‹ Encyclopédie des sciences médicales (volume 3)Chapitre 342 sur 656 · C. APPRÉCIATION · texte numérisé non relu

C. APPRÉCIATION

La ponction, ainsi que nous l'avons déjà dit, ne peut être considérée, dans la plupart des cas, que comme un remède palliatif , à moins qu’on n’ait recours en même temps à d’autres moyens, et, comme il y a quelques années encore on la croyait de nature à provoquer l'apparition de symptômes graves, on y

avait généralement renoncé. Il n’en est plus de même, il est vrai, depuis que . • Malgaigne, sans prouver sa complète innocuité, a du moins fait voir qu’on s était singulièrement exagéré sa gravité De nos jours, en effet, un certain nombre de chirurgiens entreprennent sans Crainte aucune la ponction articulaire ; et s’il était vrai, comme on l'affirme peut-être témérairement, que les injections iodées réussissent presque toujours, on verrait plus souvent les praticiens y recourir. J

A en juger par ce que nous avons vu, nous sommes disposé, nous en convenons, à eroire à l’elficacité de l’incision. Nous avons en effet assisté deux fois à deux opérations de cette nature, pratiquées dans le but de donner issue à des collections purulentes ; et nous n’avons pas vu, en aucun cas, la guérison s’ensuivre. Seulement, nous nous empressons de le déclarer, il n’en est résulté aucun accident grave pour les opérés.

En résumé donc, l’incision et la ponction, appliquées aux collections articulaires, sont deux moyens peu sûrs, mais l’une et l’autre et surtout la ponction ne donnent pas si souvent lieu qu’on l’a dit à des accidents graves. Et si nous avions à opter entre ces deux moyens , nous préférerions faire usage de la ponction en y joignant les injections iodées.

Page 1