CHAPITRE IL
ART. 1er — DES XKVROX1ES.
Les auteurs ne sont pas tous d’accord sur ce qu’il convient d’entendre par névromes. La plupart cependant désignent ainsi d’habilude une petite tumeur sous-cutanée donnant lieu par intervalles, et presque toujours sans cause connue, à des douleurs ordinairement très-vives, et se propageant dans la direction des nerfs. Les dissidences, en effet, ne commencent que quand il s’agit de leur na-
(t) Archiv. gén. de inéd., 2" série, l. vi, p. 114.
tore et de leur siège réel. A en croire Dupuylren et Wood <1 ) , en effet , elles sont tout à fait étrangères aux affections nerveuses, et suivant M. Jaunies (2’; leur nature est cancéreuse. N’ayant point à nous prononcer sur leur nature, nous nous bornerons à rappeler seulement qu’on les trouve le plus souvent cependant sur le trajet des nerfs, ou au moins dans l’épaisseur même de ces organes, et avec un aspect variable; tantôt en effet leur nature paraît tuberculeuse, tantôt au contraire leur tissu parait squirrheux et encéphaloïde ; pour notre part, nous avouons en avoir rencontré dont l’aspect ne ressemblait à aucune production morbide, et d’un volume tel qu’elles démentaient complètement les assertions de M. Descot (3). Au dire de ce dernier, eu effet, le volume de ces tumeurs ne dépasserait, jamais celui d’une feve, tandis qu’il en existe d'aussi grosses que celui d’une tète d'enfant nouveau-né. M. Descot a commis, au sujet de la maladie qui nous occupe , une autre erreur en affirmant qu’elles étaient toujours uniques. On en a rencontré eu effet un assez grand nombre sur le même sujet (i) et sur les différentes régions du corps ; ainsi au tibia (5), aux malléoles Ri), sur la rotule et à son voisinage (7), a la cuisse. (S;. au pied (9) , au poignet , à l’avantbras , au coude (10) , au bras (II), à
(1) Transnct. med. cliir., vol. m, p.