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puis revenant vers la droite, on

Fig. 869. Point de vannerie sur toile, r .

fait à la ligne un second point, 6 à 8 fils au-dessous et de la même largeur que le premier, puis un troisième que l’on place dans la même ouverture que celle par laquelle a passé le premier point et, poussant l’aiguille sous l’étoffe, on la fait ressortir à gauche au milieu de l’espace compris entre le dernier point et le haut du second. Le pointillé dans la gravure indique clairement la suite des points.

Point perlé (fig. 870). — On rencontre très fréquemment le point ci-contre sur les anciennes broderies sur toile.

Nous donnons plus loin un dessin qui permet d’utiliser cette jolie espèce de broderie.

OUVRAGES DE FANTAISIE

Contrairement au plus grand nombre de points, celui-ci se travaille en remontant et on relève avec l’aiguille quelques fils du tissu ; on tire l’aiguillée, puis on passe encore une fois, en suivant la direction de la flèche, sous le fil posé en premier lieu et l’on fait un nœud bien serré.

On retrouve ces points exécutés de manières très différentes, suivant l’habileté ou le goût de l’ouvrière ; ainsi tantôt les nœuds sont obliqués comme dans la fig. 870, tantôt ils sont droits et très rapprochés les uns des autres comme dans la fig. 873, où ils prennent l’aspect d’une file de perles très serrées, et tantôt encore ils sont plus espacés comme dans la fig. 876.

Ces différentes manières peuvent être adoptées indistinctement, seulement on aura soin Fig- 871. Point coulé en relief. de faire des points réguliers.

Ce n’est que la direction que l’on donne aux points ou le plus ou moins d’étoffe que l’on relève qui en change l’aspect.

Point coulé en relief (fig.

871, 872), — Prenez du fil très fort comme par exemple du Fil à pointer D.M.C N° 10 ou 20, ou les gros numéros du Cordonnet 6 fils D.M.C, appliquez-le sur la ligne de votre dessin et recouvrez-le de points de cordonnet, fig. 172 et 173, pour lesquels on choisira, suivant le genre de tissu sur lequel on brode, ou le même numéro de fil que celui que l’on recouvre, ou un numéro plus fin.

Le même point peut être surfilé de la manière indiquée dans la fig. 872.

Un fil de couleur tranchant sur le fond obtenu par les

OUVRAGES DE FANTAISIE

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premiers points égaiera sensiblement ce genre de broderie en relief.

Bordure (fig8y3).

Le point de la fig. 870 est employé ici pour marquer la ligne qui renferme les petits carreaux brodés au point gobelin et à l’aide de Cotonàbroder rouge tandis que le point de vannerie , qui exige un fil plus souple et pour l’exécution duquel on a choisi le Coton à tricoter, contourne les sujets détachés.

Les pleins de ces parties sont à orner d’un des jours de dentelle irlandaise, que l’on pourra faire de manière que tous les points entrent dans le tissu ou de façon qu’ils reposent seulement à la surface.

On pourra aussi, pour simplifier l’ou-

Fig. 873. Bordure. Un pourra aussi.

Fournitures — Pour le point perlé : Cordonnet 6 fils pour simplifier l’ou- D.M.C N° 2, écru — Pour le point de vannerie : Coton à ’■ *■ ,

tricoter D.M.C N° 16, Bleu-Indigo 3i2 — Pour les points VPage, COUdre SUP Gobelin : Coton à broder D.M.C N° 20, Rouge-Turc 321. Jes lignes droites de Pour les points de dentelle : Fil à dentelle & , ^

d.m.c N- 4o, blanc. la soutache D.M.C

ou du lacet superfin D.M.C (*)-; les deux sont recommandables.

Point roumain (fig. 874, 875). — Le point roumain consiste en points exécutés dans le sens de la largeur et entrecoupés par un arrière-point légèrement obliqué.

Malgré la clarté de la gravure nous donnerons une explication détaillée de la marche des points.

Sortez l’aiguille à gauche, 2 ou 6 fils au-delà de la ligne que vous avez à suivre en brodant, en vous guidant toujours, pour le nombre de fils de tissus à prendre, d’après l’étoffe et les fournitures employées ; faites rentrer l’aiguille à droite à la même distance en avant et ressortez au milieu de la largeur du point; puis, passant votre aiguille par dessus le premier point, rentrez-la un ou deux fils en avant de sa sortie pour la faire reparaître de nouveau à côté du point de départ du premier point.

C’est avec le point roumain qu’est exécuté en grande partie l’ouvrage que représente la fig. 875. L’original, très bien conservé encore aujourd’hui, malgré son ancienneté, a été confectionné à l’aide de fil d’un rouge assez vif, sur une étoffe légèrement teintée.

Le satin Willems, la toile de Rhodes N° 1 et la toile algérienne sont des tissus très convenables pour ce genre de broderie; ils ont, en outre, ce ton doux qui est presque de rigueur pour l’imitation des ouvrages classiques.

En utilisant pour la broderie du Rouge-Cardinal 346 ou du Rouge-Cornouille 449, on pourra être certain d’arriver à copier fidèlement l’ouvrage ancien qui a servi de modèle.

Le point roumain est employé partout où les lignes du dessin sont plus larges; là où elles se rétrécissent, comme dans les effilés le long des branches et dans les déchiquetures des fleurs, c’est le point de plumetis qui domine.

Le motif détaché peut servir à la composition d’un dessin de bande ou de fond ; en l’employant comme bande on pourra

(*) Voir, à la fin du dernier chapitre, le tableau des grosseurs et la liste des couleurs des fils et cotons D.M.C.

Fig. 875. Bordure au point roumain.

Fournitures: Coton à broder D.M.C N° 16, Coton à repriser D.M.C N? 5o, ou Cordonnet 6 fils D.M.C N° 20. (*)

Couleurs : Rouge-Cardinal 346, ou Rouge-Grenat 358, ou Brun-Caroubier 355. (*)

tirer du sujet principal la fleur du milieu, en prolonger les tiges et la transporter entre les grands bouquets.

On pourra encore apposer les figures pied à pied et en former ainsi une bordure fort riche qui décorera heureusement toute espèce de meubles et de rideaux.

Broderie au piqué (fig. 876). — Le tissu appelé « piqué » tel qu’il se fait aujourd’hui n’est qu’une imitation d’un ancien 'travail presque abandonné de nos jours. (*)

(*) Voir, à la fin du dernier chapitre, le tableau des grosseurs et la liste des couleurs des fils et cotons D.M.C.

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Fig. 876. Broderie au piqué.

Fournitures : Cordonnet 6 fils D.M.C N°‘ 1, 2 et 25, Fil à pointer D.M.C N° 20, Fil d’Alsace D.M.C N* 100 et Fil à dentelle D.M.C N° 3o. (*)

Il était très connu au XVe et au XVIe siècle en Italie où on l’employait pour confectionner des couvertures et surtout des rideaux et des stores ; ces derniers e'taient très estimés parce qu’ils empêchaient la lumière de pénétrer directement dans les appartements sans intercepter complètement le jour.

Un genre de travail analogue s’est maintenu jusque dans les derniers temps dans le nord de la Bohême où il servait à faire des bonnets.

On réunit pour cet ouvrage deux couches d’étoffes ; celle de

(*) Voir, à la fin du dernier chapitre, le tableau des grosseurs et la liste des couleurs des fils et cotons D.M.C.

OUVRAGES DE FANTAISIE

dessus, fine et transparente, celle de dessous, plus épaisse. Le dessin est à transporter sur le tissu fin, parce qu’il se trouve sur le côté sur lequel on exécute les différents genres de points. Après avoir pris les tissus dans le même sens et les avoir bâtis à fil droit, on contourne toutes les lignes extérieures au point perlé, en se servant à cet effet du Fil à pointer D.M.C N° 20 écru ; une fois tous les contours terminés, on prend le Cordonnet 6 fils D.M.C blanc N° i ou 2, on l’enfile dans une aiguille à tapisserie, on l’introduit entre les deux couches d’étoffe et on arrête le second bout par quelques points de couture ; puis on pousse le cordonnet tout près du point perlé et on l’enserre entre les deux couches d’étoffe au moyen de petits points devant, très réguliers, pour lesquels on choisira un fil lisse et fin, tel que le Fil d’Alsace D.M.C sur bobines.

On remplit ainsi de cordonnet toutes les parties du dessin formant fond ; les arabesques et les ornements proprement dits resteront unis, ou bien on y distribuera judicieusement différents points ou jours. Lorsqu’on emploiera ces broderies en bandes pour stores, on pourra encore obtenir de jolis effets de lumière en découpant, dans certaines parties du dessin, l’étoffe de dessous.

Alphabet en soutaohe (fig. 877, 878, 879, 880, 881, 882).

Cet alphabet, un des mieux inspirés qui J? a^ent jamais été composés, est extrait d’un

ouvrage publié à Venise en i562, par Giovan’ Antonio Tagliente, secrétaire calli- 1 & 151 ^ graphe de la République.

» Les lettres de cet alphabet, mieux que

Fig. 877. Lettre t de cenes de tout autre, sont propres à être

Manière d’entrecroiser executees avec de la Soutache D.M.C.

la soutache. La manière de poser la soutache, de la

faire passer dans les entrelacs est démontrée dans les fig. 877 et 880, celle de broder les brides qui relient deux soutaches, et les feuilles que l’on fait au point de plumetis et qui complètent la lettre est expliquée par la fig. 881, tandis que la fig. 882 montre la lettre A à l’état achevé.

Pour coudre la soutache, on emploiera un fil doux et fin tel

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Fleurs en soutache et broderie (fig. 883). — La soutache peut servir encore à faire bien des ouvrages dont beaucoup de nos lectrices ne soupçonnent même pas l’existence.

Ainsi dans le bouquet que représente notre gravure, elle remplace avantageusement la broderie au passé, parce que les fleurs exécutées avec la soutache ont plus de relief que les fleurs brodées, et que leur confection prend moins de temps.

Les bouquets brodés avec la soutache seront d’un effet charmant comme garniture de robes d’été, d’ombrelles, de tabliers etc., etc., surtout lorsqu’ils seront exécutés sur du satin anglais en couleur Bleu-Indigo, Rouge-Cardinal ou autres.

Pour copier le bouquet, fig. 883, on prendra pour les épis de la soutache écrue ou couleur Jaune-d’Ocre 677 N° 2, pour les marguerites de la soutache blanche N° 2 y* et pour les bluets de la soutache Bleu-Indigo 322 N° 2.

Quant à l’exécution des fleurs elles-mêmes, c’est tout ce qu’il y a de plus simple.

On prend une aiguille à tapisserie dans laquelle on enfile la soutache et on la fait passer par l’étoffe, et de l’endroit sur l’envers, à la base de l’un des pétales des fleurs. On prépare une aiguille à coudre, enfilée d’un fil de grosseur et de couleur s’accordant avec la soutache, on la pique de l’envers sur l’endroit à la place qu’occupera l’extrémité du pétale ; on mène la

(*) Voir, à la fin du dernier chapitre, le tableau des grosseurs et la liste des couleurs des fils et cotons D.M.C.

que la Soie de Coton D.M.C (*) et pour la broderie des détails le Coton à broder D.M.C N° 5o (*).

Fig. 880. Fig. 88i. Fig. 882.

Lettre M de l’alphabet Lettre W de l’alphabet Lettre A de l’alphabet

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