ART. IX. ARTÈRE ILIAQUE INTERNE
I. Anatomie chirurgicale. — Destine à la distribution du sang aux oranes contenus daus le bassin et aux inscies situés au dehors, l’artère hvpoastrique naît de l'iliaque primitive et î dirige d’abord obliquement en bas t en avant , puis s’enfonce verlicaleîent dans le bassin , au-devant de la ymphyse sacro-iliaque jusque vers la artie supérieure de la grande échanrure ischiatique, où elle se divise en eux troncs principaux , qui fournissent leur tour neuf subdivisions. Séparée .e l’articulation et du psoas par les veiics iliaque externe et hypogastrique , lie n’est unie au péritoine en dedans [ue par un tissu cellulaire fort lâche et acile à déchirer. L’uretcre passe un >eu au-dessus et en avant d’elle. Sa ongueur n’est que de 1 pouce et demi i 2 pouces (5 à G centimètres) jusqu’à ;a division principale : ainsi la ligature, luoique placée le plus bas possible , sera encore très-rapprochée de sa naissance; aussi celle proximité et la possibilité de voir naître l’iléo-lombairc plus haut qu’à l’ordinaire enlèvent-elles a 1 opération , par la crainte d’hémorrhagie consécutive , toute la sécurité
OPÉRATOIRE. Dilf
que le chirurgien aurait puisée dans la certitude que la ligature ne peut causer la gangrène. La simple énumération des artères qui en naissent, leurs anastomoses multipliées avec celles du cote opposé , les branches de l’artère fémorale, de la sacrée moyenne, etc. , suffit en effet pour bannir toute crainte à cet égard.
II. Son peu d’étendue ne permet guère aux anévrismes spontanés de s’y développer, et sa profondeur et son calibre sont tels que le chirurgien arrive presque toujours trop tard pour remédier aux hémorrhagies causées par une lésion traumatique ; aussi la ligature de l’iliaque interne est-elle plutôt dirigée contre les affections de ses branches, et principalement de la fessière , que pour ses propres lésions. — Pratiquée avec succès par Slevens, en 1812, pour un anévrisme de l’artère ischiatique, plus tard par MM. P. White et Molt , celte opération a échoué entre les mains de M. Atkinson en 1817. Diverses hémorrhagies et une suppuration abondante ont amené la mort du malade le vingtet-unième jour.
III. Procédés opératoires. — Les procédés de MM. A. Cooper et Abernethy , pour la ligature de l’iliaque externe, ont servi de modèles à ceux de Stevens et de P. White pour celle de l’hypogastrique.
A. Procédé Stevens. — M. Stevens fait une incision de 5 pouces (15 centimètres) en dehors et dans la direction de l’artère épigastrique , divise les téguments, les aponévroses et les muscles, décolle le péritoine en le refoulant en dedans, et arrive ainsi sur l’iliaque primitive et l’origine de l’iliaque interne. Le doigt indicateur L i sert de sonde pour l’isolement du vaisseau , et de guide pour le placement du lil à un demi- pouce (1 centimètre et demi) de son origine.
B. Procédé White. — M. P. White fait une incision courbe à convexité externe, longue de 7 pouces (21 centimètres) , qui commence à la hauteur de l’ombilic, à 2 pouces plus en dehors, et qui se termine dans le voisinage de l’anneau inguinal. Après avoir divisé les enveloppes extérieures de l’abdomen, il opère le décollement du péritoine de dehors en dedans et arrive sur l’artère, qu’il lie à 1 pouce (3 centimètres) environ de son origine.
Quel que soit le procédé qu’on adopte
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pour l’incision des enveloppes antérieures de l’abdomen, il importe d’apporter une attention extrême au décollement du péritoine et à la séparation de l’artère des énormes veines qu’elle cache en partie. En repoussant l'iliaque externe et l’interne vers le centre du bassin, l'opérateur évitera avec soin les tiraillements trop brusques qui pourraient déterminer la rupture de l’ilio-lombaire.