‹ Encyclopédie des sciences médicales (volume 3)Chapitre 446 sur 656 · OS DE LÀ JAMBE · texte numérisé non relu

OS DE LÀ JAMBE

Tibia.

La trépanation du tibia , beaucoup plus souvent exécutée qu’aucune autre des extrémités inférieures, l’a été quelquefois pour des nécroses de cet organe, ainsi qu’il est arrivé à Scultet , à Cullerier, à leu M. Champion de Bar-le-Duc, à M. Jobert; et dans les cas dont nous venons de parler ces praticiens se sont vus dans la nécessité d’appliquer en même temps plusieurs couronnes. Ainsi, à en croire Scultet, il lut obligé d’en appliquer trois, Champion trois aussi, Jobert une fois quatre et une autre fois sept. — Brodie , Boyer, Murait, Meckreu, J.-L. Petit, Faure, Velpeau ont eu recours aussi à la trépanation du tibia , mais pour des abcès développés dans l’épaisseur des os ou dans le canal médullaire. Michel s’en est également servi pour une carie ancienne, V. D.

Wicl l’a mise en usage pour un épanchement de sang à l’intérieur du canal, et nous-même l’avons vu employer pour uue contusion de la jambe. Au ti-

bia, du reste, plus que partout ailleurs, il peut être utile de pratiquer plusieurs incisions , afin de mettre mieux à nu les surfaces osseuses et d’appliquer ensuite plusieurs couronnes. — Quelquefois même il convient, dans les cas de nécrose très-étendue , de placer d’abord une couronne sur le point fisluleux le plus élevé. Cela nous paraît utile , surtout alors que le trépan doit être appliqué pour ainsi dire en guise de scie ou d’ostéotome. Enfin, dans le cas où le séquestre: est très-étendu , on peut, au lieu de multiplier les couronnes et d’eu appliquer sept comme M. Jobert, on peut, avec un trait de scie eu crête de coq portée de L’extérieur à l’intérieur, essayer d’enlever le pont qui existe entre les premières couronnes ; ou bien faire usage , dans la même intention, ou d’une scie articulée conduite du canal osseux au dehors, ou de scies à molette concaves, ou enfin de la gouge ou du ciseau. — Nous terminerons, du reste, ce que nous avions à dire sur la trépanation du tibia par un passage remarquable qui se trouve sur eette matière dans les OEuvres de Pouteau.

« Quand il y a ébranlement par contusion des os avec épanchement et accidents sérieux , le trépan est le seul moyen de donner issue à la cause de ces accidents. J’ai fait deux fois celte application avec le plus grand succès.

Dans le premier cas, la surface antérieure du tibia était assez compacte , quoique tuméfiée -, dans l’autre, je la trouvai vermoulue , quoique les téguments parussent sains. J’emportai avec la rugine celle vermoulure, et j’eu desséchai les restes par le moyen du cautère actuel; mais, voyant que le fer n’avait en aucune façou allégé les douleurs, dès le lendemain j’appliquais une large couronne de trépan , et cette opération enleva aussitôt les douleurs. Chez l’un et l’autre malade, la guérison ne se fit pas attendre. »

Péroné.

Parlerons-uous de la trépanation du péroné ? Eh pourquoi no», dirout peutêtre quelques praticiens, puisque cet os acquiert quelquefois le double ou le triple de son volume, ainsi que cela a lieu dans les nécroses invaginées . Eli • qu'importe ! ne peul-ou pas s en rendre maître alors même avec les instruments nouveaux dout Ja chirurgie s est euri

DE MÉDECINE OPERATOIRE.

chie ! Toutefois , comme il serait possible que l’opérateur se trouvât, dans certains cas de caries profondes et très-circonscrites de la malléole externe, obligé d’y avoir recours, nous nous faisons un devoir de lu mentionner.

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