ART. VI. ARTÈRES THYROÏDIENNES
Au nombre de quatre , deux de chaque côté : une supérieure , fournie par a carotide externe ; une inférieure, par a sous-clavière ; les thyroïdiennes conrergent vers les angles du corps thyoïde pour s’y distribuer en s’anastonosant souvent entre elles. La ligature le ces vaisseaux a été appliquée pluôt pour combattre les affections de la glande d’où ces artères tirent leur nom [ue pour combattre des lésions qui leur pnt propres.
Thyroïdienne supérieure. — Recourerte a son origine seulement par la •eau, le peaucier et le fascia cervicalis, :11e naît au niveau de la grande corne le l’hyoïde et se porte obliquement en tas pour gagner sa destination. Une in- :ision de 2 pouces , parallèle au bord intérieur du muscle sterno-mastoïdien , itdont le milieu correspondrait à l’ex- ;rémité de l’os de la langue , doit être ’aite à la région moyenne et latérale du :ou; pendant que les doigts de la main fauche écartent en dehors le muscle sa- :ellite des carotides , un aide dévie lé-, fèremenl en dedans la saillie du larynx,' ;t les vaisseaux du cou paraissent au fond de la plaie; le bec de la sonde léchire les lamelles qui les unissent, et l’artère thyroïdienne se présente entre eux et la masse correspondante du corps thyroïde.
Thyroïdienne inférieure. — Située tres-profondément à son origine derrière
le muscle sterno-thyroïdien , et en dehors des vaisseaux du cou dans sa portion ascendante; variable selon les sujets, cette artère se réfléchit ensuite en dedans, passe ensuite sous la jugulaire, la carotide, les nerfs pneumo-gastriques et grands sympathiques, en les embrassant dans sa courbure. L’incision devra donc être faite comme pour lier la carotide au bas du cou, c’est-à-dire qu’on ira chercher le vaisseau entre la région laryngo-trachéale, qu’on dirigera en dedans , et les vaisseaux carotidiens , qu’on maintiendra en dehors avec les doigts d’un aide. Dans le cas où la ligature serait faite tout près de la glande , il faudrait éviter soigneusement le nerf récurrent.