‹ Encyclopédie des sciences médicales (volume 3)Chapitre 157 sur 656 · III. Tiers moyen · texte numérisé non relu

III. Tiers moyen

Tiers moyen ou corps de l'os. Proposée par Désault, au dire de Bichat, et exécutée ensuite par un malade sur luimême , cette résection a été pratiquée depuis avec succès parM. Seulin pour une nécrose as>ez étendue du péroné.

Ignorant jusqu’où s’étendait l’alïection, il pratiqua d’abord une incision longitudinale de huit centimètres sur le lieu même de l’ulcère vers la partie moyenne et au côté externe de la jambe. L’os une fois mis à découvert, il crut s’apercevoir que le mal remontait plus haut ; alors il

(1) La Véritable chirurgie; Rouen, 1710, p. 130.

(2) Œuvres complètes, p. 42, 50.

(3) Wachlor, ouvr. cité, p. loi.

prolongea l’incision jusqu’en haut où l'os fut reconnu sain. Alors détachant, non toutefois sans peine, les chairs engrenées dans les aspérités de la surface osseuse, et les isolant suffisamment, il appliqua une couronne de trépan à l’aide de laquelle il lui fut permis de séparer la tete saine de la portion altérée. Un ruban étroit lut ensuite interposé entre l’os et les chairs , et glissé jusqu’en bas , pendant que s opérait au lur et à mesure la dissection des parties molles. Enfin une scie courbe sépara , sur ce point, la malléole externe de la diapliyse, et le reste de l'opération s’acheva avec la

ART. VI. — DE LA RESECTION Dü GENOU.

gouge.

Un assez grand nombre d’artères, parmi lesquelles se trouvait la tibiale postérieure, furent divisées, ainsique le nerf poplité externe ; on fut obligé en outre de se servir du cautère actuel pour cautériser le tibia légèrement atteint par la maladie. — Le succès n’en couronna pas moins cette tentative , car deux mois après la cicatrisation était complète; et quatre mois plus tard, grâces aux mouvements pratiqués pour éviter 1 ankylosé, le blessé pouvait s’ap- Puyer presque aussi solidement sur cette

jambe que sur celle du côté sain. A

coup sûr on aurait singulièrement simplihé l’opération , et causé beaucoup moins de douleurs au malade , eu se servant de l’ostéotome de M. Heine.

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