A. MEMBRES THORACIQUES
a. Avant-bras. — Nous avons eu occasion d’extirper, le 23 juin 1844, à Dely-lbrahim (Afrique française), une tumeur située profondément sur le nerf cubital à la partie moyenne de l’avantbras, et nous nous y sommes pris de la manière suivante : après avoir pratiqué une incision dans la direction de l’artère et du nerf, et avoir pénétré jusqu’à l’intervalle musculaire qui masquait la tumeur, nous avons séparé assez aisément l’artère cubitale de la lumeur, et cet isolement que nous redouiions s’est fait avec assez de facilité ; nous avons ensuite enlevé le névrome sans causer aucune douleur au malade, qui du reste a montré une confiance et un courage remarquables. Il est vrai que l'exlirpaiion n’a pas plutôt été achevée, que les vives douleurs qu’il ressentait tout le long du bras et jusqu’au thorax ont cessé, comme par enchantement.
b. Au bras. — La tumeur pouvanV avoir son siège sur chacun des muscle?; de celte région, la position à donner ai membre doit nécessairement varier suis vaut l’endroit où elle réside. Ce qiwi nous ne saurions Irop recommander ; l’opérateur, c’est de ne pas se presser et de diviser les tissus couche par cou. che; c’est* ainsi du moins que nou:
avons fait lorsque nous avons enlevé !
névrome développé au tiers supérieuu du bras sur le nerf médian et le ner cubital, et nous n’avons eu qu’à nous er iouef : ainsi, dans le premier cas, nou: avons commencé par pratiquer une irai cision le long du bord interne d:
biceps, puis, arrivé sur l'aponévrose nous l’avons incisée , et, une fois la membre mis à découvert, nous avonq excisé le feuillet fibreux qui constitue ;< son côté interne une portion de sa gainn i puis, la tumeur mise à nu, nous nous e>’ \ sommes emparé avec une érigne et non é en avons fait t’excisiou. La douleur trè l;
DE MÉDECINE OPÉRATOIRE
vive ressentie par le malade au raonentoù la tumeur citait saisie, disparut lussitôt après son extirpation;- et les réîidtats furent, ainsi que nous l’avons léjà dit, plus heureux que nous n’avions )sé l’espérer. — Dans un cas semblable, V. Dubois fut obligé de recourir à une ncision cruciale, mais il est vrai de dire |ue la tumeur avait le volume d’un meon. Pour le névromc situé sur le nerf :ubital à la partie moyenne du bras, îous eûmes recours à une incision de louze ce-.timètres, puis, après avoir solé la tumeur , nous en pratiquâmes 'extirpation, et le résultat dépassa égaement nos espérances.
c. Au creux de l'aisselle. — Il contiendrait, ce nous semble, si on avait à Extirper des névromes dans celte région, le pratiquer une incision comme s’il 'agissait de faire la ligature de l’artère xillaire.