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Si celle douce mélancolie lui est propre, elle ne lui interdit pas cependant d'être pittoresque: il ne se refuse l'emploi d'aucune des images animées que ses contemporains mêlent au chant, pour traduire certains mots : ainsi, dans le Madrif/ale terliwn {Wns ist lier Neid^t), il ne néglige point de dépeindre les

replis du « serpent de l'envie », et, quand le texte du Madrigule quartum lui présente ces mots : « Loinde moi, peuple des péchés, » il donne à l'orchestre une véhémence significative. Enfin on trouve dans son œuvre des motifs dont l'ampleur paisible est fort agréable (Madrijale prlmum) :

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Dans son catalogue manuscrit, conservé à la Bibliothèque nationale, Séb. de Brossard loue Fischer, jugeant que sa musique est « très bonne et de style moderne ». Par ce que nous lisons dans le même inventaire, au sujet de Ph. Heinrich Erlebach, nous comprenons mieux ce que S. de Brossard admire en Fischer. Il écrit en effet, à propos d'un recueil d'Erlebach : « Cet ouvrage est très bon et du vrai goût de la musique italienne moderne. » Il est intéressant d'observer que ce musicien français ne dislingue pas, chez Fischer, les traits qu'il relient de ses éludes françaises, et qu'il n'aperçoit point non plus ce qui, chez ce compositeur, est spécifiquement allemand. Mais ce qu'il trouve en lui de « moderne », l'intensité d'expression aussi bien que les procédés de l'écriture-, il le considère évidemment comme venant d'Italie. Cette appréciation n'est qu'à peu près juste. S. de Brossard attribue à l'intluence des Italiens ce qui dépend de la nature germanique. On conçoitd'ailleurs qu'il s'y trompe, abusé par les apparences, et plus familier avec les auteurs d'outre-monts qu'avec les auteurs d'oulre-Rhin. Cependant, ces œuvres qui se confondent en son esprit sont d'essence bien différente. Le discours pathétique des Italiens semble toujours être fait pour la scène : dans les phrases

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