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Fig. 86i. Broderie turque.
double face, comme le mhm—— MM— MH— — — MM! dessin précédent.
On fera de préférence ce genre d’ouvrages sur la toile algérienne qui ressemble parfaitement aux tissus qui se fabriquent en Turquie.
Il n'est pas indispensable de compter les fils pour établir les petites fleurs et les tiges, mais nous conseillons de le faire pour arriver à une régularité parfaite des zig-zags qui bordent l’ouvrage et des pois qui sont semés entre les dents.
Le Chiné, or et rouge, et le Chiné, or et bleu, serviront à faire la fleur dont l’intérieur peut être brodé d’Or fin D.M.C pour la broderie; le Chiné or et vert par contre servira à broder les feuilles et la tige. Les pétales de la fleur sont à sertir de points coulés, en Coton à broder noir, que l’on répétera sur l’envers de l’ouvrage et exactement sur la ligne des premiers points, si l’ouvrage doit être fait à double face.
Quant à la petite bordure, la distribution des couleurs peut être faite à volonté ; cependant ce sera toujours le Chiné rouge auquel on donnera la préférence pour confectionner la bande en zig-zags.
Broderie marocaine (fig. 862, 863, 864, 865). — Cet ouvrage, qui porte le nom du pays d’où il est originaire, peut être rangé suivant son mode d’exécution dans le genre d’ouvrages à la reprise, ou dans le genre des points damassés.
Fournitures : Chiné d’or D.M.C N° 3o et Coton à broder D.M.C N° 40.
Couleurs — Pour le Chiné: Or et rouge, Or et bleu et Or et vert.
Pour le Coton à broder : Noir grand-teint 3 10.
574 OUVRAGES DE FANTAISIE
Fig. 862. Broderie marocaine.
Fournitures — Suivant le tissu : Fil à pointer D.M.C, Cordonnet 6 fils D.M.C, Coton à broder D.M.C, ou Coton à repriser D.M.C. (*)
Couleurs : Rouge-Cardinal 346. (*)
(*) Voir, à la fin du dernier chapitre, le tableau des grosseurs et la liste des couleurs des fils et cotons D.M.C.
Pour faire le dessin de la fig. 862 on saute toujours 5 fils et on relève le sixième.
Dans le retour on relève le troisième des 5 fils que l’on a sautés dans l’aller et l’on procède de la même manière sur toute la surface de l’ouvrage, à moins que les lignes du dessin n’exigent une dérogation à cette règle, comme, par exemple, dans certaines parties de la fig. 863 où l’on voit les fils lancés par dessus 7 ou 8 fils et dans les bordures, fig. 864 et 865, où les points sont disposés assez arbitrairement, uniquement pour arriver à faire ressortir nettement le dessin. (*)
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OUVRAGES DE FANTAISIE
Fig. 863. Broderie marocaine.
Quart d’un des motifs de la fig. 862.
La fig. 863 représente le quart d’un des motifs qui font l’ensemble du dessin fig. 862.
On réunira donc quatre de ces parties pour faire un motif entier et, en commençant l’ouvrage par son mi- ,. „
. . . Fig. 864. Broderie marocaine.
lieu, on ira jusqu au point Petite bordure extérieure de la fig. 862.
où l’on voudra ajouter
l’une des deux petites bordures, fig. 864 et 865 ; car ce fond peut être interrompu n’importe où.
070 OUVRAGES DE FANTAISIE
La plupart des tissus peuvent servir pour le fond de ce bel ouvrage ; seulement on assortira les fournitures en conséquence, le Coton à tricoter ou le Fil à pointer ne seront employés que pour les tissus plus gros, tandis que les autres sortes de fils et cotons D.M.C, et surtout les numéros plus fins, se recommandent plutôt pour la broderie de tissus plus fins, tels que la toile de Rhodes N° i , la toile d’Espagne ou la toile algérienne.
Fig. 865. Broderie marocaine.
Bordure et entre-deux pouvant servir pour border la fig. 862.
Bande en broderie-application (fig. 868). — La broderieapplication consiste à fixer sur un fond d’étoffe des morceaux d’une étoffe différente.
On peut donc faire des applications sur toile, sur soie, sur velours, sur peluche et sur cuir; les étoffes appliquées tiennent alors lieu de broderie. La plupart des étoffes' que l’on applique doivent être doublées de papier de soie très fin avant que l’on ne Commence le travail.
Pour coller le papier à l’étoffe, on prépare d’abord une colle d’amidon de froment (toute autre matière ne sèche pas assez vite) on l’étend sur le papier à l’aide d’un pinceau et l’on écarte soigneusement tous les petits grumeaux qui auraient pu rester dans la colle. La colle d’amidon ne devra pas contenir plus d’eau qu’il ne le faut absolument pour que les deux couches, l’étoffe et le papier, s’unissent parfaitement ; la première ne devra jamais présenter des taches d’humidité.
Sitôt la colle uniformément étendue sur le papier, on y applique le tissu, que l’on frotte dans le sens de la trame,
OUVRAGES DE FANTAISIE 377
avec un linge propre pour faire sortir l’air qui pourrait être encore retenu par ci par là, et qui ferait gripper le tissu.
Cette première opération terminée, on pose sur une planche de bois droite et lisse plusieurs feuilles de papier qui ne devront avoir pris aucun pli, on y pose l'étoffe doublée de papier, on la recouvre de plusieurs autres feuilles de papier que l’on presse finalement avec une seconde planche, sur laquelle on mettra encore des pierres ou des pièces de fer très pesantes.
On laisse l’étoffe sous presse jusqu’à ce qu’elle soit complètement sèche.
Au moyen de ce procédé on peut utiliser des tissus même assez légers pour la broderie-application ; les velours de n’importe quelle qualité et les peluches n’en souffriront nullement ; inutile de craindre qu’ils ne moirent en sortant de la presse.
Pendant que les tissus sèchent, on transporte le dessin au complet sur le fond que l’on veut broder, mais on ne dessinera sur l’étoffe doublée de papier que les parties qui doivent être appliquées ; puis on les découpe à l’aide de ciseaux très tranchants, car les bords des motifs découpés ne devront être en aucun cas pelucheux ou effilés.
Le fond, monté sur un métier pareil à celui que nous avons expliqué à la page 120, fig. 236, est à placer sur une planche ou une table de telle façon que l’étoffe seule y repose ; le métier débordera sur les quatre côtés.
On met encore une fois de la colle sur l'envers des parties découpées et détachées et on les applique sur les lignes correspondantes du fond.
Ce deuxième collage doit être fait le plus rapidement possible, pour arriver à presser en même temps avec une planche toutes les pièces appliquées.
Ce n’est que lorsque la colle est de nouveau sèche que l’on commence la broderie ou la pose des ganses.
Les ganses sont à fixer sur le bord des étoffes appliquées par des points invisibles sur la surface comme nous l’avons expliqué à la page 180, ou bien aussi par des points surjetés.
Dans les deux cas on les poussera suffisamment sur le bord découpé pour qu’elles le couvrent entièrement et empêchent
OUVRAGES DE FANTAISIE
les étoffes appliquées de s’effiler à la longue ; car si ce défaut se produisait sur une broderie-application ce serait un ouvrage mal fait.
Si l’on veut sertir de broderie les étoffes appliquées, on fera sortir l’aiguille à proximité immédiate du bord découpé et on avancera le point de 1 à 2 m/m. sur l’étoffe.
Fig. 866. Bande en broderie-api
Les couleurs de sertissage seront à choisir dans les tons les moins voyants et, si la disposition des ornements le permet, dans une nuance ne tranchant pas trop sur le fond.
Broderie d’Espagne (fig. 866, 867). — Ce sont presque exclusivement le point de languette ou de feston, fig. 171, et le point au passé, fig. 221, qui figurent dans cet ouvrage qui
le second, celui qui se trouve sur le côté extérieur de la ligne, on forme des picots, en repliant le fil d’or de droite à gauche et en arrêtant la boucle par un point de feston, introduit dans la boucle même et par dessus les fils d’or réunis, comme on le voit dans le petit détail de la fig. 867 qui représente un quart du dessin entier.
Bande en broderie-application.
diffère complètement de ceux que nous avons traités précédemment quoiqu’il soit établi avec des points aussi connus.
Les points de languette se font par dessus deux fils d’or et longent les contours d’un dessin qui doit être approprié à ce genre de broderie.
L’un des fils d’or reste toujours à l’intérieur de la ligne ; avec
OUVRAGES DE FANTAISIE
Pour faire les festons on emploiera un fil assez tordu et très rond tel que la Soie de coton D.M.C N° ioo ou le Fil à dentelle D.M.C Nos 70 à 100 sur bobines.
Là où les picots doivent combler de plus grands vides on en réunit plusieurs en les reliant successivement avec celui qui avait été fait en premier lieu.
Lorsque tous les contours sont bordés de points de feston et de picots, on couvre les espaces restés à l’intérieur des lignes et qui forment le dessin proprement dit, de points au passé,
Fig. 867. Carré en broderie d’Espagne.
Fournitures : Or fin D.M.C pour la broderie N° 40, Coton à broder D.M.C N0’ 5o et 100, ou Fil à dentelle D.M.C N° 80. (*)
Couleurs : Bleu-Indigo 3 12, 322, 334 et Bleu pâle 668. (*)
(*) Voir, à la fin du dernier chapitre, le tableau des grosseurs et la liste des couleurs des fils et cotons D.M.C.
Fig. 868. Quart du dessin de la fig. 867. Grandeur naturelle.
Les fleurs sont recouvertes d’un point de fantaisie, formant de petits losanges réguliers ; on cache chaque second rang de points sous une paillette.
Quant aux couleurs indiquées au-dessous de la fig. 867, voici comment nous les trouvons distribuées dans l’original.
Le Bleu pâle 668 est invariablement employé pour tous les points de feston qui contournent les lignes ; le Bleu-Indigo 33q pour le haut des fleurs ; le Bleu-Indigo 322 pour les parties inférieures, et les trois nuances bleues sont à noyer dans les pleins de telle sorte qu’on ne puisse distinguer les nuances.
On achève l’ouvrage entier, puis on enlève, au moyen de
pour lesquels on prendra du Coton à broder ou du Coton à repriser ; la broderie est à enrichir plus tard avec des paillettes très délicates qui donnent à l’ouvrage entier un aspect scintillant qui fait le charme de cette broderie.
OUVRAGES DE FANTAISIE
OUVRAGES DE FANTAISIE
ciseaux, l’étoffe par dessus laquelle ont été entrecroisés les picots.
Il nous reste à ajouter un mot au sujet de la copie du dessin.
Dans la fig. 868 on remarquera que les fleurs, les arabesques et les rinceaux se suivent ; que tout en étant symétriques, chaque quart suit un autre mouvement. On ne pourra donc répéter simplement quatre fois le dessin ; après avoir relevé le dessin tel qu’il se trouve dans la fig. 868, on réapplique le premier quart, et signe -f- sur signe + du côté droit ; on fait le second quart, puis renversant la partie de droite on obtient le 3me quart en faisant coïncider les signes + ; au quatrième quart les lignes devront rencontrer celles du premier.
Point de vannerie sur toile (fig. 869). — Ce point a une certaine analogie avec le point grec, fig. 278, et avec le point monténégrin, fig. 3o6, seulement il n’est pas traversé par un point vertical comme ce dernier.
Le point de vannerie peut être fait sur toute espèce de
tissus, sur fils comptés ou seulement en suivant un tracé, large ou étroit, avec du fil fin ou gros, à points très serrés ou plus espacés.
On introduit l’aiguille dans l’étoffe, de gauche à droite et selon l’étoffe et la matière employée sous 3 à 6 fils du tissu,