‹ Encyclopédie des sciences médicales (volume 3)Chapitre 384 sur 656 · DES AS ÉV IUS. MF.. S · texte numérisé non relu

DES AS ÉV IUS. MF.. S

Le mot anévrisme, a.neurysniafazüpo'j') est, si l’on en croit Montanus, dérivé de la particule privative a, et de veïïpov nerf; tandis qu'à s’en rapportera J. -B. Silvaticus , il vienl du verbe supuvto , dilatOytl suivant M. À. Severin du verbe suyjvEiv, exilire seu cfjluert; mais quelle que soit celle de ces étymologies qu’on adopte, on ne peut s'empêcher de reconnaître que l'usage seul a prévalu dans la désignation de quelques maladies de l’appareil circulatoire, l’état anatomique désigné sous ce nom pouvant se rencontrer dans beaucoup d'organes autres que le cœur, les artères et les petits vaisseaux. Quoi qu’il en soit, nous ne nous occuperons dans ce traité que des anévrismes qui affectent les artères ; ceux qui affectent le cœur, eu effet, appartiennent à la pathologie interne proprement dite : et qu’on se garde de penser qu’il soit facile d’en donner une bonne définition. Dire en effet que l’anévrisme est représenté par une tumeur formée par le sang artériel contenu dans une artère dilatée ou échappé d’une artère ulcérée ou blessée, c’est faire bon marché d’un point de controverse et décider, contre Scarpa , Hodgson etBurns, qu’une dilatation artérielle est un anévrisme; c’esl appliquer enfin à des affections qui n’ont entre elles que des rapports fort éloignés une dénomination semblable : par exemple, l’infiltration du sang artériel dans le tissu cellulaire et son passage dans une veine accolée à l’artère qui a été blessée. Mais c’est trop nous occuper de discussions de mots, bornons-nous à accepter les dénominations consacrées par l’usage et hàlons-nous de dire quelques mots sur l’anatomie chirurgicale des artères.

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