‹ Encyclopédie de la musique et dictionnaire du ConservatoireChapitre 958 sur 1158 · M Qu'est-re que l'envie · texte numérisé non relu

M Qu'est-re que l'envie

^. En particulier, sans doute, certains accompagnements en style d'imitation.

3. Je rpmercic vivement la direction de la Bibliothèque de l'universitL' royale d'Upsal, et particulièrement M. Axel Andersson, pour la

sobres des Allemands on découvre, au contraire, un désir d'expansion lyrique dont une sorte de pudeur relient sans cesse l'essor. Tandis que les Italiens feignent en maîlres et traduisent avec exubérance des sentiments qu'ils n'ont qu'en imagination, les Allemands, vraiment possédés, craignent d'êlre trop démonstratifs et de passer pour de vains virtuoses de l'émotion. Aussi, dans certains cas où les Italiens délirent déjà, ils restent modérés, par conscience aussi bien que par tempérament. Il faut que les idées grondantes de leur religion, les idées de la grâce, de la justification, du Dieu juste et tout-puissant, de la dette du pécheur, les surexcitent, pour qu'ils éclatent. Mais alors, ils atteignent, par leur énergie, aussi haut que les compositeurs plus tumultueux, et le ton concentré qu'ils gardent d'habitude les fait paraître encore plus violents.

Nous avons cité un exemple étonnant de celle vigueur expressive des .\llemands chez J.-Ph. Krieger. Dans une composition attribuée à Heinrich Bach (Itilb- 1692), nous trouvons, sous le même lilrede Lainento, une œuvre de tout point semblable à l'œuvre sombre et poignante de Krieger, Wie List du demi, o Gott. Celte pièce, conservée en manuscrit à la bibliothèque d'L'psaP, mérite d'être connue. Dans cette mu-

communlcation de cette pièce. Depuis que cet article a été écrit, celle pièce a été publiée, en Allemagne, sous le nom de Joli.-Christoph Bach. On a, en eiïel, de bonnes raisons pour croire qu'elle est du fils de lleinrirh. Cependant, le manuscrit donne, noUement, le nom de- Heinrich. Je reviL-ndrai, dans un autre ouvrage, sur cette question.

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XVII» ET XVIII" SIÈCLES. - ALLEMAGNE or.s

sique pôniitranto, nous dislitifiiions (léjii la farouche 1 le Ko'^t pour les formes dédriies, puisque cet air a tristesse de Jean-Sébastien. Nous y découvrons aussi | uno leprisc. Voici, d'ailleurs, ce Lamenta tout entier :

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