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JE

So ffiUl niir auf das Herzein Slein solulll miraufdas HerzeinSlein

Le ntliinc (Icvioril agile, il y a comme des soubrcsaiils dans le chant et dans la basse continue, à ces mots : <" Kt je suis environné de crainte. » Quand l'espoir succède à la terreur, le mouvement rliange,

une

cadence alerte V»J J) anime les phrases dé-

ployét's |)ar le soprano.

Dans un cantique de Noul in" 191, dont le commenremenl contient des passages qui sont d'une dOclamalion très juste et à peine enjolivée, Franck célèbre le Christ enfant par une sorte de prière lyrique, doucement balancée ' :

Wie herz lich se- he ich micb nach dir, du (Veii-den-

ïT. . ij. j'.r:i,j ^

rei ches Kind, wie herz lich se he ich mich- nach dir, du

f -L ' i I J J I l^ÉE^

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freu - den reiches, du freu.

.den rei ches Kind, etc.

Le même recueil de Wolfenhiiltel renferme un duo | nisle à Liibeck. La « basse obstinée » de lachaconne en forme de chaconne pour deux sopnoii, avec 2 vio- est faite de ce motif : Ions et basse continue de Dietrich Buxtehude, orga- I

Cette composition est d'un tour aimable, jilus mondain peut-être que religieux. Il ne faut point trop l'en bhimer : Bu.\tehude a parfois le mérite bien rare de captiver ses auditeurs en laissant s'épanouir, dans sa musique, une sorte de sourire. Mais ne croyez pas que ce rayonnement témoigne d'une joie vulgaire : rien de plus délicat au contraire que les joies de Buxtehude. Jamais elles ne nous choquent, mais elles s'insinuent en nous et nous possèdent. C'est ainsi que le début de l'une de ses cantates a telle grâce que l'on ne saurait y demeurer insensible : on n'oublie point cette musique tout unie qui accompagne les mots : Allés was ihr thut, mit Worten oder mit Werken, das thut ailes im Namen Jcsu^. Un peu plus d'accent, et elle serait saccadée; une redite encore, et on la trouverait commune. Et cependant, on ne regrette point que le tour trop facile de cette mélodie l'ait rendue obsédante : la sincérité, la naïveté de l'expression, rachètent ce que le chant aurait de trivial, si tout autre que Buxtehude l'avait écrit. La cantate qui commence ainsi est précédée d'une sonate formée d'un grave exorde, aux harmonies subtilement enchaînées, et d'un Presto en style

1. WillkommenJiebstPS Jesulein. Dans la citation musicale, au lieu (le se-hCf lire sehn (Combien, du fond du cœur, je soupire après toij.

d'imitation. Après l'espèce de cantique populaire que nous avons signalé, la basse déclame, en phrases répétées sur différents degrés du ton : « Aie ta joie dans le Seigneur, il le donnera ce que Ion cœur désire. i> Cet arioso {mi 7nineur) est suivi par un admirable intermède d'orchestre. Comme si, par l'enchantement de la musique pure, se réalisait déjà la promesse de béatitude, la « symphonie » s'élève soudain, ample, radieuse et tendre : de l'accord de sixte de mi mineur, largement énoncé, jusqu'à l'accord parfait de sot majeur, se déploie une série de modulations lentes. Du si de la quatrième corde, les premiers violons descendent, degré par degré, jusqu'au sol de la deuxième corde. Alors les instiuments se taisent; seulement accompagné de la basse continue, le soprano entonne : « Je laisse à Dieu le soin de décider. » Le chœur dit la seconde strophe de ce cantique, puis, vers la fin, l'orchestre se joint aux voix, après avoir d'abord joué des interludes. Une autre Sonata précède la reprise du premier chœur, par laquelle se termine la cantate. Dans ce dernier épisode instrumental, Buxtehude donne une nouvelle preuve de son goût pour les sonorités pleines :

2. « Tout ce que tous faites, en paroles ou en actes, faites-le au nom de Jésus, a

Adagio

Allegro

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Adagio

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Spitta nous a laissé d'excellentes analyses de quelques cantates de lîuxtehude, dans le 3° chap. du 2« livre de son Johann Sébastian Bach. En outre, M. Seiffert, qui a aussi écrit sur Buxtehude [ialivhuch dcr Musikbibliothek Pcters fur 1902), a donné, dans le 14= vol. des Denkmà le r deutscher Tonkunst (i 903), plusieurs compositions de ce maître. Je renvoie à ces publications, où l'on trouvera des renseifjnements détaillés sur les cantates et les Abendmitsiken. Je signalerai cependant quelques particularités dans l'orchestre de Buxtehude, l'emploi des trompettes bouchées, des trombones, les accords répétés qui semblent imiter le bouillonnement des eaux montantes, l'unité des phrases d'orchestre et des phrases de chant inspirées par les mêmes paroles. Dans la cantate Herr, ich lasse dich nicht (1)', dont le premier arioso a un caractère à la fois audacieux et tendre, le récitant fait entendre d'abord une suite d'exclamations violentes, qui forment comme un chant de trompette, qui va se répercuter, dans l'orchestre, en motifs de fanfare. Dans la cantate Golt, Idlfmir (IV)^, les invocations de la basse sont redites aussi par l'orchestre qui, plus loin, dépeint les eaux grossies qui s'élèvent : au cours de cette composition, la mélodie du choral Durch Adams Fall'^ est jouée par les violes et les violons unis, tandis que le chœur fait au thème liturgique un accompagnement figuré. Après une introduction aux harmonies pleines, aux phrases larges, interrompues par des silences dramatiques, semés d'accords pesants et précis, le soprano expose le choral Wo soU ich jlielwn liin (V)' soutenu par les instruments. La basse répond à ce cantique où s'exprime l'anxiété du chrétien, par un air de forme libre où

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