OS DE LA ÇÜISSE
Fémur.
D’un volume plus considérable que tous les os dont nous venons de parler, le fémur peut être atteint de nécrose dans sa partie centrale et, pour peu que les ouvertures fistuleuses de la nouvelle gaine ne permettent point aux scies à molettes d’y pénétrer pour les agrandir, l'application d’une ou de plusieurs couronnes de trépan peut être alors d'un grand secours ainsi que l’attestent quelques faits publiés par les hommes de l’art.
. MANCEL OPERATOIRE.
L’opérateur commence d’abord par mettre à nu les surfaces osseuses sur lesquelles il veut trépaner et, à cet effet, il taille un lambeau dont la forme varie suivant le membre sur lequeHl opère, mais qu’il lâche autant que possible de rendre semi- lunaire ; puis il place, à la cuisse, par exemple, le trépan à deux centimètres au-dessous ou au-dessus de I !unc des. principales Assures osseuses, de façon à pénétrer do us d a gaine où est,r.enfermé le séquestre ou la collection purulente. — C’est ainsi que nous avons agi, du reste, sur une femme maure âgée de quarante ans ,, atteinte d’une nécrose , et nous n’avons, eu qu’à nous en louer. M. Lynn (l ) a, du reste, publié l’observation d’un homme sur lequel il pratiqua, à neuf centimètres au-dessous du grand trochanter, une couronne de trépan pc-ur un abcès du canal médullaire. Dans l’exemple qui nous est propre,.le séquestre avait une telle étendue que nous fûmes obligé d’appliquer trois i couronnés et de nous servir de la gouge i et du- ciseau pour enlever les saillies ' qui mettaient obstacle à sa sortie. Bien i entendu que si pareille chose se rencon- ; trait, l'opérateur ne devrait pas hésiter à: en agir ainsi et à se servir, au besoin, de l’ostéotribe de Dupuylren.
(1) Gaz. méd. de Paris, p. 778. 1838.