PROCÉDÉ DE M. PHILLIPS
Le maladedoitètre assissurunc chaise, puis, un premier aide placé derrière lui, )>our relever la paupière supérieure et maintenir contre sa poitrine la tête de I opéré, un autre devant , pour abaisser la paupière inférieure, et un troisième qui , placé à la tête de l’opérateur, est chargé de lui donner les instruments à nesure qu’il en a besoin et les reprendre insuile. — L'opérateur, placé debout en ace du malade, introduit sous la paupière supérieure l’élévuteur et le confie ' l’aide placé derrière le patient; puis, •osant l’abuisseur sous la paupière infé-
(f) Phillips, ouv. cité, p. 254.
I (•*) Ouv. cité, p. 90.
rieure, il donne ce dernier à l’aide place devant. Une lois les paupières écartées, les aides prennent un soin extrême d’écarter convenablement les parties et y portent toute leur attention. — Le chirurgien, faisant ensuite tourner l’œil malade en dehors et fermer à dessein momentanément l’œil sain, implante une érigne dans la conjonctive, à quelques millimètres de la caroncule lacrymale; et dans le cas où l’œil resterait convulsivement tourné dans l’angle interne, il glisserait alors l’érigne à plat sur le globe de l’œil et, après l’avoir suffisamment engagée dans l’angle interne, inclinerait la poiutedel’érigneenarrièredefaçon àsai sir la conjonctive et à ramener l’œil en dehors. Une fois celte érigne confiée à un aide, l’opér.iteur en fait pénétrer une seconde a trois millimètres environ de la cornée et la saisit lui-même de la main gauche ; seulement il a soin d’enfoncer la pointe de chaque érigne de haut en bas, de telle sorle qu’en les soulevant ensemble il soit sûr d’obtenir un pli transversal sur la conjonctive. Armant ensuite sa main droite de ciseaux, il divise ce pli verticalement, et obtient ainsi, une fois les érignes tirées dans des directions opposées , une espèce de sac formé par le soulèvement de la muqueuse et de la membrane albugrnée dans le fond duquel se voit déjà la sclérotique avec une sorte de bandelette blanche qui la déprime d’avant en arrière et qui n’est autre que le tendon du muscle. — Dans le cas où l’ouverture de ce sac ne paraîtrait pas assez grande, l’opérateur l’agrandit à l'aide des ciseaux; puis, avec le même instrument il dissèque rapidement le tissu cellulaire, ainsi que les lames fibreuses qui recouvrent le muscle, de telle sorte que les lames fibreuses en soient mises largement à découvert. — Prenant alors le crochet mousse, l’opérateur l’cngage de haut en bas entre le muscle et la sclérotique et , une fois le premier de ces organes bien soulevé, charge comme on le dit, il retire l’aiguille qu’il tient de la main gauche et s’empare du crochet.
— Le muscle ainsi tendu est ensuite disséqué avec soin et de tous côtés, grâce aux ciseaux que l’opérateur tient à la main et qu’il fait agir, de manière à ne lais-er aucune bride qui puisse rattacher le muscle à la sclérotique : afin de s’en assurer, il fait jouer les ciseaux fermés entre ui ct la sclérotique ; et enfin il coupe le plus près possible de celle derniere membrane.
TRAITÉ
L’œil se place ensuite en général au centre des paupières et, à l’aide de derniers coups de ciseaux, l’opérateur enlève la légère saillie du tendon laissée sur la sclérotique. — Reste ensuite à laver les parties avec de l’eau froide, puis, au bout de quelques minutes, à faire rouvrir les paupières, dans le but de s’assurer si l’œil a bien repris sa direction normale, car la persistance du strabisme obligerait sans doule alors l’opérateur à reporter aussitôt le crochet mousse sur le muscle ou sur la gaine fibreuse, à reflet de reconnaître si quelque bride n’a pas été oubliée , auquel cas il faudrait la diviser aussitôt (lj.