‹ Encyclopédie des sciences médicales (volume 3)Chapitre 430 sur 656 · ART. IX. — ARTERE ISNOMINEE · texte numérisé non relu

ART. IX. — ARTERE ISNOMINEE

Anatomie chirurgicale. — Etendue obliquement de gauche à droite depuû la crosse de l’aorte , dont elle semble continuer la portion ascendante , jusqu’au niveau de l’échancrure supérieure du sternum , qu’elle déborde quelquefois, l’artère brachio-céphalique est presque aussi inaccessible à la main du chirurgien qu’aux instruments tranchants. Abritée en avant par le sternum , en arrière par la colonne vertébrale, sur les côtés par les parois convexes du thorax, elle échappe de tout côté à l’idée de la saisir ailleurs que vers son extrémité supérieure : là, elle est croisée en avant par le tronc veineux brachio-céphalique gauche, côtoyée à droite par la veine cave supé-i rieure , en dedans et en arrière par h trachée. Par l’abaûssement de la péu trine et le renversement de la tête (* arriére , elle correspond au creux s*M sternal , au chef interne du sleru*< mastoïdien, à un plexus nerveux et à>* peau.

Manuel opératoire. Procédé orw* narre. — Placé comme pour la ligat**< de la carotide primitive droite, le (F’1 lade renverse un peu sa tête en arnfj»* Le chirurgien fait une première in°* sion de 2 pouces d'étendue , en suivs* le bord antérieur du stcmo-mastoïdif^ droit jusqu'au sternum; il en con®v?j une deuxième, transversale , étendu* I l’exlrémité inférieure de fa premi* I jusque vers le bord externe du stert*** mastoïdien ; purs il exinpe ce muscle $

!« sonde cannelée , rejette en haut et I dehors le lambeau , et la partie i®** i

DE MÉDECINE OPERATOIRE.

rieure des vaisseaux du cou et du bras se présente à découvert : il est dès lors Facile d’arriver sur le tronc cherché en suivant en bas l’artère carotide. Le loigt , glissé d’abord entre la veine ious-clavière gauche et l’artère, se porte 1 droite, se recourbe en tenant la veine ;ave supérieure et reçoit le bout recourbé d’une sonde cannelée, que l’on pousse de gauche à droite.

Procède de M. King. — Le chirurgien, placé à la gauche du malade, fait me incision sur le bord antérieur du iterno-mastoïdien gauche , étendue depuis l’angle supérieur droit du sternum usqu’à 3 pouces plus haut, en suivant parallèlement les fibres du muscle. Après ivoir divisé la peau , le tissu cellulaire et le fascia superficiel, il isole, avec le loigt ou la sonde , les muscles sternolyoïdien et thyroïdien de la trachéeirtère. Le reste de l’opération est exécuté comme plus haut.

Après la ligature de ce tronc volunineux, le sang est ramené dans le bras et la tête par les anastomoses des thyroïdiennes entre elles , des temporales , les deux vertébrales , qui ramènent de mite un jet volumineux dans l’artère ious-clavière droite. Les malades de WM. Mott et Græfe sont morts , le prenier le vingt-sixième jour elle second e cinquante-huitième jour, avec des •ymptômes tout à fait étrangers à la li-

galure et sans avoir jamais présenté la moindre apparence de mortification. La gravité de cette opération semble donc tenir plutôt à la position profonde du vaisseau dans le voisinage du cœur et des cavités pleurales qu’à l’ulcération de l’artère , l’inflammation de l’aorte , du cœur, etc.

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