Edinburg
(2) Thèses de Paris, n° 20(5. 1828.
(3) Ouvr. cité, p. 208.
•{4) A. Petit. Discours sur la douleur, p. 15. — Warren, On lumours, etc., p. 60.
(5) Pouteau, Œuvres posthumes, t. i, p. 5. — Morgagni, Desed., eic., ep. 50. — Siebold (Alexander), Opéra, p. 21.
(6) Camper, Dcmonst. anal, postli.
lib-, cap. a. — A Dubois, dans Archiv.
de méd., t. vyp. 500.
(7) Loyseau, Obs. de méd. et de cliir.. p. 56. — Velpeau. Méd. opérai., t, ni.
(8) Velpeau, ibid., t. ni, p- 104. — Neumann dans Siebold, t. i.p. 54.
(9) Cheselden, Anat. of the humai:
body, p. 256, tab. 28, fig. 7.
(10) Camper, ouvr. cité. — Reichedans Siebold, ouvr. cité.
(11) Petit, Méir.. de l’Acad. de cliir., t. i, p. 90. — Everard Home, Trans. for 81c improv. ofnied. and chir. Ruoxvledge,
DE MÉDECINE
l'aisselle (l), sur la poitrine (2), au scrotum (3), et à tous les âges, bie« que, au dire de M-. Velpeau et conlrudictoireinent il ce qu’il avancé M. Descot, elles soient plus fréquentes dans l’àge adulte. et la vieillesse que chez les enfants.
ART. II. TRAITEMENT
La cautérisation et l’extirpation sont les moyens que l’art emploie pour le traitement des tumeurs dont nous venons de parler. Il ne saurait en eftet plus être question que pour mémoire de l'amputation de la partie, pratiquée autrefois par Louis, Odier, Warren, etc.
Personne, n'oserait en effet de nos jours proposer une semblable opération, à moins que le membre sur lequel reposerait la tumeur ne fût en partie et profondément altéré, et alors le cas ne serait plus douteux. Quant à la cautérisation, bien qu'elle ait réussi entre les mains de Siebold le père, on ne saurait nier cependant qu'elle est peu sûre et exige en outre beaucoup plus de temps que l'extirpation. Malheureusement celle-ci n’est pas toujours aussi simple et aussi facile que semblerait devoir le faire concevoir le titre de tumeur sous-cutanée, sous lequel on désigne le plus souvent les névi ornes, les nerfs situés profondément pouvant également en être atteints ; aussi cette opération acquiert-elle parfois une gravité réelle, et qui réclame toute l'attention et toute l'habileté du praticien. Sous ce rapport même , les névromes peuvent être divisés en deux catégories distinctes:
es névromes sous-cutanés et les ncvromes profonds ou sous-aponévrotijues. M Velpeau (4) en a admis une roisième classe, mais qu’il a mal définie ’t que par conséquent nous ne saurions dmetlre.
EXTIRPATION
§ Ier Névromes sous-cutanés.
Pour en pratiquer l’extirpation , il onvient de faire une incision propor-
(I) Fvcrard Home, ouvr. cité, p. 192.
, Trans. mcd. , vol. m, p. 940.
«uiinbourg.
(Z) Hescoi, ouvr. cité, p. 244, 245.
] (4.) Méd. opérai., t. m, p. 107. J
tionnée à leur volume , puis de diviser, une fois la peau coupée, le tissu cellulaire, d’accrocher ensuit*? la tumeur avec une érigne et de la soulever paur l’isoler complètement. Cela fait, 1 opérateur en détache successivement ensuite : 1° la, portion supérieure, 2° la face profonde, 3° et enfin la partie inférieure ;■ en agissant de la sorte, en effet, il. est plus sûr de faire disparaître les irradiations douloureuses qui pourraient se produire si l’on n’avait soin, ainsi que nous le recommandons, de séparer tout d’abord le nodus des cenlrts nerveux. Dans le cas oii il s’agirait d’une tumeur volumineuse qui aurait entraîné une disseclion un peu longue ou dont les tissus circon voisins auraient subi un commencement d’altération, il conviendrait dè ne tenter la guérison de la plaie que par seconde intention : dans tous les autres cas, au contraire, c’est la réunion immédiate qu’il faut tâcher d’oblenir.
§ II . Névromes profonds ou sousaponcvroliques.
L’opérateur , l’incision cutanée une fois faite, doit s’empresser d’introduire le doigt dans la plaie, afin de reconnaître la position et le volume de la tumeur, ii l’effet d’agrandir, s’il y a lieu, la solution de continuité. Pénétrant en-uite entre les lames de l’aponévrose de dehors en dedans, ou sur une sonde cannelée de dedans en dehors, suivant qu’il y a ou non des vaisseaux à ménager, il arrive ainsi avec précaution jusqu’à la tumeur. Une fois celle dernière mise à nu, il s’en empare à l’aide d’un instrument convenable et l’isole de tous cotés. Reconnaissant ensuite, avant de porter l’instrument sur elle, si elle apparlient ou non à un nerf d’un certain volume, il tranche nettement dans le premier cas ; il la dissèque avec soin au contraire dans Je second, afin d’en isoler les filaments épars et d’en maintenir s’il est possible la continuité tout en ne laissant rien de la tumeur. On conçoit cependant que si le nerf et la tumeur étaient entièrement confondus, l’opérateur ne devrait point hésiter a emporter la portion morbide : seulement il aurait soin dans ce cas de diviser d abord la partie supérieure, afin de rendre 1 opération moins douloureuse.
J ai été assez heureux pour enlever récemment à Alger, chez un Mahonnais,
TRAITÉ
un névrome développé sur le nerf cubital , et un autre chez un israélité développé sur le nerf médian, et pour voir se rétablir en grande partie les mouvements des organes auxquels ces nerfs se distribuent. Seulement un fait que nous ne devons . pas oublier de mentionner est la grande quantité de sang qui s’écoula chaque fois de la plaie nu moment où l’incision fut faite : l’écoulement était en effet si abondant, que notfs fûmes obligé de suspendre momentanément l’opération.