‹ Encyclopédie de la musique et dictionnaire du ConservatoireChapitre 984 sur 1158 · CV · texte numérisé non relu

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1006 EXCYCLOPÈDIE DE LA MUSIQUE ET niCTIONNAIRE DU CONSERVATOIRE

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On trouve encore dans cette collection manuscrite une sonate li violons et hassol île Caspar Kerll {n° 121, (les univres de l'iirhs, d't'trechl, de Rosier, de lleller, de J.-l'. Kiu'p;ei- m» l.i.i), de lîosemmiller'. Le motif

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énoncé par le second, puis par le premier violon, au déiml d'une sonate de J. Sloss, est d'une structure assez rare à cette époque :

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En 1675, Nicolai avait publié, à Aufisbouri:, 12 sonates [Eisler Tlieil iinlnnneiiliiUselier Snchen, Bibl. nal., Vm", I472i écrites, les unes pour 2 violons et viole de gambe, les autres pour 2 violons et basson. En général, après le développement, en style mêlé d'imitations, d'un premier motif, Nicolai écrit un addiiio assez court, sur le même sujet, et termine la pièce par un nlle<jro. Dans la 12= sonate, la conclusion est faite par une reprise, adiigio et en noires, du sujet initial, présenté en croches au début.

Le parti pris de baser la composition sur un motif unique, transformé dans chacune des parties de I'cruvre, est évident chez Séb. Anton Scherer.qui donne, en 1080, une série de sonates, sous ce titre : Soiuilne a 3 (Bibl. nat., Vra", 14-731. Les motifs des pièces de différente mesure qui s'y succèdent dérivent du motif exposé dans la première pièce-.

.1. Mosenmuller dédie en 1082 un recueil de Sonate il 2, 3, i e ■') slroiiifitti à Ulrich, duc de Brunswick. Ce sont des œuvres don la l'orme n'a rien de dé-, terminé : les mouvements se suivent ; les passages fugues, les fragments de récitatif, sont entremêlés, sans que l'on distingue de type général de structure. La même liberté parait dans les sonates du Fidicinium sacto-profanum de Biber, publiées vers la même époque. Joh.-Philipp Krieger \Siionale à doi, Violinoe Viola du gamba. liiO:!) sont composées de même^. Buxlehude a des procédés analogues, dans ses VI Suonate (10901, où se manifeste une verve rude, quelque chose de décidé et d'incisif-.

Dans 10 des 12 sonates de la Cithara Orphei de l'Alsacien J.-li. Rauch (Strasbourg, 1097), la fugue termine la composition. Le nombre de pièces successives est assez réduit : si la seconde sonate en comprend cinq, cinq n'en renferment que quatre, cinq autres trois, et une, la douzième, deux seulement. Cette dernière sonate a encore ceci de particulier,

!. On trouve dans ce recueil des pièces donl l'orctiestration est curieuse ; ainsi (u" 110) la viola d'atnore concerle avec le violon, le luth accompagne les deux violons ia" 114).

2. Sur ces sonates de S.- A. Scherer, voyez la préf. aui œuvres de Scberer [Arrhives ttes nviitres tie Vortjue, puhl. par M. A. Guilmant).

3. Voyez l'art, cité de M. K. Nef. p. 29, et les Monnlsli^fte fur Musikgeschichte de R. Eitner (1898), où deux de ces sonalcs sont publiées.

([u'elle est écrite pour deux violons, deux violes, basson et orgue, tandis que les onze qui précèdent sont faites pour 2 violons, basson et orgue. Les difïérentes parties des sonates sont plus développées, moins dépendantes les unes des autres, que chez les musiciens que nous avons déjà cités. L'iniluence de Corelli se manifeste en cela. Par l'ampleur des dessins, par le discours abondant de ses fugues, Rauch se distingue encore de ses prédécesseurs.

Cettedivision en quatre parties environ, dont Corelli donne le modèle, est la division de la plupart des sonates écrites à partir de la lîn du xvn» siècle. Les XU Suoniilc de Henri Albicastro (Weissenburg) sont construites sur ce plan. Accueillies avec faveur, ces sonates sont cependant d'un style assez sec, encore que la technique du compositeur soit bonne ^.

J.-S. Bach', HandeP et Telemann ont écrit encore des sonates de même forme.

Itans t]uelques-unes des pièces du recueil manuscrit de Rost, que nous avons cité, se remarquent des épisodes où s'épanouissent de grands traits joués en solo. C'est une expansion de virtuosité qui, parfois, ne va pas sans quelque lyrisme. La forme du concerto italien devait permettre au compositeur et à l'instrumentiste de manifester pleinement, et d'une manière organisée, leur inspiration individuelle. Annoncée dans les tirades, dans les phrases suspendues qui ressemblent à des interrogations, dans les fragments de récitatif, mêlés aux pièces de musique instrumentale; préparée aussi, quant aux procédés, dans certaines œuvres de chant accompagné, où l'orchestre et les voix dialoguent, sont comme en débat, puis se réconcilient, cette espèce de musique, dont les Allemands possédaient les ressources techniques, et dont ils

4. Publ. par M. Stiehl dans les Denkmâler deiUscher Toiikunst (I, tl, I!iû3). Cf. Dietrich Buxteliude, 19l;i.

a. M. K. Nef a publié, à la suite de l'art, déjà cité, une fu^e de Hauch. Il a, de plus, mis en partition une certaine quantité de sonates allemandes du xvit" siècle. Ce recueil a été déposé à la Bibl. roy. de Berlin.

»i. Ed. de la Bfich-Geselhchnft, XI.

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