LA SURFACE
i5 c/m. de longueur sur 9 c/m. de largeur ; l’autre, entièrement plat, fig. 23g, devra avoir 32 c/m. de longueur Fig. 23a. Lissoir convexe SUT 20 c/m. de largeur. pour presser l’étoffe sur Lorsque le patron du dessin est
l’envers. découpé, on le met sur une planche
- que l’on a recouverte d’a-
/ '' de colle, on laisse reposer le
/ carton sur cette colle le
-1" - - -gy temps voulu, pourqu’ils’en
Fig- 239- imprègne, puis on l’enlève
Lissoir plat -u^appli^uer les dessins sur soigneusementetonlepose,
le côté enduit de colle, sur | le tissu, exactement à la
a place que le dessin doit
.... — occuper d’après le calque.
VjV- , \ On saisit ensuite le grand
lissoir de la main droite et on l’applique sur le dessin collé, Fig. 240. puis, le petit lissoir dans la
Le couteau-serpette. Grandeur réduite. majn gauche, On en frotte le
tissu à l’envers, bois sur bois, jusqu’à ce que la colle du carton se soit bien communiquée àtoutes les parties de l’étoffe.
Ce travail terminé, on laisse sécher complètement la colle, puis seulementon commence à bro-
Fig. 241. Casier a fournitures.
Le couteau-serpette (fig. 240). — Dans la plupart des cas on prépare d’abord le dessin sur un carton assez épais.
Fig. 240.
Le couteau-serpette. Grandeur réduite.
Fig. 241. Casier a fournitures.
BRODERIE AU PASSE ET BRODERIE D’OR
Pour des dessi de la peau de §j chevreau.
On reporte H le dessin sur la B surface du pa- jjj pier ou de la jj peau , suivant ■ les procédés in- I diqués au der- g nier chapitre, jjj on le dé- ■
carton
puis
coupe avec le couteau-serpette.
On ne peut faire que de courtes entailles avec cet outil ; on les fait en le tirant à soi, lapointe en dehors, le côté rond vers le corps.
La lame devra être très tranchante, afin que le carton et la peau soient toujours coupés d’une manière entièrement nette
Casier à fournitures (fig. 241). planchette ou dans un carton très timents que l’on compte employer de
Fig. 242. Emploi de la broche
Fig. 243. Broderie a la cannetille d’or,
124 BRODERIE AU PASSÉ ET BRODERIE D’OR
La cannetille, à elle toute seule, exige souvent plusieurs compartiments; on la coupe en différentes longueurs selon le dessin, ainsi qu’on le voit dans la fig. 24^ ; les bouts de même longueur sont placés dans un même compartiment. La partie supérieure du casier, confectionnée en carton ou en bois, est appliquée sur du gros drap non foulé ; sur ce fond pelucheux, les fournitures restent immobiles, elles ne jouent pas, de sorte que l’aiguille, pouvant y pénétrer, les relève plus facilement que sur un fond plus résistant.
Emploi de la broche (fig. 242). — Outre le collage du carton, on peut encore recourir, pour affermir les pointes des feuilles, à des points d’arrêt, tels qu’ils se trouvent indiqués dans la fig. 242.
Le fil d’or pour la broderie doit être monté double sur la broche. On fait aller et revenir le fil. d’or comme dans la broderie expliquée par la fig. 234. Chaque fois que le fil d’or est ramené, on l’arrête au moyen de deux points.
On prépare un passage à l’aiguille au moyen du poinçon que l’on fait pénétrer à l’endroit où le point doit entrer et sortir.
On peut se dispenser de préparer le trou à l’aiguille dans des matières très souples ; mais dans les tissus brochés, dans la peluche, dans la peau et dans les cuirs, où chaque point défectueux laisse une trace déparant 1 ouvrage, il est indispensable de marquer au préalable l’endroit où doit être placé le point.
Certains fils d’or sont raides et difficiles à travailler. Lorsqu’on emploie de ces fils, on met le fuseau monté d’or dans un endroit bien chaud, par exemple dans un four de cuisine ; le métal devient plus souple et plus maniable.
Broderie à la cannetille d’or (fig. 243). — Dans l’art de la broderie d’or, on fait bien de commencer par la broderie au bouillon, appelé aussi cannetille ou lamelles. On appelle bouillon des petits fils d’or ou d’argent tournés en spirale et cannetille de petites lames très fines d’or ou d’argent tortillé. On fait monter sur l’aiguille, comme des perles, les petits morceaux coupés et on en recouvre le patron en carton, en les serrant le plus près possible, sans toutefois les faire chevaucher.
BRODERIE AU PASSÉ ET BRODERIE D’OR
On obtient des effets charmants en employant du bouillon mat et du bouillon brillant ou frisé dans une broderie ; le premier servira pour les parties ombrées, le second pour les parties éclairées.
Broderie a,ti point/ dio.man.tB (fig. 244)* — Un nouveau genre d emploi du bouillon se présente dans le point diamanté.
On monte sur l’aiguille, que l’on fait sortir et rentrer par la même voie, de petits bouts de cannetille, longs tout au plus de un millimètre et demi.
Ces points, ressemblant au point d’armes, produisent de petits nœuds excessivement brillants, pareils à la semence de diamants, surtout lorsqu’ils sont faits avec de la cannetille d’argent.
Les points devront être placés en différents sens et rapprochés de telle sorte que le tissu en soit entièrement couvert, car plus les petites perles de bouillon sont nombreuses et rapprochées, plus la broderie produit d’effet.
Motif de broderie chinoise (fig. 245). — Nous recommandons comme une véritable distraction l’imitation des broderies d’or chinoises.
Ce travail consiste à fixer un fil d’or, au moyen de points d’arrêt, sur un dessin finement contouré. On peut exécuter ces imitations sur les tissus ordinaires et sur les tissus les plus précieux aussi bien que sur des étoffes sujettes à être lavées. Dans ce cas, on se servira de l’Or fin D.M.C pour la broderie N° 20, 3o ou 40 (*), qui supporte parfaitement la lessive, ce qui permet d’utiliser ces broderies pour les objets destinés à la toilette et à l’ameublement.
L’emploi simultané d’or uni et de Chiné d’or contribue singulièrement à relever l’éclat de ces broderies. Ainsi, pour exécuter le dessin de la fig. 245, on a employé pour les arbres,
( ) Voir, à la fin du dernier chapitre, le tableau des grosseurs .et la liste des couleurs des fils et cotons D.M.C.