‹ Encyclopédie des sciences médicales (volume 3)Chapitre 443 sur 656 · TRÉPANATION DU RACHIS · texte numérisé non relu

TRÉPANATION DU RACHIS

Vigarous , dans le courant du siècle dernier, avait songé à pratiquer la trépanation de la colonne vertébrale, pour remédier à quelques accidents graves de cette région. On conçoit, en effet, que la curie, la nécrose mais surtout les fractures de cette tige osseuse peuvent agir sur le cordon nerveux important qu’elle renferme de manière à le comprimer ou à altérer ses fonctions au point de faire craindre une mort prochaine , sinon immédiate, et dès lors rien au premier abord ne semble plus nalurel que des hommes de l’art aient songé à y remédier par la perforation.

Toutefois , les quelques exemples qu’on en possède ne sont guère de nature à encourager les praticiens ; Tyrell , en effet , l’a appliquée sur la onzième vertèbre dorsale, mais le blessé, qui d’abord avait paru s’en bien trouver , n’en succomba pas moins le quinzième jour; MM. Cline et Barton n’avaient pas été plus heureux; aussi croyons-nous qu’il vaut mieux en pareille circonstance avoir recours à la résection comme à la suite des plaies par armes à feu compli* quées de fractures vertébrales et de la présence de corps étrangers , ou bien encore dans les cas de compression de la moelle par d’autres corps étrangers quels qu’ils soient ! ! !

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