CONCLUSIONS
Avant de terminer ce long chapitre consacré à l’élude du strabisme, nous éprouvons le besoin de résumer en quelques lignes notreopinion sur la valeurde cette opération si dédaignée à son origine, si prônée depuis, et dont ont tant abusé les chtrlatans. — Si, en effet, à l’époque où nous écrivons il n’est plus nécessaire de défendre cette opération contre les mécréants, il peut être utile encore de rappeler qu’il faut continuer à se méfier des operateurs qui n’ont que des succès. La myotomie oculaire est, nous l’avons dit, sans doute souvent suivie de guérison complète, c’est-à-dire de redressement de l’organe de la vue avec intégrité des mouvements et rétablissement de la vision, mais souvent aussi le redressement ne s'obtient qu’avec perte des mouvements et saillie plus
(1) Bonnet, ouv. cité, p. 16G.
(2) Ibid., ouv. cité, p. 170. — Phillips, Du strabisme, p. 88,90, 91, 92,95.
(3) Ouv. cité. p. 178, 179, 180.
(4) Bonnet, ouv. cité, p. 178.
(5) Phillips, Do la ténotomie sous-cutanée, p. 316. — Bonnet, ouv. cité, p.
considérable de l’organe, qui, bien que moins difforme alors, ne l’est pas moins encore. Quelquefois aussi enfin, quoique beaucoup plus rarement sans doute, le mal récidivé et persiste envers et contre tous : d’où il suit que l'opération présente en définitive, cependant, beaucoup plus d’avantages que d’inconvénients et peut être, à bon droit, considérée comme une des belles conquêtes de la chirurgie moderne.