‹ Encyclopédie de la musique et dictionnaire du ConservatoireChapitre 974 sur 1158 · LA MUSIQUE INSTRUMENTALE · texte numérisé non relu

LA MUSIQUE INSTRUMENTALE

Tandis que Michael Praetorius assemble, en sa Terpsichore Musariim aoniarum quinta (1612), « des

IlI^rolltlC DE /. .1 Misinric

danses et chansons françaises de toute espace, 21 branles, l:t aiilres danses aux noms étiaiifiers, 102 couianti's, IS voltes, :i7 liallels, :i ]>assoMii'/cs, SA {^aillaiili'S cl V loprisi's' », il se trouve i|u'un autrr Alioinand, Paul l'ouil, dés l'année |>récéil(>nle, a orj;anisé, en forme do u suite », des danses lie rytlinie différent (Neite l'iidoitait, Inlrailn, Tiiniz utut (idUi'iriln) (]ue, dans le itiénie lemps, Th. Sinipson pulilie, à Francfort, ses Mciif l'(iriiiii:n. Hiilllanl'U , Conranlin Utul Volliii, el (|ue V. Olto donne, à Leipzig, ses ?iriie Padutineii, (inUidrdrn, hUnulen und Couidnlcu. boulin, en 1617, J.-H. Scliein édite, à Leipzig, son liancltel/o musicale, où se succèdent, par séries, pavanes, gaillardes et courantes, l/idée de grouper les danses n'est d'ailleurs point neuve : un grand nombre de musiciens l'ont déjà mise en pratique-. Mous devons cependant insister sur les œuvres de l'eurl el de Scliein, quiîprésenleiil les spécimens les plus intéressants cl les plus ingénieusement combinés de suite ordonnée.

Parmi les auteurs de cette période, il convient de citer W. Brade {i\'eire att'ierlesene liebliche Branler, Hambourg, ICitT; — Ncwr tusli(jr Vnlten, Couranten, Francfort-sur-l'Oder, 1021), J. Staden {iipusndum nonim. Nuremberg, lOili), J. Posch [Mminilisclif Elire- iind Ta fel- Freud I. Nuremberg, 1020), W. Uleyer (.Vfuc Paduaniii. ('KiUiiirdrn, Canzonen, etc., Leipzig, 1024), J. Moller {yeive Piidiianen itnd dnniuff gchôriije Gat- Uardcn. lG2:i).

En 16:!0, llammerschmidt publie ses yewe Paduanen, dans lesquelles, à vrai dire, nous ne trouvons point de « suites » développées, puisqu'il lui sulTit, bien souvent, de deux sortes de danses iballet et courante, — ballet et sarabande, etc.). Comme on le voit, il introduit, dans les groupes qu'il forme, la S'/rabande. Il accepte aussi des pièces qui ne sont point des danses : les Airs et des dinzone. D'autre part, les vieilles pavanes qui ont eu jadis tant d'importance dans les suites, paraissent de plus en plus rarement. Si Vierdancl^ (ieu)\ Knoep (I0.')2 et 1000)*, Briegel iieo2), Zuber (1039), composent leurs recueils presque uniquement de pavanes et de gaillardes associées, ces danses, à partir de lO.'iO, sont isolées, dans les suites : liosenmûller et Hake (10:i+), J.-R. Ahle (Das dreyfachc Zelien, 1655), Werner Kabricius {Deliciae Harmoniae, lOoO), etc., mêlent, avec les autres pièces, une pavane; Johann JaUob Lùwe {Synfonien. Intrnden, etc., 16;i8)'', et Matthias Kelz {Primitiae musicales, lOjS^.et Epidiijmd Ha rmuniae novae, 1009'') admettent encore la gaillarde*. Ces deux derniers compositeurs commencent chacune de leurs suites l'un par une Syiipniic, l'autre par une Sonate: Johann Uudolph Ahle (Bas dreifnche Zchni.... I6:i0), Martin llubeit Si)i/V/;i('>/«, Sriierzi. etc., lOliO), avaient, avant eux, doimé, en tête de leurs suites, des pièces qui n'étaient point des danses. Voici la composition des séries de pièces de même tonalité que Kelz nous offre dans ses Priiniliae musicales :

Page 1