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ART. 1U. — SERT SOUS-ORBITAIRE

Ce neif peut être excisé alors qu’il sort du canal ou dans le canal lui-même; seulement l’incision dans le premier cas peut se faire dans la cavité ou en dedans de la bouche quand on est jaloux de ne pas avoir de cicatrice au visage ou directement sur les téguments de ce dernier; on sait d’ailleurs que c’est à G ou 7 millimètres au-dessous du rebord inférieur de l’orbite et a la partie supérieure, de la fosse canine que se trouve ce trou, et dans la direction de la première ou deuxième petite molaire et assez souvent

(1) Clin, chir., t. i, p. 215.

(2) Archiv. géil. de mcd., 2' série, ivu, p. 209.

(5) Archiv. gén. de médecine, t. x*>p. 94.

DE MÉDECINE

entre les deux. Divers procédés opératoires ont été présentés pour le mettre à nu, nous ne décrironsqueles principaux.

a. Procède buccal. — Le malade assis comme pour toutes les opérations qui se pratiquent sur- la face, et la lèvre supérieure fortement relevée, l’opérateur incise, dans l’ctenduc de 4 centimètres, la rainure qui joint la lèvre à la gencive, puis rase la surface de l’os jusqu'à la partie supérieure de la fosse canine , et arrive jusqu’à la racine du nerf, qui se trouve à 6 ou 7 millimètres au-dessous du bord de l’orbite, dans la direction de la seconde dent molaire. Une fois parvenu près du nerf, l’opérateur peut, suivant le conseil de Richerand racler l’os avec le bistouri; en imitant M. Velpeau, armer sa main de ciseaux droits et s’en servir dans la même intention.

b. Procède facial. — Le malade placé comme il a été dit , l’opérateur placé vis-à-vis de lui pratique, au fond du sillon naso - jugal r une incision de 3 à 4 centimètres qu’il fait partir de l’aile du nez. Rencontrant, après avoir divisé la peau , la veine faciale , il la repousse en dehors et se sert ensuite d'une sonde cannelée pour écarter la graisse (jui se présente; puis il rejette en dedans le muscle élévateur propre de la lèvre, ramène au contraire en dehors le muscle canin et arrive ainsi au trou sous-orbitaire, en coupe le nerf avec sou bistouri et en excise autant qu’il peut en s’attachant au bout inférieur de l’organe.

c. M. A. Bérard (l),qui, ainsi que Warren , a pratiqué une fois celte opération avec succès, préfère recourir à une incision en T en faisant correspondre la ligue transversale au bord orbitaire et divisant une portion de l’attache du muscle élévateur de la lèvre qui cache le nerf à sa sortie du trou sous-orbitaire.

d. Procédé Malgaigne (2). — L’opérateur, la main armée d'un ténotome solide, pénètre le long du plancher de l’orbite, dans la direction du nerf qui aboutit au trou sous-orbitaire; puis, arrivé à 2 centimètres de profondeur, il coupe en travers le plancher de l’orbite, mince comme on le sait , et peu résistant sur ce point, et il divise de la sorte le canal et le nerf lui-même. Reste ensuite, pour

(1) Journ. des conn. méd.-ctair., t. ni, p. 4W.

(2) Manuel de médec. opérai., p. 153.

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opératoire. dbo

mettre le nerf à nu , à recourir à une simple incision transversale à un centimètre au-dessous du rebord orbitaire ; puis à le saisir avec des pinces et à l’arracher de son canal, ce qui se tait sans aucune douleur , eu égard à la section préalable dont l’organe a été l’objet. — M. Mal ga igné , en proposant le procédé que nous venons de décrire, a eu pour but de remédier plus sûrement à la névralgie, alors que celte dernière ne se borne pas exclusivement aux rameaux culanés. On conçoit en effet que quand la douleur se propage aux dénis supérieures ou aux nerfs dentaires postérieurs qui se détachent du tronc dans la fosse sphéno-maxillaire; on conçoit, disje, qu’il y a tout lieu de craindre que la section au trou sous-orbitaire soit sans résultat, tandis que l’opération faite dans le canal même doit avoir plus de chance de succès. — M. Malgaigne avait du reste songé d’abord à décoller le périoste du plancher de l’orbite par l’incision extérieure de manière à mettre l'organe à nu avant de le diviser, mais il a fini par s’arrêter à la section isolée et sousculanée.

c. Procédé Bonnet ( I ). — Le chirurgien commence la ponction cutanée à 2 centimètres en dehors du trou sous-orbitaire et à 2 centimètres au-dessous du rebord de l’orbite; puis il fait tirer avec la main gauche en bas et en avant la lèvre supérieure, afin de tendre le nerf et de l’éloigner de la fosse canine ; introduisant alors le ténotome de la main droite, le tranchant en haut, il le dirige en de dans et un, peu en bas, en ayant soin de racler avec son extrémité le fond de Ja fosse canine et de n’arrêter l'instrument qu’après avoir dépassé le trou sous-orbitaire et quand il appuie contre l'éminence nasale; tournant ensuite le tranchant de l’instrument un peu en avant, il pratique la section en ayant recours, pour sortir l’instrument, aux mouvements que nous avons décrits à propos de la section du nerf frontal.

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