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niSTDlBE DE LA MllSIonE
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où il échappe à celle contrainle somptueuse a cependant quelque intérêt d'iiaimonie, bien qu'il soit fort simple, et la conclusion a un certain éclat, encore qu'assez pauvre de contenu.
En cette œuvre de circonstance, le souvenir de la musique l'rançaise, pompeuse et sans diversité, se reconnaît aisément'.
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ein Kind
Sous le nom de Sercnnld, un chœur profane d'Krlebach nous est parvenu. Celte composition fait partie des Musicdlia qu'il écrivit pour l'acte d'hommage de la ville de Miililhausen en llOo. Nous avons analysé plus haut le concertn destiné à la fête religieuse. Dans la Setrnatu, le musicien célèbre l'empereur avec une magnilieence un peu uniforme. L'emploi inévilable des trompettes limite son invention. L'épisode
1. BlblioUiêquc de la Kiniit/l. BocItsrltHff ftir ^fttsili• de Berlin, ni6me cole que les Miisicalia cités plus haut : IJG31'-1543. i. EdUioa licU Bnrh-Gescllscliiifl, 30, pp. 309-311.
: J.-S. Bach nous a laissé, dans le livre de musique d'Anna Magdalena, sa seconde femme, quelques mélodies - fort expressives; elles sont assez con- ; nues pour que nous ne fassions que " les signaler ici-. Signalons cependant l'applicalion pittoresque et e.xpressive de ce que l'on appelle « basse de Murky », dans Gedenke, inein (iemiillie. Marpurg nous rapporte que cette sorle de basse qui va par bonds d'oclave avait été imaginée vers 1720 par un certain Sydow, désireux de donner à un air comique un accompagnement bizarre et cai'icaturaP. Chez Bach, l'intention est tout autre : si on rapproche le motif qu'il emploie ici de motifs analogues employés dans les cantates,
3. 30» de ses « lettres critifjues .. l'I^'^ol. des KriliscUe Uriefe, 1760, p. 28t3). Ces motifs sont d'adicurs emplcyés dès la liu du xvii» siècle.
ENCYCLOPÉDIE DE LA MISIOIE ET DICTIOXXAJIŒ Df COSSERVATOIRE
on reconnaît que, par ces oscillations de la basse, il veut évoquer le tintement du glas '.
On chante encore quelquefois, sous le nom de Jean-Sébastien, une mélodie transcrite dans le recueil d'Anna Magdalena avec cette mention : Aria di l'iiovannini. Encore que le début rappelle assez distinctement les premières mesures de deux compositions de Bach-, il apparaît, aussi bien par le dessin du chant que par l'accorapagnemenl, que cette pièce
n'est pas de lui. Si on la compare, au contraire, aux mélodies de Giovannini, on aperçoit mainte ressemblance de slvle et de facture. On voit même que cette mollesse continue n'a rien de Bach. Comme cet Italien, qui a écrit sur des paroles allemandes, a fourni des « odes n pour le recueil publié par Grâfe, nous pouvons, sans sortir de notre sujet, aider à celte comparaison, en citant un de sesairs^ :
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Dans les mêmes recueils de Grâfe se trouvent des airs de Hurlebusch, etc.
Pour l'étude approfondie des mélodies profanes allemandes au xvni= siècle, je renvoie aux articles de Philipp Spitta, Spcrontes sinijende Muse an der l'Ieisse, à l'ouvrage de M. Friedliinder'', et au livre excellent
1. Les paroles sont : Sonjje, mon âme, au tombeau, et au ballemeal des cloches.
î. Voyez le dernier duo de basse et de soprano de la cantate M'iichet auf (B. G., MO) et l'air de ténor de la cantate Wer Dnnk opferl (B. G., 17).
3. Signification des paroles, dues à von Ha^edorn : « Dieu des songes, ami de la nuit, loi qui donnes de douces joies, rends heureux le pâtre, envié des princes. Charmant .Morpbée, ne larde point à satisfaire mon cœur et mes veux. »
+. Das deutsche Lied im IS /akhimtlerl, inOî.
de M. Kretzschmar, Gc:<ch. des uciien deutschen Lie- (/cv. i''" partie iBreitkopf et Hirtel, lOli).
Quant aux cantates profanes de la même époque, elles sont de même caractère que la musique d'opéra. Il ne nous appartient pas d'en parler ici.