C. EXTIRPATION
ün peut y procéder de différentes manières. Ainsi, à l’imitation de ce qui a été fait naguère par Paroisse, on pourrait se contenter d’une simple incision pratiquée sur la tumeur ; mais on conçoit qu’en agissant ainsi on s’expose à laisser l’opération sans succès ou à se condamner à scarifier, comme s’est vu
dans la nécessité de le faire Sainl-Christeau (1), la surface interne du sac, et à panser ensuite la caverne avec un onguent irritant. L 'excision, que recommandent Chopart, Percy et Àlosnier (2), nous paraît d’une efficacité fort douteuse; ce qui n’avait point échappé à J . Fabrice : aussi n’hésilons-notis pas à conseiller franchement l’extirpation, que l’on pratique de la manière suivante : la tumeur est -elle volumineuse, l’opérateur s'arrange de manière à enlever une ellipse ou une étoile de tégument ; dans le cas contraire il se borne à une incision simple ou, s’il est besoin, à une incision en ï, ou à une incision cruciale. Disséquant ensuite la tumeur pendant qu’un aide l’isole des parties voisines et profondes, l’opérateur l’enlève entièrement; puis, après l’avoir séparée, il lie les vaisseaux qu’il a pu diviser et pratique la réunion médiate ou immédiate, suivant la nature des parties mises à découvert, mais en général il cherche à obtenir la dernière. Nous passons à dessein sous silence ce qui a trait au manuel opératoire de chaque tumeur hématique en particulier, nous réservant seulement le soin d’indiquer dans la bibliographie les ouvrages où le lecteur trouvera ce qui regarde la description d’ailleurs fort simple de chacune d’elles.