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OPÉRATIONS QUI SE PRATIQUENT SUR LE SYSTÈME NERVEUX

ART. 1er. RÈGLES GENERALES POUR LA SECTION DES TRONCS NERVEUX.

Sujets comme les autres tissus à certains états morbides, les nerfs occupent néanmoins une si faible place dans les traites de médecine opératoire, que quelques écrivains en ont à peine fait menmod. Cependant les névralgies ayant pins d'une fois nécessité la section et l’excision "il la cautérisation de ces organes, on comprend qu’il nous est impossible de ne nas nous arrêter un moment sur les opérations que réclament ces affections. Ce n’est pas. il faut le dire, que l’observation ait justifié, à l’égard de ces organes ce que la théorie était en droit de faire | supposer : il s’en faut beaucoup, en elfet, que toutes les incisions de nerfs sûmes d’excisions aient eu pour résultat 1., cessation indéfinie des douleurs dans la partie qui en était le siège, ainsi que semblait le faire présumer le raisonnemenl. Plus d'une fois en effet, nonob- "jcision et l’excision, lss douleurs "ut persisle; témoin cet homme dont fait mention RI. Velpeau et chez lequel ont e successivement coupes et excises , •'•ns amélioration aucune, tous les nerfs ,e aJacc- — Dans d'autres circonstan- •es, il est vrai, le succès a couronné operation aussi nous ferons-nous un

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écrits pour a section et l’excision des ! ererls. nerfs dt: la face el des extrémies supérieures et inférieures. Nous ne •"’Jerons en effet que pour mémoire de cautérisât, ou à l aide des caustiques „ fe“ car> :,l"si •!" il est facile de ; Sr:,,,ls dc figurent horriblement

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Ainsi l’opérateur devra : l » avoir soin d isoler le nert et de le mettre à nu audessus de toutes les branches douloureuses; 2° ne jamais omettre, afin de ne nas trop tirailler le nerf en le soulevant, de faire fléchir le membre; 3° irriter le nert en le soulevant, afin de s’assurer que 1 on ne s est pas trompé sur le siéue de la névralgie; 4° diviser d’un seul coup et du côté de son origine , et aussi haut que la plaie le permettra, l’organe 1 excision devant se faire sans douleu,’ sur le bout inférieur; 5° n’exciser jamais moins de 9 à 12 millimètres de la

]eut. Il importe d autant plus de se cou lormer a ce dernier précepte que M. R c raid a eu le chagrin de voir remiraitre une névralgie , bien qu’il eût en eve 9 millimètres du nerf malade- et cet exemple n’est malheureusement pas , seule ainsi Swan a eu occasion de^coi!

a ei que, nonobstant une perte de Sub stance de 25 millimètres, lis deux ei îrt

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Arrivons maintenant à la descri ni particulière de chacune des opérai >n

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crâne ’ conimenÇ:tnt Par les nerfs du

art. II. — neuf frontal.

Ce nerf on le sait , n’est qu’une cou

tinuation du nerfophthalmique el Se?/ '

v,se, arrive au fond de l’orbilè 0,^ partie antérieure , en deux L Z

connues en anatomie desc";,

nom de frontal externe et de iv! \ Ve -Le premier sorténr lelé U1 bita.re qui est éloigné en delm l .°r~

centimètres environ de l t lor''’ ’ d,‘ 3

simple echhncrure osseuse m ’ de

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TRAITE

plus petit que l’externe, et se trouve «l’habitude situé 1 centimètre plus en dedans que lui. — Le muscle orbiculaire et la peau recouvrent ces nerfs, que côtoient de petites artères venues ellesmêmes de l’artère ophthalmique.

A. Procède de M. Velpeau. — L’opérateur, placé derrière le malade, relèvera le sourcil avec la main gauche et fera abaisser la paupière par un aide; puis, armant sa main droite d’un bistouri qu’il tiendra comme une plume à écrire, il pratiquera à la peau une incision de 5 centimètres, qu’il fera partir de l’apophjse orbitaire interne, et lui fera contourner le bord de l’arcade, à quelques millimètres au-dessus, et la prolongera jusqu’à l’os, de manière à diviser le nerf en travers. — Ecartant ou faisant ensuite écarter les bords de la plaie , il s’emparera de l’extrémité supérieure du nerf avec des pinces à disséquer, l’isolera et en retranchera une portion de S) à 12 millimètres. — Le pansement sera fait ensuite de manière a laisser suppurer la plaie,. afin de ne pas exposer le malade a une infiltration dans le tissu lâche des paupières.

B. Autre procédé. — L’incision dans ce cas est faite immédiatement au-dessus du sourcil ou dans la ligne de cet organe, et le chirurgien alors peut à la rigueur exécuter aisément seul celle opération , en tendant la peau avec les deux doigts. — La suppuration n'étant pas à craindre alors-qu’on se sert de ce procédé, on recourt avec d’au la ut plus d’avantage à la réunion immédiate que le voisinage du sourcil permet de masquer la cicatrice.

On pourra du reste, si on le jugeait convenable , pratiquer la section à uu endroit plus élevé; seulement alors on serait obligé de décoller le périoste, d’ailleurs très-mince , de la voûte orbitaire, au-dessous duquel on reconnaîtrait aisément le nerf à sa blancheur.

Procédé de M. Bonnet. — Le malade une fois assis , le chirurgien relève avec les quatre derniers doigts de la main gauche le sourcil et la peau du front, et lait glisser l’un et l’autre sur l’os frontal, à l’effet de tendre les bronches nerveuses et de rendre leur section plus facile. — Alors l’opérateur introduit un instrument dans l’espace inter-sourcilier, à un centimètre de la ligne moyenne, et pratique la ponction cutanée. Introduisant ensuite horizontalement le tenotome, le tranchant dirigé en bas , il le pousse en dehors en rasant le frontal jusqu’au

moment où la pointe a dépassé le milieu de l’arcade sourcilière; puis, il imprime à l’instrument un mouvement de bascule qui abaisse la lame en levant le manche , et le retire en même temps uu peu à soi , afin «le faciliter l’action du tranchant. C’est pendant ces manœuvres surtout , car on y revient à differentes reprises , qu’il ne faut point omettre de raser la surface de l’os. Au moment de la division de l’organe , l’opérateur en est averti par une sensation particulière spéciale de cessation brusque de résistance, que ne peuvent méconnaître ceux qui ont eu recours à quelques sections sous-cutanées. — Plusieurs chirurgiens du reste ont déjà eu recours avec succès à la section du nerf frontal ; nous nous plaisons à citer parmi eux M. Larrey (!) qui l’a mise en usage chez un malade : chez lequel se dissipèrent après l’opération tous les symptômes du tétanos., M. Warren a été également assez heureux pour réussir une fois; nous-niêmcavons guéri un officier chez lequel avaient été vainement employées tomes les ressources thérapeutiques; la section suivie de l'excision le débarrassa complètement de sa névralgie et des douleurs atroces qu'il éprouvait. M. Ribert (2) a aussi réussi : il y a joint, il est vrai, la cautérisation ; en reiour M. Warren, dans un cas , et M.M. Hennin et Gulhrie (3) ont échoué : il est vrai que les deux derniers s’étaient contentés de pratiquer seulement la section, et il est plus facile alors de se rendre compte de l’insuccès.

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