‹ Encyclopédie des sciences médicales (volume 3)Chapitre 448 sur 656 · OS DU BASSIN · texte numérisé non relu

OS DU BASSIN

Les os du bassin ont aussi été trépanés-, du moins si l’on en croit Sprengel et Boucher. Suivant le premier en effet , Bilgues aurait appliqué une couronne de trépan sur la pointe du sacrum ou sur le coccyx et aurait guéri de la sorte un individu chez lequel il existait un abcès dans l’excavation pelvienne.

A Dieu ne plaise que nous mettions en doute le fait rapporté par l’auteur de. l’Histoire de la médecine j seulement,, nous nous permettrons de faire remarquer que si jamais pareil cas se présentait de nouveau , l’opérateur, au lieu de songer à la perforation du coccyx , devrait se borner à vider ce fourreau à l’aide d’une ponction ou d’une incision faite avec le bistouri et pratiquée de bas en haut, d’avant en arrière et de dehors en dedans , sur l’un des côtés de la pointe de l’os.

Pour l’os des iles, au contraire, on conçoit jusqu’à un certain point la nécessité de la trépanation , surtout pour les cas où, comme dans celui observé par Boucher, il existe du pus à l’intérieur du bassin. Une couronne de trépan appliquée alors sur l’os des iles et perforant ce dernier sur la fosse iliaque externe peut permettre à l’opérateur de donner issue à la collection purulente. — Lorsqu’au lieu d’un abcès il existe une nécrose qui se trouve , comme chez la malade dont parle Leaülté , prisonnière entre les deux lames du tissu nouveau, une ou plusieurs couronnes de trépan pourraient alors être d’un grand secours. Seulement iî importerait auparavant de s’assurer (le la mobilité du’ séquestre à l’aide d’un stylet.

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